07/06/2015

Les combats du 15 au 31 octobre 1914, un mort, des blessés et des prisonniers

Du 18  au 31 octobre 1914, devant Keyem, Tervaete et Oud-Stuyvekenskerke

Le 15 octobre 1914, les dernières troupes belges, 82000 hommes dont 48000 fantassins, « s’accrochent au sol » derrière la  ligne de défense naturelle qu’est  L’Yser,  un fleuve endigué qui traverse la plaine flamande. Enterrés sur sa rive gauche,  nos soldats ont reçu l’ordre de tenir « coûte que coûte ». Sept divisions ennemies approchent. Un affrontement décisif pour la suite des événements se prépare. Un combat disproportionné vu l’état des forces en présence.

Yser, plaine flamande, front de l'Yser, Beerst, Tervaete, la corde de Tervaete

L'Yser, au nord le pont de Tervaete, à l'ouest, les villages de Beerst et Keyem, au sud, Dixmude,

à l'est, Oud-Stuyvekenskerke et Stuyvekenskerke

Le secteur Nieuport-Dixmude, long de 18 km, retient l’attention de l’ Etat-major ennemi. C’est là qu’il tente de forcer le passage qui lui donnera accès aux ports français de Calais et Dunkerque. Une partie de ce front  est tenue par les régiments de la IVème division, ceux qui ont défendu la position fortifiée de Namur. Des régiments dans lesquels se battent bon nombre de nos concitoyens.

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A, le secteur Nieuport-Dixmude long de +/-18 km.  Nos troupes sont en position derrière l’Yser (ligne bleue)

B  de B10 à B14, (bornes pour les kilomètres 10 à 14), la zone dans laquelle sont disposés des régiments de la IVème division. : les 8ème, 10ème, 13ème de ligne, le 4ème Bn. Génie et le 1er lanciers. Dans cette zone, une partie de la boucle de TERVAETE, qui, de par sa configuration, est le point le plus fragile de ce front.

 

D’autres concitoyens servaient également dans les régiments qui tenaient la position Nieuport – Dixmude C et D. (Nous en reparlerons). Au Nord, C, les 5ème et 7ème régiments de ligne. Au Sud, D, les 11ème et 12ème régiments de ligne et le 3ème régiment d’Artillerie.

Ligne rouge, la voie ferrée qui relie Nieuport et Dixmude, ligne bleue, l’Yser.

 

Le déroulement des opérations dans le secteur B10/B14 (kilomètres 10 à 14)

et le vécu de plusieurs villageois.

Des villageois du 13ème de ligne dont le dossier militaire atteste de leur présence dans ce 1er bataillon

lignard, fantassin, infanterie belge, Keyem, Beerst

Delahaut Louis de Bois-de-Villers.24 ans

Il se battra pendant tout le conflit dans les rangs du 13ème de ligne. Obtenant de la sorte 8 chevrons de front pour une présence continue sur le front. Il a connu les combats de la position de Namur, la retraite par la France, le siège d'Anvers et les combats de Termonde.

 

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Petudzy  Edmond, de Profondeville. Rappelé comme sergent-fourrier à la 3ème compagnie du 1er bataillon. Il sera nommé lieutenant le 29 décembre 1914. On le retrouve dans la page consacrée à l'assaut sur la ferme La Violette.

 

 

lanciers, régiment de lanciers, Yser, Nieuport, Dixmude

 

Arthur Fallon, né à Arbre, le 24 juillet 1890. Il incorpore le 13ème régiment de ligne comme milicien. Démobilisé en 1912, il rejoint son régiment le 29 juillet 1914. En 1915, le 6 novembre, il mute et sert dans le 1er régiment de chasseurs à cheval. Il terminera la guerre avec le grade de sous-lieutenant auxiliaire.

