18/06/2016

La garnison du fort Saint-Héribert, beaucoup de nos villageois y sont présents

 Le fort Saint-Héribert aujourd'hui

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00 aa.jpgLe fort Saint-Héribert revit.

Un groupe de volontaires, après d'âpres travaux de déblaiements, l'ont sorti de sa gangue de terre et l'ont rendu visitable. Grâce à la Fondation de Monsieur Legros, le site sera pérennisé et restera un témoin pour la mémoire collective.

Photos avec l'autorisation

de M. Legros.

 

 

De nouveaux documents

C'est "au pied levé" que le commandant Derzelle reprend, le 4 août 1914, le commandement du fort Saint-Héribert  car le  titulaire  (dont on ignore le nom) du fort est malade depuis plusieurs mois. Le lieutenant Frérotte assure l'intérim du commandement.

le fort saint-Héribert, les forts de la position fortifiée de Namur, Saint-Héribert, commandant Derzelle Le lieutenant Frérotte  aidera son nouveau commandant à reconnaître le terrain et prendre les dispositions nécessaires à la défense de la position. Un changement de tactique n'est pas pour aider le nouveau venu dans ses nouvelles fonctions. "Le lieutenant Frérotte qui connaissait très bien le terrain m'aida très fort dans mon travail" déclare le  commandant Derzelle.

 

 

" alors que les plans de mobilisation prévoyaient la défense sur la ligne des forts, pendant la mobilisation, cette défense fut rejetée en arrière des intervalles".

Wépion, Bois-de-Villers, le fort de Saint-Héribert, les forts de Namur, 1914, le siège de NamurSi  les plans sont plus explicites pour la majorité des forts, les détails manquent cruellement dans ceux de Malonne et de Saint-Héribert.

Présence de phares?

fort Saint Héribert, La Charlerie, Bois-de-Villers, les forts de Namur, août 1914

 

 

 

 

 

 

 

Le lieutenant Frérotte qui seconda efficacement son commandant.

Généralités

La retraite a sonné. Les forts, privés du soutien de l’armée de campagne, doivent, à eux seuls, assurer les combats d’arrêt. Mais l’artillerie lourde allemande va donner toute sa capacité de destruction. Les 305 et 420mm préparent le terrain par des pilonnages intensifs. Sans cesse, les coups pleuvent sur les structures fortifiées. Les ouvrages plient.

démoraliser.jpg  Le moral des défenseurs de Saint-Héribert est entamé par les rumeurs qui viennent des autres forts. Le commandant Derzelle va réunir ses officiers afin d'analyser la situation. Des mesures sont prises.

 Un "conseil de guerre" avec ses officiers.

Témoignage du docteur Fynaut, un des  médecins du fort

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La garnison est  reprise en mains par les officiers et lors de l'attaque par le 5ème régiment de la Garde, les rapports allemands  signalent qu'il faut modifier les plans car la défense répond violemment aux tentatives d'investissement.

Bald danach versuchte ein weiterer Zug des 5. Garde-Regiments zu Fuß überraschend sich des Forts de St. Heribert zu bemächtigen, doch mißlang dieser Plan an der Wachsamkeit der Besatzung und der Stärke des Artilleriefeuers.

(la copie des textes allemands ( me) pose certains problèmes.... Ce qui donnerait par traduction....

mais ce plan a échoué  à cause de la vigilance de l'équipage et la force du feu d'artillerie.

Hélas pour les défenseurs,  le récit allemand de l'attaque du fort (et par conséquent de la défense)  est est moins étoffé que celui des autres forts.

Emmené en captivité avec la garnison, le capitaine commandant Derzelle voit sa santé se dégrader au point d'être transférable en Suisse. Malheureusement pour lui, les transferts des malades furent supprimés avant son départ. Il en gardera des séquelles après guerre.

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Les notes du colonel Bujac lors de la rédaction de son livre sur la position fortifiée de Namur.

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"Le fort de Saint-Héribert ne fut en butte qu'aux obusiers lourds et à l'artillerie de campagne"

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forteresse, artillerie lourde

 

 

Extrait de ce livre

 

 

 

Dans les différents forts, les premières pertes se comptent parmi les défenseurs. Une à une, les coupoles sont mises hors d’état, les massifs bétonnés se fissurent. Les garnisons des forteresses sont soumises à rude épreuve mais elles tiennent.. Plus pour longtemps car les forts n’ont pas été conçus pour supporter de tels impacts.

