15/03/2016

L’attaque allemande contre la ligne de défense française Lesve-Gonoy

Lesve dans le contexte de la bataille de Charleroi.

 

allemands, grenadier, la garde, fusilier, armée allemande

Une carte militaire allemande de l’époque

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 Malheureusement son état de conservation ne permet pas de situer très clairement les lieux des combats. Cette carte a manifestement servi… Un  document vieux d’un siècle.(Coll. privée)

ordre de marche, grenadier de la garde, attaque de la IIème armée

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Un document retrouvé dans les archives de la paroisse de Saint-Gérard, Une traduction sommaire a été réalisée à l’époque par un habitant du village.

 

L’ennemi (dans ce cas, ce sont les Français)  est signalé dans la région de Saint-Gérard

La division attaque et se développe dans la ligne sortie sud du bois Herbié à la chaussée Haye Mayet et Gonoy

La 3ème brigade infanterie de la Garde à droite, la 4ème brigade d’infanterie de la Garde à gauche

Le 2ème régiment d’artillerie de campagne de la Garde soutient le 3ème brigade dans ses positions au sud de Bambois, à l’ouest de la route Fosses Saint-Gérard.

Le 4ème régiment d’artillerie de campagne soutient le 4ème régiment d’infanterie de la Garde dans ses positions au sud de Gonoy à l’est de la route Fosse-Saint-Gérard.

Le IV Régiment d’artillerie de campagne de la Garde doit se mettre en liaison avec le 4ème régiment d’infanterie.

De légères colonnes sont… (signalées ?….)

L’artillerie lourde en position au sud de Haut-vent au lieu ( ?) la 1ère ligne d’artillerie….

Les régiments atteignent  les positions que les brigades d’après les circonstances leur attribuent.

Le corps d’armée le chemin suivant la chaussée vers Philippeville, à droite …

 marlagne, août 1914, la levée, Sart-Saint-Laurent, la SambreLe 22 août 1914

Voyant une menace dans les mouvements du 1er corps d’armée français, le général von Bulöw   concentre deux divisions de grenadiers de la Garde, entre Fosse-la-Ville et Sart-Saint-Laurent. La 1ère division, (4 régiments de grenadiers de la Garde à pied { 1, 2, 3, 4 GRzF} soutenue par de l’artillerie et de la cavalerie, nous concerne car elle combattra dans le secteur Lesve Gonoy, là, où les Français ont établi une ligne de défense.

 

Les objectifs des différents régiments allemands :

ROUGE

L’itinéraire de droite

Le 3RGzF de Taravisée à Lesve puis Montigny

Les deux flèches centrales

Le 1RGzF et le 2RGzF objectifs les fermes puis Saint-Gérard.

L’itinéraire  de gauche

Le 4RGzF attaquera le village de Saint-Gérard. Il  ne nous concerne que lorsqu’il passe devant   le front français entre Gonoy et Maison 

L’artillerie située près de Gonoy  (les 1er et 3ème régiments d'artillerie de la Garde (points noirs)) préparera l’offensive en réduisant autant que faire se peut la défense adverse... Le régiment de chasseurs à pied restera en réserve.

En Bleu, les défenses françaises entre Libenne et les Volées et l’artillerie à Hérande et Au Pape. (voir page du blog)

 

L’attaque

«... laissant la parole à ses batteries et au bataillon d’obusiers lourds » afin de préparer le terrain,  von Bullow masse quelques 10000 hommes pour percer la ligne de défense des Français

Le corps de la Garde, qui a couché sur le champ de bataille la nuit du 22 au 23, reprend sa marche dans la matinée du 23.

Le 3RGzF, parti le matin de Mazy,  assure la protection du flanc de l’attaque exposé à la position de Namur,  aidé en cela par 3 escadrons du 4ème régiment de Hussard. 

historique , régiment allemand de la garde, août 1914, Sart-Saint-Laurent, lesve

 

Il investira ensuite  le village de Lesve et le hameau de Montigny. Durant sa progression, le régiment et les escadrons de Hussards engageront les armes contre des éléments belges en retraite.

