16/07/2012

La première guerre mondiale, 100 ans déjà

Cent ans déjà que commença cette première guerre mondiale, celle que l’histoire appela La Grande Guerre ! 1914-1918.

L’histoire retrace, à l’échelle de notre pays, le triste déroulement des faits, un conflit qu’elle découpe en faits de guerre : invasion, défense, retraite, le front de l’Yser et enfin l’offensive finale victorieuse. Certes en  brassant une multitude de documents, de faits et de vies d’hommes pris dans la tourmente . 

Pour l’histoire, la grande Histoire, celle que l’on écrit avec un H, ce premier affrontement a marqué effroyablement  notre pays, sa population, son armée et a détruit son économie.

Mais qu’en est-il au niveau d’un village ? Comment une entité rurale de l’époque a-t-elle traversé cette calamité ?

Combien de victimes, tant civiles que militaires ? Qui sont ses prisonniers, ses déportés ?

La guerre 14-18 a-t-elle laissé des stigmates dans le vécu des familles ? A-t-on gardé en mémoire ce lointain parent  mort au champs d’honneur, se souvient-on de ces gens dont le nom est  gravé dans la pierre du monument aux morts ? Sait-on qu'un des siens a été déporté en Allemagne?

Autant de questions auxquelles l’Histoire ne peut répondre. Que représente une si petite communauté dans une conflagration mondiale ?

Par le biais de vieilles photos extraites d’albums oubliés dans le fond d’un tiroir, de documents découverts par hasard dans une boîte de fer blanc rouillant dans le grenier et d’archives, nous allons tenter de faire revivre un peu du passé de cette population. Celle de l’entité de Profondeville alors constituée de six petits villages : Arbre, Bois-de-Villers, Lesve, Lustin, Profondeville et Rivière.


 

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Les civils

Cette maman de Bois-de-Villers qui pose devant les portraits de ces deux garçons, sait-elle à ce moment que l’un est mort au front et que l’autre est prisonnier en Allemagne? Des photos d' hommes, femmes et enfants des différents villages qui vivront quatre longues années d’angoisse, de peur, de faim et de froid. De quoi marquer les esprits ! Et enfin cette famille de Lesve qui pose pour la photo que l’on enverra  à un parent déporté….

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Les militaires

Ils seront plus de 400 mobilisés sous les drapeaux en août 1914. Combien laissent une épouse et des enfants sur le quai de gare…, combien de mères viendront accompagner le fils jusqu’aux wagons.Il y aura les jeunes qui s’engageront, les volontaires de guerre, à peine âgés de plus de 16 ans, l’âge légal en ces circonstances. Des plus âgés qui sentiront naître en eux un élan patriotique. De tous ces hommes appelés à défendre le pays, plusieurs mourront au champ d’honneur, beaucoup reviendront blessés ou malades, certains finiront la guerre dans les camps allemands les plus heureux ou chanceux, ceux à qui la chance a souri, reviendront, certes marqués de ce qu’ils ont vu, mais sains et saufs.

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Les déportés pour le travail obligatoire

 

Il y a également ces déportés de tous les âges, Ce jeune homme a 17 ans à peine. Il reviendra avec une santé fortement altérée et tous les autres qui racontent leurs malheurs dans des courriers qui ne laissent planer aucun doute quant à leurs conditions de vie, du travail éreintant pour une nourriture insuffisante et même parfois immangeable. Et puis, il y a ceux qui ne veulent pas inquiéter leur proches et qui leur cachent la vérité en envoyant des photos quelque peu surréalistes.

 

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Le front sur l'Yser durant l'hiver 1916-1917.

Une photo prise par un de nos anciens qui a fixé une quantité de moments sur le papier.

Grâce à son album, nous revivrons, du moins en pensée, ces quatre années de guerre.

 

 

 

 

Nous allons voir cela plus en détails au fil des pages…

 

 

 

 

 

 

 

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