24/10/2016

Albert Massaux, de Lustin, aviateur en 1914, abattu en France.

Né en janvier 1892, Albert s'engage comme volontaire de carrière au 7ème régiment de ligne. De l'infanterie! Rien à voir avec l'aviation! Sa famille habite à Lustin, une maman veuve, un frère (qui sera déporté en 1916) et une jeune soeur. De soldat, il passe caporal, sergent puis, intégrant un régiment d'artillerie de forteresse de Liège, devient  maréchal des logis. En 1913, il demande sa mutation pour l'école d'aviation de Braschaat et le 12 mars 1914, il est attaché à une compagnie d'aviation. La guerre éclate, il assure des missions au-dessus de la position de Liège et ses renseignements permettent à l'artillerie de contrebattre l'ennemi. Avec son escadrille, il se replie sur Namur puis vers la France. Il est abattu au-dessus de la forêt de Mormal, près de Maubeuge. Capturé, mais sain et sauf, il est envoyé en Allemagne d'où il tente de s'évader...

Il ne sera rapatrié en 1919. Il confirme son engagement comme lieutenant aviateur et devient commandant d'un aérodrome militaire en Allemagne occupée. 

Le combat d'un aviateur.

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Le parcours militaire d'Albert Massaux depuis le 1er août 1914 jusqu'au 31 janvier 1919.

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Le 1er août 1914, il est à Brasschaet avec son escadrille et dès le 3,   il est désigné pour la défense de la position fortifiée de Liège. Il y effectuera des missions de reconnaissances au-dessus des lignes ennemies.

Déjà le parcours entre Anvers et Liège semble être à lui seul une épopée. Il faut reconnaître qu'à l'époque les avions ne sont pas munis de moyens techniques forts développés. Le pilote se guide à l'aide de cartes et d'une boussole...

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Albert Masaux, jeune pilote en 1914.

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"Avec une belle audace..." notre concitoyen survole les lignes ennemies et son travail semble reconnu vu la qualité des informations transmises au QG.

 

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Le lieutenant Daumerie qui l'accompagne dans toutes ses missions. 

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Le 6 août, il est envoyé vers Namur et survolant les lignes de défenses belges, il essuie quelques tirs "amis" . Les artilleurs et fantassins belges l'ont-ils confondu avec un avion ennemi? Il atterrit sain et sauf à Belgrade.

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Suite à la chute de Liège, il fait partie de l'escadrille défendant la position de Namur. Il ne cesse de se faire remarquer par courage pendant la période précédent l'attaque de la position.

Il est cité deux fois:

1) pour son adresse, sa témérité et son sang-froid au cours de multiples reconnaissances exécutées au-dessus des zones occupées par l'ennemi

2) par son audace dans les expéditions volontaires en automobiles armée sur routes au cours desquelles il capture un prisonnier, des chevaux et du butin. 

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Un avion FARMAN comme celui piloté par A. Massaux. Devant, l'observateur, à l'arrière, le pilote. 

Le 16 août, l’escadrille reçoit l'appui de trois appareils français. Des Caudrons. malheureusement, 

"le 16 août, un détachement composé de trois REP type K est envoyé à Namur sous les ordres du capitaine Capitrel. Un appareil se brise à l'atterrissage à Mettet. Les deux encore valides arrivent à destination le lendemain, mais le maréchal des logis Henriot brise son avion en le posant. L'unique exemplaire effectue deux reconnaissances, le 18, confirmant que dans la  matinée, le front Meeffe, Avesnes, Hanut est atteint par les troupes allemandes au nord-est de Namur"

Les aviateurs français "rescapés" sont invités par leurs homologues belges au café des Flandres devant la gare. 

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La position de Namur est menacée. Les avions sont mis en arrière sur des terrains situés à Saint-Gérard. Mais la chute de Namur est proche, les avions reçoivent l'ordre de se replier. certains partiront vers la France. Albert Massaux et son observateur A. Daumerie sont parmi ceux-là.

Leur avion sera abattu par les troupes allemandes au-dessus de la forêt de Mormal. 

