07/03/2015

Tous au drapeau

armée française, armée belge, volontaire de guerre, la défense de la Meuse

« Notre jeunesse nous donne en ce moment une admirable leçon. Il y a quelque chose de plus inattendu de plus réconfortant encore que  le spectacle de ceux qui vont accomplir  le devoir auquel ils sont tenus, c’est le spectacle de ceux qui vont au-devant de ce devoir. Une admirable levée de volontaires qui, du jour au lendemain, sont allés s’offrir au pays ».

 

Un extrait « d’une feuille bruxelloise » (sic) repris par le journaliste de l’Ami de l’Ordre en Août 14.

volontaire de guerre, soldats français, la défense de la Meuse, la position fortifiée de Namur

 



 

 

 

 

 

 

 mobilisation, soldat français, la défense de la Meuse, journaux anciens

 Exploitant  l’élan patriotique animant les soldats qui rejoignent leurs unités, la presse lance, dès les premiers jours de guerre, une campagne apostrophant les jeunes et moins jeunes, épargnés par la mobilisation. L’effet est immédiat et tangible. Devant l’ampleur du mouvement, les autorités militaires réagissent en adaptant, entre autre,  la période d’incorporation  "les candidats pourront être admis depuis l’âge de seize ans jusque l’âge de quarante-cinq ans ».

Cet appel a-t-il eu des effets

au niveau local ?

Dans nos villages?

A en croire les curés de nos paroisses, il semblerait que non! L’abbé Renson, curé de Profondeville, regrette que « malheureusement le nombre qui se sont mis au service de l’armée a été très petit et l’on a vu d’autres, que de bons exemples auraient pu entraîner dans le vrai patriotisme, continuer leur vie de nonchalance et de paresse. On constate que quand généralement on n’aime pas Dieu, on n’aime pas non plus sa patrie, du moins l’on ne sait se dévouer pour elle ». Le curé de Lesve regrette, lui aussi, le manque de volontaires tout comme celui  de  

paroisse, curé, volontaire de guerre, soldats français, sur la Meuse

Extrait du rapport du curé de Lustin: un seul engagement...

 

Lustin qui constate « qu’il ne se produit qu’un seul engagement volontaire » Victor Bouchat.  Un seul également  à Rivière en la personne d’Emmanuel Cassart,  comme à Arbre avec Victor Verhaeghen, le fils du fermier de NeffeSeul, le pasteur de Bois-de-Villers semble positif et souligne la détermination de trois de ses jeunes paroissiens. Ernest Louis, Louis Timmerman et Albert Bacq.  L’avis quasi unanime de ces prêtres est étonnant à plus d’un titre car les archives démontrent que plusieurs jeunes villageois et même des plus anciens ont répondu présents à cette exhortation et se sont engagés comme volontaires ou ont rejoint l'armée en campagne au cours de la guerre.. Chaque village compte et comptera des volontaires, ceux des premiers jours et puis ceux qui rejoindront tout au long du conflit. Les dossiers militaires de plusieurs de nos volontaires de guerre permettent de  suivre leur incorporation. Ils empruntèrent des chemins distincts et malheureusement connurent des sorts bien différents, sains et saufs, blessés, prisonniers, tués…

Au tout début de la mobilisation, les candidats,  à  l’instar de  Victor Bouchat (Lustin) , d’Emmanuel Cassart (Rivière),  de Victor Verhaegen (Arbre) ou d’Ernest Louis (Bois-de-Villers)  intègrent  immédiatement un régiment et reçoivent, à peine engagés,  leur baptême du feu. Sans préparation, sans instruction!   Pour les autres, ceux qui rejoindront après le mois d’octobre 1914, de nouveaux centres d’instruction (C.I.)  sont créés en France, dans les départements du Pas-de-Calais et de Normandie. C’est dans ces C. I. que tous les nouvelles recrues suivront des formations plus poussées et bien spécifiques. Nous rencontrerons  quelques-uns de nos  villageois dans une page consacrée aux différents C.I.

Toutefois, rejoindre un de ces centres d’instruction situés en France exposera nos concitoyens à de graves périls. Une prise de risques énorme mettant leur vie en danger. Deux alternatives, passer par la Hollande ou par le Nord de la  France. Négligeant cette partie de la France occupée par les troupes allemandes, c’est par la Hollande que passera la majorité de nos concitoyens.