Du 15 au 17 octobre, les troupes belges  se réorganisent derrière l’Yser, des défenses sont érigées. Bien que retranchés derrière le fleuve, l’armée belge tient néanmoins quelques avants-postes sur la rive droite du fleuve,  dont ceux de Keyem et Beerst qui nous intéressent plus particulièrement. Ces deux défenses avancées, occupées par le 10ème régiment de ligne et le 1er régiment de lanciers,  doivent protéger et interdire l’accès du pont de Tervaete. Déjà des informations circulent sur une prochaine action ennemie. Le signalement  de reconnaissances ennemies confirment la chose tant à Nieuport qu’à Dixmude. L’artillerie allemande commence son travail de sape, les villes de Nieuport et Dixmude sont bombardées.

keyem, dommages de guerre, bombardement, maisons détruites

Le village de Keyem

Le 18. Tous les avants-postes sont attaqués par  l’infanterie allemande soutenue par leur artillerie. Keyem tombe ce même jour dans l’après-midi, Beerst résiste encore mais, le lendemain, lorsque les Allemands débouchent de Keyem, les défenseurs, trop inférieurs en nombre, se replient sur Dixmude. Durement éprouvés, le régiment compte plus de 200 hommes « perdus au feu »  . La perte de ces deux villages est lourde de conséquences, l’ennemi peut , de cette position, mitrailler nos lignes en enfilade. Presque  à revers. Vu la gravité de la situation, une contre-attaque est immédiatement décidée. Elle se fera de nuit par deux bataillons,  le I/ 8ème de ligne et le I/ 13ème de ligne.  Ordre de bataille : Le  Colonel Couturiaux, chef du 8ème de ligne commandera l’assaut : sous ses ordres, le major Delcourt commandant le I/13, le major Vasseur pour le I/8 et le major Capillon avec son groupe du 4ème régiment d’artillerie.

Le I/13, cantonné près  du château de Vicogne, a reçu des renforts, le matin même, de jeunes recrues nanties d'une instruction militaire très rudimentaire. De jeunes soldats qui vont vivre  leur baptême du feu , armés que de vieux fusils GRAS et de quelques cartouches.

 keyem, Beerst, Yser, Vis-à-vis d'eux, Albert Bacq de Bois-de-Villers, arrivé avec les  derniers renforts de septembre,  fait presque figure d'ancien. Il a 21 jours de présence au front! 

Il a déjà participé aux combats de Termonde, Berlaere, Schoonaert depuis la fin septembre jusque ce 19 octobre. Dans la compagnie du lieutenant Pasquier

«  L’attaque se fera à la baïonnette, défense de charger les armes {…} précaution indispensable que nécessitait le manque d’instruction d’un certain nombre de volontaires »

Tout  le bataillon du 13 et  et la compagnie Pottiez du 8ème  monteront en lignes, les autres compagnies du 8ème resteront en réserve et si l’attaque atteint son objectif,   ces dernières unités assureront le soutien  -dit « en profondeur »- du dispositif.

Après une préparation d'artillerie, le groupement, passant par Tervaete, se lance sur Keyem. Baïonnette au canon.

 A départ du groupement de contre attaque Château et ferme de Vicogne   B passage sur le pont de Tervaete, traversée de l’Yser   formation de deux colonnes, D, arrêt de la colonne 1 à cause du barrage d’artillerie belge., E colonne 2 traverse le Molenbrug, F arrêt colonne 2 défense allemande plus solide, G reprise des anciennes tranchées, G1 les réserves. Flèches rouges, contre-attaque allemande.

 

Keyem, Beerst, attaque, 13ème de ligne

 

Le déroulement de l’attaque

 

Sous la protection d’un tir d’artillerie, les deux bataillons empruntent la route de Tervaete menant vers Keyem. Après le  franchissement du Vladsloovaart, la colonne se sépare, une partie des effectifs continue vers l’objectif tandis que la seconde fait un détour par le Molenbrug. La première colonne doit marquer un arrêt car l’artillerie belge tire trop court , elle attend que le tir s’allonge.. Une fois réglé, la marche reprend. La progression est rapide malgré les répliques ennemies.