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On le voit à la lecture de ce document... s'assurer de la bonne direction n'est pas chose facile à l'époque. Il faut descendre à basse altitude  afin de se situer sur les cartes....

On nous embarque vers l'Allemagne!

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 Le lieutenant Albert Massaux est capturé. Il rejoindra un camp en Allemagne mais malgré sa situation, il ne s'avoue pas vaincu et tentera plusieurs évasions.

De nombreuses tentatives d'évasion

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Nous reproduisons textuellement les différents documents afin de rester fidèle au témoignage du lieutenant Albert Massaux.. Le style particulier du témoin traduit bien son caractère volontaire et sa détermination.

"J'ai participé à de nombreuses tentatives d'évasion dont je ne retiens que celles qui m'ont permis de sortir de camps, à savoir du camp de Burg (près de Magdebourg) en 1915, arrêté à Bellevaux à environ à 12 km de Malmédy, celle du camp de Furstenberg (100 km au nord de Berlin) arrêté à Coesfeld à environ 12 km de la frontière hollandaise et celle du camp de Strassburg en Prusse orientale (frontière avec la Pologne à hauteur de Koenisberg) arrêté à Hanovre. Ces tentatives d'évasion m'ont valu de nombreux mois de prison et conseils de guerre (Altena et Neu Strelitz). J'ai séjourné notamment dans les prisons et cachots de Magdebourg, Marmedy (Malmédy) Aix-la-Chapelle, Burg (près de Magdebourg), Furstenberg, Coesfeld, Berlin, Hanovre, Augustabad, Altona et Neu Strelitz".

Une liste de 18 camps!

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Évasion du camp de Burg, le 13 août 1915

But: arriver à Stavelot où mon oncle m'attendait pour me faire passer en Hollande

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Habits de femmes et perruques étaient nécessaires pour les rôles féminins dans les pièces de théâtre interprétées  par les prisonniers.

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Voyage en chemin de fer. Arrivé à Euschkirchen, au sud de Cologne, le 14 août à 13 heures. Voyage à pied de Euschkirchen à Gemund où je suis arrivé le 14 vers 8 heures du soir. Pluie continuelle. Nuit du 14 au 15 passée dans un champ de blé sous quelques gerbes de paille. Nuit blanche par suite du mauvais temps. Dès la pointe du jour, je me dirige vers la frontière que je compte franchir la nuit entre Malmédy et Saint-Vith. traversée de l’Eiffel assez pénible (pluie et mauvais état de mes petits souliers de femme). A quelques kilomètres de la frontière ,une gamine me renseigne en wallon liégeois que je suis à Belvaux, village frontière situé à une lieue de Stavelot. J'atteins la frontière formée par l'Emblève et me cache derrière une haie où un douanier et un sous-officier viennent me surprendre et m'arrêter. Conduit au poste le feldwebel Moesterd me fait fouiller par les hommes de garde et consigne dans son rapport que je suis vraisemblablement un espion. (Motif, deux avions français ont survolé l’Eiffel pendant que je le traversais) et mon accoutrement féminin qu'ils découvrent dans mon sac. A 10 h. du soir  un sous-officier et 3 hommes me conduisent à la prison de Malmédy. A la faveur de la nuit très obscure, je cherche à me sauver. Cela me vaut un violent coup de crosse dans le dos et des menaces d'être fusillé sur place à la première tentative. A midi, le sous-officier me remet entre les mains du commandant de la place de Malmédy qui me considère immédiatement comme un espion et me reçoit comme un chien attendu que j'ai été cause de son dérangement alors qu'il fêtait le 15 août. Vers 1 heure du matin, il m'accompagne ainsi que plusieurs sous-officiers pris de boisson. le geôlier après quelques ordres énergiques de son chef me fit entrer dans une cellule où tous s'amusèrent beaucoup à la nouvelle fouille que cette brute me fit subir malgré mes protestations. je fus déshabillé tout nu. la fatigue, et le froid et la douleurs de mes pieds en sang me rendirent malade, ce qui détermina l'officier à me faire mettre en cellule et au secret. le médecin que j'avais réclamé dès mon arrivée me fut envoyé le lendemain vers 10 heures. Il me recommanda le le calme le plus absolu et me défendit de me lever. le soir, l’officier refusa de me garder plus longtemps et en dépit de l'avis du docteur, il me transféra à la prison d'Aix-la-Chapelle où je restai deux jours. Finalement, je fus ramené à la prison de Burg. Après 19 jours de cellule comme espion, le commandant du camp, sous les instances du docteur de la prison, me fit savoir que l'accusation d'espionnage était levée mais qu'il me restait encore 6 jours de prison à purger pour évasion".