De par sa position et sa capacité de tir, Saint-Héribert n'est pas intervenu alors que l'ennemi force le passage vers Namur. Ses liaisons téléphoniques coupées, le fort est aveugle et ne peut porter ses coups dans le ivème secteur. Par manque d'informations, il est dans l'incapacité d'appuyer les troupes françaises qui se battent sur le Sambre. « L'attention du fort avait été attirée principalement vers le sud ouest où l'aile droite de la Vème armée française était aux prises avec les troupes allemandes ayant franchi la Sambre. Mais, là aussi, faute d'indication, il n'avait pu apporter son concours aux vaillants efforts de nos alliés ».

Le 23 août, la 13ème compagnie du 13ème de forteresse qui tenait les positions près du fort se replient ne laissant que 80 fantassins  pour la défense rapprochée. Les troupes d'observation rentrent au fort non sans faire part des rumeurs qu'elles ont glanées lors de leurs missions. L'artillerie allemande écrase littéralement les forts par sa puissance de feu. Aucune structure ne résiste.  De quoi impressionner ! Le fort se replie sur lui-même et devra, avec ses seuls moyens, remplir son rôle d'arrêt « empêcher l'ennemi de poursuivre les troupes en retraite ».  Il bombardera par exemple les villages de Lustin et de  Saint-Gérard que l'on dit occupés par l'ennemi. L'attaque a lieu. Lors du bombardement, les gaz s'infiltrent dans les couloirs menaçant les défenseurs d’asphyxie. Dans ces conditions, le drapeau blanc est hissé. « Le fort de Saint-Héribert qui avait repoussé une attaque d'infanterie dans l'après-midi du 24 août, se rendit après avoir été soumis pendant quatre heurs un quart (de 15h30 à 19h45) au tir d'obusiers lourds et de pièces de campagne qui le prenaient par la gorge, et dont les gaz avaient rendu l'atmosphère du fort irrespirable ».

fort, ceinture de namur, défense de la position de Namur,

C’est dans cette garnison,  comptant 400 artilleurs et 80 fantassins,  que la plupart de nos concitoyens servent et seront faits prisonniers.« Fait prisonniers le 24 août au fort Saint Héribert lors de la reddition du fort après les bombardements » déclarent Jules Bodart et Fernand Degraux ; « prisonnier contre son gré et les armes à la main » écrivent Géonet Alphonse et Devigne Fernand quant à Jacob Joseph, il témoigne comme beaucoup d’autres « avoir été fait prisonnier avec tout le personnel du fort ». Dave Edouard ,, Dave Joseph, Zamman Félix et Cuvelliez Pierre de Profondeville, Dawagne Julien, Degraux Fernand, Piette Fernand et Pochet Adelin de Lesve, Bodart Jules et Géonet Alphonse de Arbre, Louis Ernest, Devigne Fernand, Jacob Joseph, Lambert Jules et Bacq Albert de Bois-de-Villers, après une nuit à la ferme Notre Dame au Bois, partent vers l’Allemagne. 

Le fort a envoyé des observateurs tout autour de la position afin de renseigner les artilleurs sur les positions ennemies. Un poste est établi dans le clocher de l'église de Wépion. 

 

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La chute du fort dans les rapports militaires

Un résumé de la chute du fort Saint-Héribert,

p. 588 et 589 de La défense de la position fortifiée de Namur en août 1914.

 Le 24 août  Vers 13h30, un détachement du 5ème régiment de la garde à pied accompagné de cavaliers du 6ème  régiment de cuirassiers tentent d'investir le fort. L' attaque arrivée au pied du glacis des saillants III et II échoua vu l'intensité du feu de l'infanterie et des coupoles de 5,7."

L’assaillant doit  revoir sa tactique. Le 71ème régiment d'infanterie,  renforcé par de l'artillerie et une compagnie de pionniers,  est chargé de la mission.

Des obusiers lourds sont mis en batterie au nord du fort de Malonne tandis que des pionniers et de l'artillerie de campagne se positionnent au sud des  bois de Basse-Marlagne. Le but est d'investir le fort par la gorge

15h30, les premiers obus tombent. les défenseurs sont dans l'impossibilité de situer et de contrebattre les canons ennemis. Le bombardement continue sans relâche. 