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Les pertes du 3ème régiment de grenadiers sont minimes. Un seul tué, le grenadier Decker, de la 8ème compagnie, la première victime du régiment  et cinq blessés dont deux officiers, le lieutenant  von Sid, de la 5ème compagnie blessé alors qu’il était en poste d’observation sur la ligne de feu et le  lieutenant Elstermann, 7ème compagnie,  qui fut blessé par des coups de fusil de chasse à Montigny. Une soi-disant présence de francs-tireurs souvent décriée par l’armée allemande. Rumeur justifiant les exactions.

 Deux extraits de l'historique de ce régiment.

Un autre document émanant du commandant de la 10ème compagnie du 3RGzF révèle d' autres aspects de cette attaque.

 

23. August. Übergang über die Sambre. in den Kampf der 2. Division eingreifen sollte, linker Flügel über Saint-Laurent. Meine Kompagnie erhielt den Auftrag, die linke Flanke der Division gegen Namur zu decken. Ich bog nach Südosten aus und marschierte über .... an die Chaussee...Sart-Saint-Laurent. Hier erhielten wir Feuer aus dem Walde östlich der Chaussee. Der Wald wurde abgesucht, doch ohne bewaffnete Belgier zu finden. Beim Weitermarsch wurde nördlich der Bois de la Haute Marlagne Ferme anscheinend reguläre Belgier, wahrscheinlich abgesessene Kavallerie, beobachtet. Die Kompagnie ging dann nach dem äußersten Gehöft von Sart-Saint-Laurent, Ausgang nach Buzet vor und nahm eine Aufnahmestellung ein. Hier sahen wir zum ersten Male Franzosen. Ein Wagen mit verwundeten, schlecht angezogenen Franzosen erschien. Die Franzmänner fragten nach dem Weg nach Phillipsville. Wir wiesen sie nach Jemeppe, damit sie nicht in Namur über uns Nachrichten verbreiten konnten. Die Kerls sahen noch gerade so aus wie 1870 und stanken scheußlich nach Knoblauch. Im Dorfe fanden wir noch einen sterbenden Franzosen. Da der Kampf sich immer weiter wegzog, entschloß ich mich, meinen Auftrag als erledigt anzusehen und auf den Kanonendonner loszumarschieren. Vormarsch über Lesves, Besinne, Ferme-Montigny.  Überall trafen wir auf sterbende, verwundete oder tote Franzosen. Ein schauerlicher und ungewohnter Anblick. Erfreulich dagegen war der Anblick zweier stehengebliebener französischer Batterien. Mein Pferdebursche, Füsilier Stoppe, der immer mit dem Munde vorne weg war, störte mich durch seine dauernden Zurufe. Als er wieder einmal plötzlich "Es lebe der Kaiser", es war dies unser Feldgeschrei, rief, sagte ich zu ihm: "Halten sie doch endlich den Mund!" Am nächsten Tage fragte ich ihn etwas, da hebt er nur die Hand hoch - das Zeichen für "verstanden". Worauf ich ihm sagte: "Machen sie doch den Mund auf !"  Worauf Herr Stoppe erklärte: "Was soll ich nun eigentlich machen! Sage ich etwas, dann sagen Herr Hauptmann, ich soll den Mund halten, sage ich nichts, dann soll ich den Mund aufmachen !"  Bei der Ferme trafen wir bereits viele deutsche Verwundete, meist vom 2. Garde-Regiment, das stark geblutet hat.  Bei derselben hielt ich zunächst, um eine Patrouille unter Feldwebel Naujork nach dem brennenden St.Gerard zu senden, um festzustellen, ob dort 1. Garde-Infanterie-Division oder Feind.  Naujork hatte sich als erster freiwillig zu der Aufklärung gemeldet. Das brennende Dofr mit seinem Schloß bot einen schaurig schönen Anblick, den man kaum vergessen wird. Naujork stellte fest, daß bei St.Gerard Munitionskolonnen von der Division seien. Wir marschierten nun natürlich hin und biwakierten 12 Uhr nachts ohne Zelte beim Dorf. Wir hatten Glück im Unglück, denn unsere Feldküchen unter den Leutnants Muermann und Haase trafen ein, sodaß wir essen konnten. Ferner fand sich eine Abteilung unter Borcke ein. Wein holten wir uns aus dem brennenden Dorf.