 

La deuxième colonne, après le passage du Molenbrug, doit ralentir sa progression car l’ennemi se défend plus âprement. Une fusillade nourrie accueille les lignards Malgré cette résistance et profitant de  l’effet de surprise,  les lignards reprennent Keyem et les anciennes positions. Les Allemands, mis en fuite, abandonnent du matériel et de l’armement. Beaucoup de fantassins ennemis  sont faits prisonniers. Les lignards reprennent possession de leurs anciennes tranchées.

major Delcourt, Keyem, Beerst, 13ème de ligneLe major Delcourt (photo) organise la position, Une compagnie de mitrailleurs divisionnaires renforce le dispositif.  La nuit apporte quelque répit.. Une nuit bien courte.  La réaction ennemie est violente.A l’aube, la contre attaque allemande commence. Pour beaucoup de nos soldats, c’est le baptême du feu. L’infanterie allemande ébauche un enveloppement pendant que l’artillerie pilonne le village et balaie la route de Tervaete-Keyem rendant de la sorte impossible le ravitaillement en munitions. « Les cartouches deviennent rares et les pertes s’accumulent ». Les forces et les moyens sont disproportionnés : deux régiments allemands soutenus par de l’artillerie contre deux bataillons belges. Les 2ème et 3ème bataillons du 13 tentent une action  vers  Keyem afin de soulager les défenseurs. Leur avance se fait sous « une pluie de projectiles de toutes sortes ».  En vain, ils sont arrêtés à Kasteelhoek, un hameau au sud de Keyem. Les combats sont violents et durent toute l’après-midi, mais en soirée, l’ordre de repli tombe, il faut regagner ses bases à Oud-Stuyvenskerke. A Keyem même, les différentes positions deviennent intenables. L’ordre de  repli est donné, retour sur Tervaete.  Les défenseurs, isolés,  tentent de rejoindre leurs lignes. Un repli qui coûtera cher en vies humaines.  Au sortir des tranchées, les hommes sont fauchés par les mitrailleuses allemandes. Plusieurs officiers gisent parmi les victimes. Parmi eux le major Delcourt qui commandait l’attaque, les lieutenants A. Brabant, Lekeu,   Mahieu et  Drion, d’autres sont blessés ou capturés.

 

Albert Bacq de Bois-de-Villers  est fait prisonnier

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Albert Bacq est capturé à la reprise du village par les Allemands. Il est témoin de la mort du major Delcourt et "parvenu à sortir du village après que les Allemands l'aient occupé à nouveau, a été pris avec quelques soldats du 8ème de ligne et trois officiers du 8ème voulant regagner l'Yser. Son commandant de compagnie est également capturé.

fiche de prisonnier

 

Prisonnier, il sera transféré en Allemagne en passant par Louvain le 25 octobre. Sa fiche de prisonnier. malade lors de sa captivité, il sera transféré en Suisse pour y recevoir des soins.

Il était, avant la guerre, étudiant en médecine à Louvain. il suspend ses études pour s'engager comme  volontaire en 14, Les a-t-il reprises  après son retour de captivité?

Les pertes dans la troupes sont énormes.

 

Le I/ 13ème de ligne comptait, le 18 octobre, avant l’assaut 700 hommes, le 20, de retour sur l’Yser, il n’en reste que 200 ; 500 soldats « perdus au feu » , des tués, des blessés, des disparus et des prisonniers. 

"Après le combat" a noté E. Nicod

A l'époque, il était capitaine d'artillerie.

 

 

après le combat.jpg

Il faut encore traverser l’Yser par le pont de Tervaete qui est pris sous les tirs croisés de l’artillerie ennemie. Un officier fait preuve de courage lors de ce moment difficile. Le commandant Bourg, Blessé au genou lors de l’échauffourée, il sera évacué dans un hôpital anglais jusqu’en décembre 14.

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 Voir prochainement la page consacrée à cet officier et les raisons pour lesquelles Profondeville lui à dédié une rue.

 

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Les blessés attendent  la nuit suivante pour être pris en charge par le service de santé.