Quelques volontaires , ceux des premiers jours

Le plus jeune

artillerie, forteresse, artillerie de campagne  Ernest Louis, né en 1897. Il n’a donc que 17 ans lorsque la guerre éclate . Il fait normalement partie de la levée 1917. Il avance son terme et se porte volontaire. Il se retrouve dans le  garnison qui défend le fort Saint-Héribert . Il sera fait prisonnier lors de la chute du fort. Emmené en captivité, il connaîtra la faim, le froid et la maladie. Revenu avec une  santé précarisée, il sera envoyé en convalescence en France et ne sera pas encore rentré au village pour le service religieux chanté pour son frère mort sur le front dans le régiment de grenadiers.

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Ernest Louis,  son engagement et  2ème à droite, au fort Saint-Héribert avec d'autres villageois.

 

Le plus vieux

Sans l’allongement de la période d'engagement il n’aurait pas été accepté

  artillerie de campagne chasseurs à pied, forteresse de Namur, défense de la MeuseVictor Bouchat,  Un ancien…. Né en  1876, Il a 38 ans en 1914. Il profite de la modification de l’âge limite  porté de 35 à 45 ans.

Il est né à Lustin en 1876  et donc ne fait plus partie des soldats mobilisables.  Il se présente néanmoins  le 4 août au régiment des chasseurs à pied à Charelroi.

Son dossier militaire ne donne que peu d’informations mais au vu des récents renseignements récoltés, on peut néanmoins  penser qu'en raison de son âge, il est versé dans le régiment de forteresse et sera présent lors de la défense de la position fortifiée de Namur.  Du 4 août jusqu’au 7 septembre, de Namur à Contich en passant par Rouen, Le Havre, Ostende. Réformé le 7 septembre 1914,  il  se réengage le 12 décembre 1914 (un autre  document donne le 12 décembre 1915) au 13ème de ligne, le régiment dans lequel il a fait son service militaire. 

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Il reste au front jusqu’au 1 février 1916, date à laquelle, il est évacué vers Calais « par suite de maladie due au service ». Il reste en France après sa convalescence, on le dit présent  dans un service de manutention à Calais. .De nouveau malade, il est soigné à Gravelines et après les soins, devient brancardier dans  ce même hôpital. Le 6 décembre 1917,  il est définitivement  muté au service de la manutention à Calais jusqu’en janvier 1919. Après la guerre, on perd sa trace. Malgré plusieurs recherches entreprises par les administrations tant militaires que  civiles, il reste introuvable bien que signalé à Charleroi, à Mouscron, Froyenne... il réapparaît même quelques jours en 1925 chez son frère et sa sœur à Lustin. 

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Bouchat Lustin aaze.jpg De nouveau, il  ne donne plus signe de vie. Célibataire, il serait sans cesse en mouvement dans la région mouscronnoise où il exerce son métier de tailleur d’habits chez divers patrons et n’ayant pas de domicile fixe,  « ’il fréquente les  maisons de logement ». (Des cafés offrant des logements aux ouvriers "ambulants").

 

Engagé deux fois

Emmanuel Cassart de Rivière

corps de transport, position fortifiée de Namur, voitures anciennes, défense de la MeuseNé en 1892, il s’engage le 10 août 1914 et est  immédiatement versé au Corps des transports de la 4ème division sous les ordres du commandant Fronville.

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Emmanuel Cassart.  Les véhicules réquisitionnés pour compléter le parc automobile du corps des transports.

 

Cette unité assure le transport en voitures et camions (la plupart réquisitionnés)  de toute l’intendance de la 4ème division. Nourriture, munitions, administration….   Le 24 août, il est fait prisonnier  à Bioul, Le corps de transport  perd ce jour-là en prisonniers, 17 officiers et 917 sous-officiers et soldats. Emmanuel Cassart  est emmené dans un camp en Allemagne d’où il s’évade fin 1914.   Il rejoint l’armée belge au début février 1915. « Je signe un nouvel engagement » précise-t-il. « Après être passé par Calais et Parigné L’Evêque » afin de suivre une  formation pour une compagnie de projecteurs du génie. Il rejoint le front le 4 mai 1915.