18h30, des fumées et des résidus des gaz d'explosion pénètrent dans le fort. "Les hommes sont obligés d'appliquer leur mouchoir pour filtrer l'air qu'ils devaient respirer". 

19h, une explosion a lieu dans une gaine d'aération, la galerie centrale est enfumée, l'air devient irrespirable.

Les hommes peinent à respirer. "D'après les rapports fournis par les médecins du foert, une cinquantaine d'hommes étaient à l'infirmerie et la moitié de la garnison, si pas les trois quarts n'était plus capable, au moment de la reddition du fort d'une action militaire quelconque. le restant offrait encore une résistance variable d'un individu à l'autre mais se trouvait dans un état d'infériorité manifeste. Un des docteurs avait fait part de cette situation au commandant du fort, estimant qu'il n'était plus possible de résister efficacement  vu l'état physique des hommes".

19h45, le commandant décide alors,  après avoir pris l'avis des ses officiers, de rendre les armes et commande de détruire toutes les pièces.

 

L'effet des gaz d'explosion sur la résistance des hommes.

 le fort Saint-Héribert, la position fortifiée de Namur, la ceinture fortifiée de Namur

 Un extrait de la note 1 page 589 de la Défense de la position fortifiée de Namur en août 1914. Bxl 1930

 

 Le fort de Saint-Héribert raconté par l'aumônier

La mobilisation est décidée, les premiers artilleurs rappelés regagnent la forteresse. Ils viennent pour la plupart des villages environnants. Lesve et Bois-de-Villers sont très représentés, mais on y compte également plusieurs de Profondeville et d’Arbre. "pour mettre le fort en possession de tous ses moyens de défenses",  les civils sont réquisitionnés et prêtent main forte aux soldats. Il faut dégager les lignes de tir en abattant quantité d’arbres, même les fruitiers, raser les buissons qui pourraient cacher l’approche des troupes ennemies. Des barrages de fils de fer barbelés sont tendus et des tranchées creusées dans les intervalles. Sous les ordres du capitaine Derzelle assisté des lieutenants Collin et Frérotte, la garnison organise sa défense.

00 la carte.jpgLe fort Saint Héribert est en avant des lignes défendues par les compagnies  du 13ème de forteresse. à l'ouest, la Meuse  et Amée où est construit un des ponts de circonstances,  la ferme de Notre Dame au Bois, au nord de la position fortifiée. Ce sont ces lignes d'intervalles dont parle notre témoin dans son rapport du 23 août (voir ci-après).

Frans Feytens, soldat au 13ème de forteresse était présent lors de ces journées, il raconte dans ses mémoires "Notre bataillon aux ordres du major Tretels occupait l'espace entre le fort Saint Héribert et la Meuse. Le 23 août, vers 18 30 nous avons reçu l'ordre d'abandonner la position a la suite des dernières troupes qui venaient de Namur. Je reçus l'ordre du major Tretels d'aller rechercher les postes de garde à Wépion et au Gros Buisson. Mais ceux-ci avaient déjà disparu...."

00 frans feytens.jpg Frans Feyten du 13ème de ligne. Ons Bataljon van het 13de Linie, onder bevel van majoor Treutels, bezette de ruimte tussen het fort van Saint-Héribert en de Maas, dus de heuvelen rechts van de grote baan Wépion naar Saint-Gérard tot Gros Buisson. Op 23 oogst om 18,30 u. kregen we bevel onze stellingen te verlaten en de aftocht van de laatste troepen uit Namen, langs de kant van het "Bois de Marlagne" te dekken. Ik kreeg bevel van majoor Treutels, samen met korporaal Melen, de drie door ons uitgezette wachtposten op de hoogten van Gros Buisson en Wépion op te halen. De wachtposten waren reeds door de manschappen verlaten en, toen, we terugkeerden, was ook het bataljon verdwenen.