Le témoignage de Jean Defosse de Profondeville

brancardier, infirmier , profondeville, Arbre, Bois-de-Villers, lesve, Lustin

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Les brancardiers et infirmiers fouilleront le champ de bataille afin de retrouver les blessés. Jean Defosse de Profondeville est brancardier ( tout comme son ami Alphonse Jaumain) au 8ème de ligne. "Le 19, je fus désigné avec quelques compagnons pour un poste établi à Stuyvekenkerke. Dans la nuit du 19, nous sommes allés à Keyem pour y chercher des blessés du 8ème de ligne laissés là depuis les combats de la veille". Il sera grièvement blessé le 23 février 1915 et Alphonse Jaumain tué à ses côtés. Voir la page lui consacrée.

 Les 20 et 21 octobre, la rive droite de l’Yser est abandonnée à l’ennemi, l’armée belge consolide la zone devant Dixmude. Les 11ème et 12ème de ligne y prennent position avec les Fusiliers Marins français. Attaques et contre-attaques se succèdent, de nuit comme de jour. Toutes sont repoussées. De violents bombardements défoncent les lignes belges. Le 11ème régiment est sévèrement bousculé et comptent beaucoup de pertes. Quantité de prisonniers sont faits de part et d’autres, captifs qu’il faut emmener vers l’arrière même pendant les combats et bombardements.

Jules Lenoir est tué

Jules Lenoir, né à Uccle en 1893,  avait donc 21 ans et avait participé aux combats de Liège puis d'Anvers avec la 3ème division. C'est sur l'Yser qu'il trouvera la mort "sur la place du marché alors qu'il accompagnait des prisonniers vers l'arrière". Il sera inhumé à Lesve où une partie de sa famille s'est installée.

Yser, Tranchée, combat, bombardement, 1914, Dixmude

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Son dossier militaire et son dossier inhumation

 Le front s'enflamme de partout.

Au Nord, près de Nieuport, c’est le 5ème régiment de ligne qui est mis sous pression . Plusieurs de nos concitoyens y sont présents. ( Nous les rencontrerons prochainement). Toutes les armes participent aux combats.

les lanciers, les tranchées, Nieuport, Dixmude, L'yser Les lanciers  « renonçant momentanément à leurs éperons » combattent dans les tranchées, (Photo de lanciers)  le génie est sans cesse sur la brèche car de nombreux canaux d’irrigation  (vaart) et de profonds fossés gorgés d’eau coupent les terres. Les géniaques construisent  des passerelles ou des pontons pour le passage de l’infanterie.

Ne pouvant percer le front par les extrémités Nord et Sud, les efforts de l’ennemi se portent sur le centre. Tenu en partie par la 4ème division.

Le front défendu par le 13ème de ligne se situe entre les bornes kilométriques 13 et 14,500. Le II et les mitrailleuses défendent la digue, le III bataillon est en soutien dans les tranchées d’Oud-Stuyvekenskerke, ce qui reste du I (après l’affaire de Keyem) tient Stuyvenskerke.

Yser, tranchées sur l'yser, le 13ème de ligne, octobre 1914,

 (En rouge), les positions du 13ème de ligne le 20 octobre. En vert, les positions du 8ème de ligne. Le 22 octobre, après le passage en force des troupes allemandes dans la boucle de Tervaete, les positions changent. Quatre compagnies du II/13ème partent en soutien du 8ème. (Lignes bleues). les autres bataillons montent en ligne afin de "boucher les trous" laissés par le départ du II/13. (lignes bleues) En noir, la percée allemande au départ de Keyem.

 

Adelin Marchal de Arbre est blessé.

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Blessé d'un éclat d'obus le 21 octobre dans les tranchées d'Oud-Stuyvenkenskerke alors qu'il appartenait à la 4ème cie du II bataillon du 13ème de ligne. Il est transféré dans un premier temps à l'hôpital de Saint-Hilaire en France.

 

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Adelin Marchal, né à Arbre, est également un ancien du 13ème de ligne. Comme ses frères d'armes cités dans cet article, il a connu tous les combats avec son régiment.