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engagé le 10 août

prisonnier le 24 août à Bioul

évadé d'Allemagne

rejoint l'armée belge en février 1915

(re)signe un engagement

 

 Dans la compagnie des projecteurs….

« Toujours placés dans les tranchées d’extrême avant, les servants de ces appareils ont  rempli silencieusement leur mission. Allumer un projecteur en présence de l’ennemi c’est lui donner une cible, c’est attirer sur soi les balles et les obus ». Des projecteurs de gros calibres jouèrent un rôle important dans la recherche des avions ennemis qui durant la nuit survolaient nos lignes. Il y sert jusqu’au 25 novembre 1917, date à laquelle il est démobilisé  et mis à la disposition de l’Union Minière du Haut Katanga.

 

 Refusé car faisant partie de la levée 1914 

…. "Toutefois, ne seront pas  admissibles les miliciens de la levée courante (ceux de 1914) qui font partie du contingent à incorporer »

volontaire de guerre, défense de la Meuse, Namur, carabinier, bataillon du génieAdelin Dor, de Lesve, il a juste 20 ans lorsque la guerre éclate et fait donc partie de la classe 1914. N'étant pas appelé, il se présente  de lui-même le 15 août à Namur mais y essuie un refus catégorique de la part des autorités compétentes. Mécontent de cette réponse, il se rend de son propre chef à Rouen et le 30 octobre, présente sa candidature pour le 2ème régiment de Carabiniers, l'unité dans laquelle sert déjà son frère. Il est engagé mais ne rejoindra pas le régiment demandé.  Après un séjour dans le C.I. de Valognes, il mute vers Ardres afin d'y recevoir une formation plus spécifique de "géniaque". C’est en juillet 1915, qu'il incorpore la 3ème compagnie du 6ème Génie. Il y sera blessé lors des combats en 1918.  Il sera démobilisé en 1919 après avoir été en occupation en Allemagne.

Extrait de son dossier militaire

 

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"Quitte la Belgique après un refus d'engagement volontaire du commandant de la place de Namur"

engagement volontaire« Il quitte la Belgique après avoir essuyé un refus d’engagement volontaire du commandant de la place de Namur le 15 août 14. Invité à se rendre à Rouen, le 30 octobre 1914 à la suite de demande faite de moi au bureau de recrutement français du Mans en septembre 14 voulant servir au 1er régiment de carabiniers avec son frère. Engagement certifié le 1er novembre 1914 à Rouen. Après la guerre, il réside en France, 61 Quai de Javel à Paris et c’est sa sœur, domiciliée à Lesve qui reçoit tout son courrier militaire. Il meurt avant de recevoir sa médaille de Croix de feu.

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Habitant Paris XVè,  il fait suivre son courrier "militaire" chez sa sœur résidant à Lesve.

Nous suivrons  prochainement  le parcours de ces deux frères.

 

 

 

 Refusé pour raisons médicales, c’est sans compter sur son acharnement à servir

jassogne jb.jpgJean Jassogne est un exemple de détermination.

Jean Jassogne est né à Profondeville le 1 décembre 1885. il est marié et père de famille. Il n’a pas  pas fait son service militaire grâce à un tirage au sort favorable. Il ne sera donc pas rappelé en août 14. Qu’importe cela, il répond à l’appel lancé "à  toutes les bonnes volontés". Malgré un handicap important, il a perdu un œil, il partira rejoindre l’armée belge en France. "Nayant qu'un oeil et jugeant que   cette infirmité ne pouvait m'enlever les qualités d'un bon soldat, j'ai fait tout ce qui était possible pour rejoindre l'armée. Après trois tentatives, j'ai pu franchir la frontière hollandaise et le 19 novembre 1914, je suis arrivé au centre d'instruction n°8, où, à cause de mon infirmité, on m'a déclaré inapte. J'ai protesté et quinze jours plus tard, le médecin principal, vu ma ferme volonté, m'a déclaré apte à porter les armes"Le 4 mai 1915,  est arrivé à la compagnie où il se fera distingué par son ardeur et son courage face à l’ennemi.