Mais... "Après ma rentrée au camp, (mon évasion était la première couronnée de succès de ce camp ce qui explique la fureur du commandant Chesmar (appelé Fantasio) fantasio, spirou, bande dessinées, journal satirique, illustration de guerre, satirique, dont la réputation est connue de la plupart des P.G. et pour m'enlever toute envie de recommencer, il employa de nombreux moyens d'intimidation. C'est ainsi qu'il m'annonça que le vieux major Bonsir et tous les officiers belges du camp allaient me rejoindre sous peu en cellule si je m'obstinais  à ne donner aucun détail sur mon évasion et sur la provenance des effets de femme que j'avais emportés. Je refusai de dire le moindre mots", je fus dirigé vers le camp de représailles de Halle sur Saale.

Il existait un journal satirique dont le titre et le personnage principal s'appelaient FANTASIO; Ce surnom donné au chef du camp, (pour sa silhouette?) devait être l’œuvre des prisonniers français.

Le témoignage d'un officier

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Ses commentaires

" Imberbe et de taille moyenne, il résolut de tenter son évasion au moyen d'un déguisement féminin...

il serait fort long de raconter les détails compliqués de la confection de ce déguisement...

Il fallait tout tirer des ressources des prisonniers...

Toute faute à ce moment est mortelle car les sentinelles placées à l'extérieur ont ordre de faire feu sans avertissement....

à l'appel du soir, un mannequin dans le lit représente le lieutenant Massaux souffrant et couché, ce n'est qu'à l'appel du matin que l'alarme fut donnée..."

 Le lieutenant Albert Massaux  trouvera dans le chef du lieutenant Legros, un compagnon d'évasion. Ils travailleront de pair pour la préparation de leur fuite.

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 " Les efforts constants des lieutenants aviateurs Massaux et Legros... ils étaient en cellule pour une tentative d'évasion échouée ... ils avaient organisé une véritable officine où se retrouvaient et travaillaient ceux qui se préoccupaient d'évasion. Ils y avaient accumulé des documentations et des moyens tels qu'il était impossible de songer à sortir de captivité sans s'adresser à leur concours et leur expérience... en 1917, ils poursuivaient toujours le même but...".

Évasion du camp de Furstenberg, le 13 juin 1916 (100 km au nord de Berlin)

En compagnie du lieutenant Legros, but: franchir la frontière hollandaise à hauteur de Coesfeld. Sortie en civil en trompant la surveillance des sentinelles.

Marche pendant une partie de la nuit pour aller nous embarquer à Neustrelitz situé à 30 km du camp. En vue de cette petite ville, nous avons pris quelques heures de repos en nous cachant dans un buisson. Une pluie battante nous transperça complètement . mon camarade Legros prit froid ayant garder ses vêtements détrempés. je pris des coupons pour deux à destination de Berlin. Legros avait pour consigne de me suivre sans jamais m'adresser la parole.