Outre les artilleurs, le fort abrite une petite troupe, 80 hommes, de fantassins du 13ème de forteresse, pour la défense rapprochée. Ici aussi on compte plusieurs soldats  originaires de nos villages. Le staff médical est composé des médecins, MM. Demoor et Finaux, et compte 4 brancardiers-infirmiers, l'abbé Gofette, curé de Roly et E. Dehant, vicaire d’Auvelais qui partagent les fonctions d’aumônier,  le frère Caubert, instituteur à Louvain et Alphonse Sion, professeur, précise le chroniqueur. La vie militaire en temps de guerre s’organise. Il est interdit aux soldats de quitter les abords de la position.  Pas question de rejoindre sa famille qui n'habite pourtant qu’à quelques centaines de mètres ! Même pour assister à l’office dominical, les hommes ne peuvent s’absenter. L’aumônier du fort s’en inquiète et avec l’accord du commandant, il dresse un autel dans les fossés du fort afin de célébrer la messe.

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Ernest Louis, le deuxième à partir de la droite est un jeune volontaire en août 14, il habite à quelques centaines de mètres du fort et ne peut néanmoins pas  se rendre dans sa famille. à sa gauche, Ernest Bacq et à l'extrème gauche Fernand Devignes, tous trois de Bois-de-Villers.

Le curé de Bois-de-Villers lui prête tout ce dont il avait besoin. Le samedi 15 août, une première messe est dite. Le lendemain deux messes basses consécutives sont dites. « Le commandant, quoique non pratiquant, s’avance le premier vers l’autel, alors toute la foule des soldats arrive » note l’aumônier. Les autres jours, les prêtres diront leur messe dans l’infirmerie. Au fil des jours, les combats se rapprochent. Plus question de dire la messe dans les fossés devenus trop dangereux. « Et le commandant nous fait connaître sa volonté, pas de sermon à la messe ». Craint-il une réaction de ses hommes ? Car notre témoin constate que la discipline est fort lâche et que les hommes montrent des signes de démoralisation. Il faut dire que la rumeur au sujet de l’efficacité de l’artillerie allemande est parvenue jusqu’à Saint-Héribert. Plusieurs soldats en retraite ont expliqué la puissance de feu et de destruction des canons lourds allemands. Il y a de quoi faire chanceler le courage des défenseurs. Le fort se prépare néanmoins au combat. A ce moment, l'emploi du temps des brancardiers est loin d’être surchargé. « Nous fabriquons de la tisane à la réglisse et appliquons un peu de teinture d’iode sur quelques égratignures ». Ils entourent de papier environ 4.000 oeufs et l’abbé Dehant sale un grand pot de beurre « qu’un des médecins à réquisitionnés à la manière allemande ». Que veut-il dire ?

 

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Un des objectifs donnés au fort Saint-Héribert

 

Le danger se précise cependant car plusieurs patrouilles ennemies sont aperçues.

août 1914, journal, attaque du fort, Saint HéribertLe 23, les troupes d’intervalle se replient laissant le fort assurer un rôle d’arrêt et de protection pour la IVème division belge talonnée par les troupes allemandes.

La garnison ne peut plus compter que sur ses propres forces.

Le 24, première attaque contre le fort. Un régiment de la garde ainsi que des cavaliers, l’assaut échoue. L’ennemi met en place son artillerie, les obusiers lourds des 18ème et 19ème régiments d’artillerie commencent alors le pilonnage.

bombardemùent, pilonnage, obusier, 420mm, 305mmUn article du journal l'Ami de l'Ordre en août 1914. Ne pas semer la panique dans la population.

Le 71ème régiment d’infanterie allemand vient renforcer le dispositif. Le siège est entrepris. Le fort encaisse des coups directs, la structure craque et l’armement est endommagé. Le fort ne peut répondre à l’attaque. La garnison subit. La violence du bombardement, commencé vers 15 heures,  endommage le béton. Un blessé grave est soigné dans l’infirmerie. Les gaz envahissent l’intérieur du fort annihilant toute résistance, amenant les hommes « au bord de l’asphyxie ». Le drapeau blanc est hissé en début de soirée. Les Allemands cessent le bombardement du fort mais continuent à tirer sur les abords afin d’empêcher toutes les fuites.

 Après la prise du fort par les armées allemandes. « Nous transportons notre blessé. Nous arrivons à la ferme de Notre Dame au Bois. Les médecins allemands arrachent le pansement de notre blessé pour constater sa blessure, puis le pansent à nouveau sommairement.

mort aux combats, fort saint-Héribert

Nous le déposons à l’intérieur de la ferme. Le lendemain, on nous annonce qu’il est mort et on l’enterre près de la ferme. 

Edmond Mahy est mort des suites de ses blessures, il était un des 80  fantassins du 13ème de forteresse attachés à la défense rapprochée du fort.