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Extrait de son dossier militaire, l'acharnement à vouloir servir convainc le médecin.

Le volontaire belge a le choix entre deux alternatives pour gagner le front. Soit il prend la direction de la France et doit traverser toute la zone occupée par de nombreuses troupes allemandes soit il passe par la Hollande, pays neutre afin de gagner l’ Angleterre puis la France. La deuxième solution semble convaincre le plus de volontaires .

La frontière belgo-hollandaise

Les Allemands, conscients de la perméabilité de la frontière belgo-hollandaise, consacrent dans un premier temps beaucoup de troupes pour fermer la ligne de démarcation. Néanmoins, malgré cette forte présence militaire, on compte, en décembre 1914, déjà plus de 5000 volontaires belges ayant rejoint le front de l'Yser. Afin de libérer ces troupes, plus utiles sur le front,  les Allemands décident, dès janvier 1915,  de construire une clôture électrifiée tout le long de la frontière belgo-batave, de Vaals (la Meuse) jusqu'à la côte belge. Des couloirs seront aménagés et surveillés pour le passage de troupes ou de civilsLes tentatives de passages deviennent dès lors de plus en plus dangereuses. Outre cet obstacle « infranchissable », des patrouilles surveilleront encore  les abords de « ce rideau de fer électrifié ».

passage.jpgLa construction commence en avril 1915 et les premiers secteurs sont mis sous tension le 23 août de la même année. 2000 volts menacent les volontaires. Des passeurs, rétribués à la mesure du danger, les guident afin de les conduire aux points les plus faciles à franchir. Des techniques rudimentaires sont mises au point afin d'éviter d'être foudroyés. Des bottes de caoutchouc et des gants épais  afin d'isoler le corps ainsi que  des piquets de bois pour écarter les câbles ne sont pas toujours efficaces. Il y aura beaucoup de victimes.

 

Des soldats allemands constatent l'efficacité de leur ligne frontalière. une victime est électrocutée.

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Un extrait de carte de la ligne électrifiée. On devine  les passages aménagés pour les frontaliers et les soldats ainsi que les cabines de transformation.

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Techniques de passage.

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Des bottes et des gants puis le cadre de bois qui permet d'écarter les fils. 

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Arrêtés avant leur tentative de franchissement

évadé, prisonnier, évasion

Octave Pochet de Lesve

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Un dossier très incomplet sauf que l'on apprend qu'il est recherché par l'autorité occupante.

 

Sa fiche signalétique

 

 

 

 

 01 anciea.jpgJean Ancia  de Lustin  capturé par une patrouille puis  déporté dans le camp allemand de Holzmuden comme prisonnier politique pour ce motif.

"Condamné pour tentative de passage dans le but de rejoindre l'armée belge en campagne"

 

 

 Jean Lefort, né en 1881,  a fait son service militaire en 1901 au 1er régiment de Lanciers. Marié et père de trois enfants, il est mobilisé en août 14 et, vu son âge, est versé dans la colonne d’ambulances de la 4ème division d’armée. Fait prisonnier à l’abbaye de Maredsous avec le médecin major Petit, le 23 août, il s’évade le jour même jour en escaladant les murs de clôture de l'abbaye. Il se cache dans les bois. Il reste dissimulé un certain temps car ce n’est qu’en octobre 1915 que l’on retrouve sa trace. .A-t-il été aidé par sa famille?

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Le 25 octobre 1915, il paye 125 francs à un guide fourni par les curés Pierlot et Bostel. Ce guide a pour mission de le conduire en Hollande.

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Malheureusement, il fut arrêté à Heppigem  par les « boches », ce qui lui valu pour tout 14 mois de prison qu’ il purge  à la prison de Saint Gilles à  Bruxelles, plus cinq mois de détention au camp allemand de  Sennelager y compris les 21 jours de cachot pour une première tentative d’évasion. Malgré cela, le 17 mai 1917,. Faussant compagnie à ses gardiens alors qu’il travaille dans une carrière, il risque de nouveau l’aventure.  