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à gauche de la carte postale, le magasin en 1912.

et j'y achète sans grande difficulté cols, cravates, casquettes et quelques biscuits secs ainsi qu'une gourde, un sac et deux boussoles. Après avoir réparé le désordre de notre équipement  dans un lavatory, nous nous embarquons le soir à 9h27 pour Dortmund. je prends à cet effet 2 tickets et nous débarquons vers 5 h du matin. A une heure aussi indue, nous nous empressons de sortir de la ville afin de ne pas attirer l'attention. Sous la pluie, nous battons la campagne jusque 10 heures du matin, heure du train vers Coesfeld. Arrivée à Coesfeld vers 12 heures. Vu la proximité de la frontière, nous nous dirigeons vers la frontière sous les bois. A mi-chemin, nous sommes surpris par  un poste très vigilant sans doute parce que la veille ayant tué deux évadés anglais. Sous bonne escorte, on nous ramène à Coesfeld où l'on nous incarcère jusqu'au soir. A 8 heures du soir,, des gendarmes nous conduisent au camp de Dulmen où l'on nous met en cellule jusqu'à l'arrivée des soldats du camp que nous avons fuit. Trois jours après, nous réintégrons le camp de Furstenberg.

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(suite du document) ... jour de ma cellule et l'ouverture d'un vasistas. En prévision du conseil de guerre, je fus dirigé vers le camp d'Augustabad où l'on me garda en prison préventive et au secret pendant plus de trois mois. Mon camarade Legros vint m'y rejoindre dans le courant de juillet. le 25 septembre, le conseil de guerre nous acquitte.

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Ils sont acquittés malgré deux appels des autorités allemandes.

 Notre concitoyens comme tous les prisonniers reçoit des colis. Il en reçoit un de l’Évêque de Namur. Comme tous les bénéficiaires, il remplit la carte de remerciement.

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 Augustabad le 22 mars 1917

Monseigneur,

je vous remercie très cordialement de l'envoi que vous m'avez fait en février dernier. Ce colis m'a été remis au complet le 20 courant 

Albert Massaux prépare de nouveau une sortie....

 

 

Tous les moyens sont bons et son imagination débordante lui est d'un grand secours. Cette fois, il profitera ....

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En chargeant du bois dans un wagon, une occasion se présente. Il en profite nos sans l'aide des ces camarades.

 De nouveau un 13! Serait-il superstitieux?

 

 

 

 

 

 

 

 Évasion du camp de Strassburg (à la frontière polonaise)  le 13 février 1918

 But: Passer la frontière hollandaise au nord d'Aix-la-Chapelle

"Caché par les camarade sous un tas de bois qui se trouvait dans un hangar. La nuit venue, je coupai avec des tenailles les fils barbelés puis, escaladant le mur d'enceinte entre deux sentinelles, je pris le train à 19 heures à la gare de Stassburg et rejoignis la grande ligne à Deutch-Eylau non loin de Koenigsberg. par suite de l’encombrement des trains le garde me plaça dans un wagon uniquement rempli de soldats allemands rentrant du front russe (en permission) . Ce voyage de nuit fut excessivement pénible. Durant 9 heures, je simulai une extrême fatigue et fis semblant de dormir, la casquette sur les yeux. J'arrivai à à Berlin vers 6 heures du matin et je pris le "DZUG" ? pour Cologne à v8 heures. A midi, visite du train par un policier civil. les faux papiers que je lui montrai n'ayant plus cours, il m'invita à descendre avec lui à Hanovre. Un sous-officier lui prêta main forte. il me remit entre les mains de la police comme civil voyageant avec de faux papiers. Le directeur de la prison se renseigna par télégraphe si les renseignements que j'avais donnés étaient exacts. Le lendemain les télégrammes de répinse l'informaient qu'ils étaient faux"

Le nom d'emprunt de Rettig fut la source de ses soucis car ce monsieur  Rettig "avait passé la nuit du 13 au 14 mai à Berlin , Friedrickstrasse 13, et que ce même monsieur, voyageur en produits pharmaceutiques avait sa maison à Eischweller, Dürenersstrasse 1.

Devant l’impossibilité de sortir de cette immense prison et le régime particulier qui m'était fait pour mes fausses déclarations, je déclinai mon nom et mon grade d'officier évadé de Strasbourg. je fus dirigé aussitôt vaers la prison militaire où je dus partager le régime des soldats allemands punis d'arrêt sévères. pendant 10 jours, passé dans ce bagne, 3 soldats allemands eurent des crises de folie. je vécus de pain pendant les deux premiers jours et je dus me contenter du menu suivant; une tasse de café noir le matin, un bol de soupe grasse à midi, un bol de soupe claire ou une tasse de café le soir. Enfin je fus ramené au camp de Strassburg où je restai en prison 5 semaines jusqu'à mon envoi au camp de représailles de Bülow".