Wépion, Nous passons la nuit en plein air, un grand feu nous éclaire et il nous réchauffe. Feu alimenté en partie par des chaises, des fauteuils et des brouettes... Le lendemain, mardi, on distribue un tout petit morceau de pain et un peu de jus noir mais à peine la moitié des soldats en reçoivent. A midi, un peu de bouillon avec des pommes de terre et de la viande, mais les rations sont minimes et il n’y en a pas pour tout le monde. Après un repos, nous partons à pied pour Namur. Nous arrivons à la prison de Namur, on nous case les quatre brancardiers dans une cellule alors que les soldats sont entassés au nombre de 10. On nous fait sortir le mercredi vers midi. Les soldats s ’en vont vers Huy, sans recevoir aucune nourriture. Les médecins et les 4 brancardiers, on nous déclare libres ».

Qu’en est-il du nombre de victimes ? Certaines sources publiées laissent à penser qu’il y a eu plusieurs victimes ; « Un projectile tombé entre la cuirasse et l ’avant cuirasse d’une coupe de 21 cm fit des victimes ». Par contre, le prêtre, brancardier de son état, ne fait mention que d’un soldat mort des suites de ses blessures le lendemain de la reddition. 

 obus, 420mm, 305mm, bombardementAlors ? Les archives permettront-elles de découvrir qui sont ces victimes? blessées?

Un éclat d'obus allemand retrouvé près des structures du fort.

Le fort est tombé et les hommes emmenés en captivité. Ils racontent les circonstances de leur capture.

Quelques extraits du rapport de l'aumônier Goffette

 Nous n'avons repris que les extraits concernant l'attaque et la reddition du fort ainsi que le départ vers la captivité.

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Le 22 août, des tirs sur Lustin

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Le 23 août, le canon tonne 

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Le 24 août, le  bombardement commence 

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Le 24 août, la reddition

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La garnison quitte le fort 

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Le calvaire du blessé

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La première nuit de captivité, les hommes découvrent le manque de nourriture...

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à la prison de Namur et le billet lui signalant sa libération comme prêtre, le 26 août 1914

le fort Saint Héribert, aumônier, la chute du fort, artillerie allemande, prisonnier de guerre, camp de prisonniers en Allemagne

Quelques dossiers de  nos villageois parmi ceux retrouvés dans les archives militaires. 

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Dave Auguste, prisonnier après la reddition du fort .

  

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Dave Edouard,  "je me suis rendu aux Allemands par ordre du commandant". 

 

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Dawagne Julien,  "j'ai été fait prisonnier le 24 août..."

 

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 Jules Bodart,  "fait prisonnier le 24 août au fort de Saint-Héribert, lors de la reddition du fort après le bombardement".

Dans d'autres circonstances, les anciens combattants demandent des attestations à leurs frères d'armes.  Pierre Cuvellier témoigne de la présence de Géonet Alphonse

 

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La présence de Géonet Alphonse.

fort de saint héribert, position de namur,

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Fernand Degraux de Lesve fut prisonnier "lors de la prise du fort, après les bombardements".

 

 

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 Fernand Devignes  " à son poste et les armes à la main"

 

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Ernest Louis dont nous reparlerons dans les pages consacrées aux prisonniers et aux volontaires de guerre.

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 Bacq Ernest , nous en reparlerons (prisonnier)

 

images.jpgUn dessin au mur d'un couloir. plusieurs soldats ont dessiné sur les murs, certains ont même signé de leur nom... 

Mais est-ce 14-18 ou 40-45? En 1914,  les soldats ne portaient pas de casque.

 

 

 fort saint héribert, garnison, forteresse, artillerie de forteresse, août 1914

 

Une attestation de Charles Frérotte, alors lieutenant au fort de saint-Héribert en août 14. il certifie la présence  du maréchal des logis Colart Léon.

 

Le clocher de Wépion 

a wép 01.jpg Les artilleurs du fort Saint Héribert ont, à l’instar de leurs collègues des autres forts,  besoin de renseignements sur les mouvements ennemis afin de régler leurs tirs. Ces informations sont communiquées, via un téléphone de campagne, par des observateurs disposés dans la zone balayée par les canons. Les clochers des églises, de par leur hauteur, se révèlent être des postes de choix pour les soldats chargés de cette mission.

