29/11/2012

Jules, Victor, Louis, Célestin et Alphonse, internés en Hollande de 1914 à 1918

Internés en Hollande durant quatre ans, voilà le sort réservé aux soldats belges de la position d'Anvers qui, voulant échapper aux troupes allemandes, se sont, certains par inadvertance, d'autres volontairement, introduits dans le pays voisin. ils y sont restés quatre années dans des camps, n'ayant pas le statut de prisonniers de guerre mais bien d'internés. La différence est sensible pour ceux qui ont connu les camps allemands. "Ils sont bien portants, non blessés et très bien soignés" écrivent les journaux.


bl 04.jpgLe 6 octobre, plus exactement dans la nuit du 6 au 7 octobre, alors que les Allemands préparent une nouvelle offensive sur la ville d'Anvers, l'armée de campagne, laissant la défense de la position, aux seuls régiments de forteresse parvient à se replier au nez et à la barbe de l'ennemi. Il ne reste que plus ou moins 30.000 hommes sur place. Malheureusement, " s'estimant trahis et sacrifiés" disent les textes, ces hommes ne résistent guère et abandonnent la position lorsque la situation devient désespérée. Une partie de ces hommes sont capturés par l'assaillant mais les autres ont pu  échapper à l'emprisonnement. Bien que...

Si des unités parviennent encore, en évitant les avancées allemandes, à rejoindre  l'armée de campagne, ce ne fut pas le cas pour la grande majorité.

S'engageant le long de la frontière hollando-belge, la plupart pense, en longeant le front de mer, rejoindre notre armée.

La panique règne! La ligne frontière étant floue et les hommes ne disposant pas de cartes, beaucoup se sont aventurés, sans le savoir, sur le territoire hollandais. Mais la Hollande, ayant conservé sa neutralité, ne peut admettre de troupes étrangères sur son territoire. Qu'elles soient allemandes, anglaises ou belges!

Les Belges sont les plus nombreux, on parle de 28.000 hommes dispersés dans une douzaine de villes. Les conditions de leur captivité ne sont heureusement pas comparables à celles vécues par nos prisonniers en Allemagne.

bl 01.jpgIls se déplacent presqu'en toute liberté et leur famille peuvent leur rendre visite. Les officiers louent même des maisons et font venir leur famille.

Plusieurs de nos villageois sont parmi ces internés.

Jules Boreux et Victor Deville tous deux de Profondeville sont à Amersford, Louis Colet de Rivière et Célestin Marchal de Arbre sont à Haderwijck, Alphonse Ravet de Rivière est à Zest (Zwolle?). Nous n'avons pas encore retrouvé des listes pour les camps de Gaasterland, Leeuwarden ou Kampen.

 

 

 

Les premières listes sont publiées dans les journaux locaux à partir du 15 novembre.

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bl 06.jpgCeéestin Marchal du 3ème régiment de chasseurs à pied, interné jusqu'en janvier 1919


 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Louis Colet de Rivière a raconté les circonstances de son "internement".

 

Sources archives de famille et journaux locaux

15:55 | Lien permanent

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