04/04/2013

Emile, de Bois-de-Villers, "j'ai parlé avec le Roi lors de sa visite aux tranchées..."

Emile a vécu une campagne riche en péripéties. Ses chefs diront de lui: "Excellent sergent très brave et très courageux". Volontaire de guerre de la première heure, quoique âgé de 36 ans, il a demandé à faire partie des patrouilleurs régimentaires et a  participé à toutes les reconnaissances et les patrouilles faites en avant des lignes. Lors du raid du 28/29 octobre 1917, contre la minoterie de Dixmude, il s’est lancé bravement avec sa section à l’avant et "s’y est comporter de façon à rester un exemple dans la mémoire de ceux qui l’ont accompagné" disent les rapports.


00 deth.jpgCurieux parcours que celui de notre concitoyen.

Le 5 août 1914, il rejoint un régiment de volontaires. Les centres d’instruction  n'étant pas encore installés en France, il ne reçoit, comme tous les volontaires de cette époque, qu’une brève formation sur le terrain au 1er corps des volontaires jusqu’au 9 octobre.  Du 10 octobre jusqu’au 2 février 1918, il sert dans le 5èmerégiment de ligne. Il est blessé lors d’une reconnaissance en secteur ennemi. À son retour de l’hôpital, il suit une formation de chauffeur au centre d’instruction de Calais d’où il sort caporal chauffeur, le 8 septembre. À sa demande, il rejoint une unité du génie du 4ème DA et à l’armistice, il part en occupation en Allemagne où il est chauffeur au Quartier Général.

Quelques épisodes de sa vie militaire au front.

Au début de l’année 1915, ses chefs le nomment caporal à la cuisine de la 5èmecompagnie et quand sa Majesté le Roi vient visiter le secteur de Loo, « je me suis entretenu assez bien avec lui. J'ai été nommé sergent le 5 novembre 1915 et puis sergent fourrier le 25. Le 12 juin 1916, au moment de former les sections de patrouilleurs régimentaires au mois de juillet 17, j’ai demandé à faire partie de la section du 5ème » écrit-il dans le dossier qu'il constitue.

Ses chefs le nomment caporal aux cuisines du régiment. Au front, la nourriture est préparée sur des "roulantes" situées à l'arrière des lignes. Cette condition ne le satisfait pas et il demande une mutation lorsque la première occasion se présente. Il sera patrouilleur.00 deth (2).jpg

Lors de la visite royale, "je me suis entretenu assez bien avec lui"00 deth (3).jpg

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Il faut enseigner aux hommes à marcher dans le No man’s land, se dissimuler, se camoufler, s’orienter de nuit comme de jour et les entraîner pour l’attaque rapide et décidée ».Pour ne pas être aperçus, les hommes s’étaient couverts de verdure et progressaient en rampant au milieu de la végétation . Extrait de l'historique du 5ème de ligne.

 

 

Une peinture représentant la minoterie de Dixmude enfin aux mains des Belges .00 deth (5).jpg
Cette peinture fait partie des archives du 5ème de ligne régiment dont faisaient partie trois de nos concitoyens. Que l'on relise la page consacrée à Zénon Vallée de Lustin.

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Blessé

« Au mois de février 1918, revenant de patrouille de l’avant des lignes de Ramscapelle, vers 3 heures du matin, j’ai été atteint d’une affection cutanées des mains, j’ai attendu 8 jours encore mais alors j’ai été obligé d’aller à l’hôpital, finie la vie du front, je dus rester malgré moi 4 longs mois d’où j’en suis sorti le 29 juin non encore guéri ».

 

 

Merci au colonel BEM, W. VH. ancien chef de corps de ce régiment pour toutes les informations reçues et la reproduction de la peinture de la prise de la minoterie de Dixmude. Nous citerons son nom dans les sources de la publication.

 

 

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