 On devine deux des "lucarnes" décrites dans le récit du curé de l'époque.

L'église ( à gauche sur la photo) domine la vallée mosane

 

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" Le fort de Saint Héribert" occupa les clochers de plusieurs églises voisines  dont celle de Wépion.  Construite en 1904, l’église du Vierly (à Wépion) abrite, dès le 3 août,  plusieurs soldats. Ils scrutent les campagnes à travers les quatre lucarnes de la flèche.

 

Ces  ouvertures  sont cependant jugées  insuffisantes et sur ordre des autorités, la toiture « est troué(é) tout autour pour faciliter l’observation».

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Vu la tournure des événements, ces soldats quitteront  leur position et se rendront dans un bois voisin. Après la prise du fort,  le prêtre diligentera les travaux de réparations avant la mauvaise saison. Une entreprise namuroise sollicitée pour les travaux commencera immédiatement mais les ouvriers, non sans une certaine anxiété, rendront à la flèche son aspect original.

toiture, église, clocher, 1914, fraises, observatoire, forteresse de Namur, août 1914

La présence des Allemands  inquiète les ouvriers 

 Un officier allemand est allé demandé au secrétaire communal si l'église avait servi de poste d'observation.

attaque des forts de Namur, Saint Héribert, Wépion, visite du fort

Extrait de l'historique du 71ème régiment d'infanterie allemand (IR71) dont le 1er bataillon fut 

her02.jpgdésigné pour l'attaque du fort.

Le début de l'attaque par un bombardement, la réponse du fort qui s'affaiblit au fur et à mesure que les coups portés mettent à mal sa structure, l'attaque par les troupes d'assaut, le drapeau blanc est hissé.

Sous les "hurra" des assaillants.

La 4ème compagnie emporta les réserves de nourriture du fort.

Dès le lendemain, ces troupes poursuivaient leur avance en talonnant les régiments français 43ème, 84ème et 127ème faisant des prisonniers.

Un doute... dans l'historique, Après l'attaque, 441 hommes du 2ème bataillon sont venus en renfort. (?)

Y aurait-il eu tant de victimes allemandes lors de la prise du fort? Les  commandements allemands sont souvent muets quant au nombre de victimes... Un premier assaut avait été repoussé.

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les forts de Namur

 

les forts  de Namur

 

les forts de Namur

 

 

 

 

 

 

  

 

Les deux cartes postales,  montage.( Photos de M. V.Bruch).

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Les Allemands ont réparé les coupoles, les ont réarmées et commencent les tirs d'essai.

 

L'intérieur du fort après le travail des bénévoles.... Quel travail! Quel courage! 

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Le siège de Namur, dans documents pour servir l'histoire, L'invasion allemande dans les provinces de Namur et du Luxembourg, Schmitz et Nieuland, et plus particulièrement pages 558, 559 et sv.

La défense de la position fortifiée de Namur, ministère de la défense

Namur, la bataille la retraite, Colonel Bujac, voir les cartes éditées

La vérité sur la défense Namur, Colonel Merzbacht et commandant Herbiet, et plus particulièrement page 20

Les journaux L' Ami de l'Ordre en août 1914. Extraits 

Archives militaires dossiers militaires retrouvés au Cedoc et à Evere

Archives de l'Evêché, paroisse de Bois-de-Villers de Wépion et de Dave et archives du chanoine Schmitz

Archives personnelles de Messieurs,

Ernest Binamé, Eric Louis et Pol Feytens

Photos personnelles avec l'autorisation de M. Legros

Merci particulier à Monsieur Vincent Bruch pour nous avoir permis de reproduire deux cartes postales anciennes sur le fort 

Historique du IR 71 (troupes allemandes)   http://www.military-books.de

en ligne: deux livres importants (merci à  Patrick Schallert de Dortmund pour ses informations sur ces livres).

Reichsarchiv – Der Große Krieg in Einzeldarstellungen – Lüttich Namur

Reichsarchiv – Der Weltkrieg“ tome 1

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Un couloir en cours de déblaiement.

 

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 Le mot de la fin...

Les forts tiraient encore le mardi matin.

La forte artillerie allemande les eut bientôt réduits au silence.

Vers 10 heures, tout bruit cessa.

Nos forts n'étaient pas de taille à tenir encore contre une artillerie aussi puissante.

 

 

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