Il est blessé le 21 octobre et dans un premier temps soigné dans un hôpital proche du front avant d'être transféré vers Saint-Malo.

 

 

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sl brabant.jpgAdelin Marchal se souvient de certains noms et témoigne en 1934 afin d'établir son dossier d'ancien combattant. Il ne peut s'agir que  du lieutenant Fernand Brabant. Son homonyme A. Brabant, alors adjoint au major Delcourt, a été tué à Keyem.

 

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Le lieutenant F. Brabant et infanterie belge dans les tranchées en 1914.

La bataille fait rage devant Tervaete et  le  matin du  22,  les Allemands parviennent à franchir le pont de circonstance et envahissent la boucle de Tervaete. La boucle de Tervaete, le secteur le plus difficile à défendre. « Il s’agit de juguler le mouvement de l’ennemi ». Les 13ème  et le 8ème s’épaulent pour tenir une ligne de défense appelée  « La corde de Tervaete ». D’autres régiments de ligne  sont appelés en renfort, des grenadiers et des carabiniers montent au feu appuyés par de l’artillerie.

champ de bataille, yser, octobre 1914, 13ème de ligne, 8ème de ligne, la boucle de Tervaete. « Le centre du front, vers la boucle de Tervaete où l’ennemi concentre ses efforts demeure sans secours et la situation devient bientôt critique ». Toutes les réserves sont engagées.

La 42ème division française, appelée en renfort, intervient dès le 24. Grâce à cet appui, la ligne se stabilise bien que l’ennemi pousse de toutes parts.

 « Tenir à tout prix, en s’accrochant au terrain ».

 

 

"Un coin du champ de bataille" note du capitaine E. Nicod

 

 

a mon papa chéri.jpg Le soir du 25 octobre, à 18 heures, dit un rapport, il y a 9145 blessés évacués en chemin de fer, le nombre de blessés hospitalisés sur place  et de ceux  morts pendant le transport du champ de bataille aux gares d’évacuation est évalué à un millier. Il faut encore y ajouter le nombre des morts sur le terrain et  des blessés non retirés et des disparus ».

"A mon papa chéri"  Un dernier cri d'amour dans un cimetière.

 

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Combien parmi ces jeunes lignards de la IIème compagnie du I bataillon du 13ème de ligne sont-ils revenus dans leur foyer?

Ne pas abandonner le terrain

Notre armée est fortement affaiblie. Un nouveau repli est  préconisé. Le tracé du chemin de fer reliant Dixmude à Nieuport sera la nouvelle ligne de défense et afin de bloquer les mouvements ennemis  une inondation entre le remblai de la voix ferrée et la digue de l’Yser est décidée. L’ennemi est bloqué et doit reculer sous la menace des eaux. Ces combats terriblement meurtriers mettront un terme à ce que l’on appelle la guerre de mouvements commencée en août 1914, un nouveau type de guerre s’installe, la guerre de tranchées. Elle durera quatre longues années. Il y aura encore d’autres tués, blessés et prisonniers parmi nos villageois.

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Une des nombreuses photos prises par le capitaine Nicod.

La plaine flamande sous les eaux.

 

 

 Les inondations et le travail énorme des troupes du génie feront l’objet d’une prochaine page. Encore un mort dans nos villages.

 

 

 

Sources

Petite histoire du 13ème de ligne,  pages 29 à 43

L’action de l’armée belge du 31 juillet au 31 décembre 1914, pages  73 à 83

Le 8ème de ligne, historique

La Belgique héroïque et vaillante  Chap XXV Dixmude pages 241 et s

Nos héros morts pour la patrie A. Lyr

Dossiers militaires des soldats cités

Archives du  CICR Genève, les fiches des prisonniers

Archives  des inhumations,  Ministère de l’Intérieur. Dossier Lenoir.

Photos tirées de l'album du général. Nicod, Photos de l'album du 13ème de ligne en 1912, (M. Mathieux) , cartes postales anciennes, photos personnelles

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