Cette fois,  il réussit à gagner la Hollande le 14 de ce même mois. Recueilli par des douaniers hollandais qui le  conduise au consulat belge de Rotterdam. Un repos d’un mois à l’hôtel Uranium, pour après, être débarqué à Folkestone en Angleterre pour une durée de  8 jours avant de traverser la Manche et se retrouver,  le 21 juin 1917, en France.  Il est repris en force à la compagnie de subsistance  à Calais puis il sera admis comme auxiliaire dans la compagnie spéciale des mineurs belges à  Marles-les-Mines (à la base navale, compagnie des « annexes flottantes »)  du 1 juillet 1917 à décembre 1918.

Extraits de ses états de service

frontière électrifiée

 

Évadé de Bioul et hébergé chez des particuliers (congé sans solde) 

 

Arrêté et incarcéré par l'autorité occupante pour tentative de passage de  frontière

 

Transféré en Allemagne comme prisonnier de guerre

 

Rapatrié le 12/12/1918

 

 

 

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Malgré sa volonté de rejoindre l'armée, son statut "d'évadé hébergé chez des particuliers" le prive de sa solde....

 

Une victime,  Camille Borbouse  .

Le jeune homme  sera fauché par la camarde lors du franchissement de la clôture. Une messe sera chantée pour le repos de son âme le 14 mai 1918 dans l'église de Bois-de-Villers. Il était le fils de l'instituteur du village. il avait une sœur, religieuse sous le nom de Anne de Saint-Joseph  dans la congrégation des Sœurs de la Providence.

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Un évadé empêché

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 Présent dans le secteur II (Malonne) dans l'artillerie de forteresse à cheval

 

Auguste Borbouse, , né en 1879 à Bois-de-Villers, est marié et père de deux enfants lorsque l’armée le rappelle avec la classe 1899.

Il fait partie de la dernière classe mobilisée. Un ancien donc . Il a 35 ans ! Il est artilleur dans une batterie située au Marlaire (un hameau de Malonne) , près du fort de Malonne. Lors de la retraite, il se retrouve à Bioul et capturé par l’ennemi. Il s’échappe et se cache dans les bois puis rentre à Lesve. Ayant contracté une maladie, il ne peut rejoindre immédiatement l’armée belge au front.  A plusieurs reprise,  il sollicite le bourgmestre afin de recevoir de nouveaux papiers. Il lui sont refusés. Le curé Petit lui déconseille, vu son état de santé et son âge , de tenter l’aventure.. Ce n’est pas faute d’avoir essayer. A l’armistice, il rejoint directement sa garnison et est repris en force. Il devra cependant  se justifier au sujet de cette longue absence. Le bourgmestre et le curé l’aideront dans ses démarches. 

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Les Allemands captureront quantité de soldats belges empêtres dans un embouteillage monstre. Le petit village ne pouvant absorber tout le trafic de la 4ème division en retraite vers la France.

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évadé, prisonnier, Bioul, caché,

 

Une attestation d'un frère d'armes qui relate l'évasion.d'A. Borbouse

Un passeport qui ne fut jamais délivré et les conseils dissuasifs du prêtre.

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Ses tentatives pour rejoindre l'armée de campagne

Les justificatifs du l'abbé Petit, curé de Lesve à l'époque. Ce prêtre avait été emprisonné à deux reprises pour avoir aidé des jeunes volontaires en leur fournissant de faux papiers.

 

 Sources

Archives militaires, dossiers militaires des soldats cités Evere Notariat et Cdoc Bruxelles.

Archives ecclésiastiques, archives de J. Schmitz.

Archives paroissiales de Lesve et de Lustin.

Journal L'Ami de l'Ordre, 1914 et 1918

Photos de familles. E. Louis pour Ernest Louis

Les photos de la clôture électrifiée Coll de M. Devigne

Carte de la frontière (extrait) de l'étude réalisée et publiée par Alex Vanneste, dans Dexias Banque, trimestriel, 54ème année, n°214, 2000/4.

Photo de la clôture, M. Alain Dubois, Valenciennes.

http://civils19141918.canalblog.com

 Photos de Messieurs J. Jassogne et A.  Dor ainsi que les notes concernant le corps de transport et la compagnie des projecteurs du génie:  Livre d'Or de la Carte du Feu, 1936-1937.

 

 

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