Un témoignage d'un officier prisonnier

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Voici donc la retranscription des récits des trois principales évasions de notre concitoyen Albert Massaux, celles qui lui ont permis de sortir du camp. D'autres plans furent élaborés mais les circonstances ne lui ont jamais permis de les réaliser.

Quelques extraits de ses rapports rédigés après la guerre.

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 Si les prisonniers étaient souvent contrôlés, il en va de même pour les inspections du camps par les autorités militaires allemandes. Sans cesse des visites étaient faites pour évaluer les mesures disciplinaires et l'état des clôtures du camp. Les officiers responsables d'un camp, les gardes et autres sentinelles pouvaient être punis pour manque de vigilance. D'où leurs sévérité!

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 Creuser des tunnels...

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 Le matériel d'incendie dans un camp, une "arme" contre les évasions par tunnel..

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 Des techniques de creusement qu'il fallait apprendre car le risque d'éboulement est énorme. de plus, la dispersion de la terre devait poser des problèmes...

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evasion, évadé, prisonniers évadé, Lustin, 1914 camp de prisonniere en Allemagne, garde, sentinelle, soldat russeUn prisonnier russe empêcha l'inondation d'un tunnel en perçant le tuyau de la lance d'incendie.

Prisonniers russes 

 

 

 

Les mesures de rétorsion prises à l'égard du fugitif....

 

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Si la plupart des prisonniers n'ont que deux ou trois fiches  rédigées par l'administration des camps de prisonniers et conservées par la Croix-Rouge à Genève, notre concitoyen en compte une bonne quinzaine. Il est vrai qu'il changea souvent de camp.... Nous en connaissons la raison.

Quelques fiches pour illustrer sa captivité mouvementée.

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  8ème de ligne de forteresse, défense de la position fortifiée de Namur, les forts de Namur, les forts de  Cognelée, Marchovelette, Sa fiche générale.

La fiche concernant son premier camp, on y retrouve le major Bonsir (commandant le 8ème de ligne de forteresse. Photo)  et le lieutenant D'Huart (celui qui fournira les cheveux de femme). Les Allemands menacèrent A. Massaux de condamner ces officiers s'il ne donnait pas d'informations sur son évasion.

Le major Bonsir. Par son attitude et ses ordres  il permit de juguler un début de panique de quelques hommes d'une compagnie de lignards de forteresse ébranlés par les bombardements de leur tranchée.

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Le dossier concernant les aviateurs R. Legros et A. Massaux qui se sont évadés ensemble.

 

 

 

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Une nouvelle fiche pour un transfert vers un autre camp.

Administrativement parlant, il occasionne même des soucis et un surplus de travail à l'administration des camps...

 

 

 

 

 

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De nouveau un transfert.

A son retour d'Allemagne, en dehors de ses missions, il s'adonne à une passion, le vol à voile, qui en est à ses débuts. Il devient même en 1926,  recordman du monde de durée de vol, un vol de plus de 10 heures.

En 1940, Albert Massaux fut de nouveau prisonnier et.....

Sources

CICR, archives des prisonniers de guerre, fichier.

L'ami de l'Ordre 5 et 8 août 1914

Dossier militaire du lieutenant Massaux, Not Evere. Nouvelle recherche, aviation.

Photos (pilotes français) de M. et Mme Delvigne de Profondeville et (avion Farman), Mme M.C. Deflandres de Lustin. C'est son papa qui est comme observateur.

Photos de A. Massaux et A. Daumemie dans Belgian Air Service in the first world war, de Walter Pieters.

pages 136-139 et 620

Revue d'histoire Icare, n°201 page 40, L’aéronautique de la 5ème armée en août et septembre 1914 Stéphane Nicolaou

Merci à Didier Lecocq et Claude Thollon-Pommerol pour leur aide efficace

http://aeroplanedetouraine.fr/                                                                   http://www.asoublies1418.fr/

  

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