Traduction de M. Uschen Vendenheim

Au matin, jusqu’à midi, le calme régna au bivouac. Légère pluie. En quittant le bois, nous vint l’ordre à la 1e Division d’infanterie de la Garde de soutenir le combat de la 2e Division, l’aile gauche par Saint Laurent. Ma compagnie fut chargée de la protection du flanc gauche de la Division en direction de Namur. Je m’écartai vers le Sud-Est et me dirigea par ( ?)…. vers la chaussée d’ (?) – Sart – St Laurent. Nous fumes pris sous le feu émanent du bois coté Est de la chaussée. Ce bois fut passé au peigne fin toutefois sans rencontrer de Belges armés. En continuant notre progression nous repérâmes au Nord du Bois de la Ferme Haute Marlagne des réguliers belges, certainement des cavaliers sans montures. Notre compagnie se dirigea après les dernières maisons de Sart-St Laurent vers Buzet et se mit en position de défense. C’est ici que nous vîmes pour la première fois des Français. Une voiture chargée de blessés et de Français mal habillés fit son apparition. Ils nous demandèrent la route vers Philippeville. Nous les envoyions vers Jemeppe pour qu’ils ne puissent donner notre position à Namur. Ces hommes ressemblaient encore à ceux de 1870 et puaient l’ail de façon répugnante. Dans le village nous trouvâmes encore un Français mourant. Alors que le combat s’éloigna, je pris la décision « voilà ma mission accomplie » et pris la direction de la canonnade en avançant par Lesves, Besinne puis vers la Ferme-Montigny. Nous rencontrâmes en route des soldats Français blessés, mourants sinon déjà morts. Quel affreux et inhabituel spectacle. Ce qui fut plus réjouissant à voir ce furent les 2 batteries françaises restées sur place.( Voir ci-dessous)  Le soigneur de mon cheval, le fusilier Stoppe à la langue bien pendue, m’irrita avec ses appels répétés. Alors qu’il lança derechef notre cri de campagne « vive le Kaiser » je lui dis « mais taisez-vous donc pour une bonne fois ». Le jour suivant comme je lui demandais quelque chose, il leva simplement la main ce qui est notre signe pour signifier « c’est compris » sur quoi je lui répondis « mais parlez donc ». Monsieur Stoppe répliqua « mais que dois-je faire ? Quand je parle, le Hauptmann m’ordonne de me taire et quand je me tais je dois ouvrir mon bec ». A la Ferme nous rencontrâmes beaucoup de blessés en majorité du 2e Régiment de la Garde, régiment qui fut sévèrement malmené. (la ferme de Hérande comme le signale le curé Petit? { voir page sur le village de Lesve}) J’avais décidé d’envoyer une patrouille sous le commandement du Feldwebel Naujork, vers le village de St Gérard incendié avec mission de reconnaître l’occupant cad 1e Garde Division ou bien ennemi ? C’est Naujork qui se porta comme premier volontaire pour cette patrouille. A son retour, il rendit compte qu’à St Gérard des colonnes d’approvisionnement en munitions de notre Division y font arrêt. Le spectacle de cet incendie de village avec château fut un inoubliable et beau spectacle. Naturellement nous nous dirigeâmes en cette direction pour bivouaquer à minuit et sans tentes aux abords du village. Dans notre malheur une chance s’offrit à nous par l’arrivée des roulantes, sous la conduite du Lieutenant Muermann et Haase, si bien que nous pûmes nous restaurer. Plus tard arriva un détachement sous la conduite de Borcke. Dans le village en flammes,nous nous servîmes en vin .

 "Nous fumes pris sous le feu émanent du bois coté Est de la chaussée. Ce bois fut passé au peigne fin toutefois sans rencontrer de Belges armés".

Serait-ce l'escarmouche entre la compagnie du commandant Bourg qui fit quelques victimes parmi cette unité allemande. Plusieurs éléments semblent abonder dans ce sens.Nous les analyserons plus spécifiquement  dans la page consacrée au commandant Bourg..

Sart Saint Laurent, commandant Bourg, retraite, troupes de forteresse, profondeville

 

 

"En cet endroit, il n'hésite pas à attaquer un fort parti de cavalerie qu'il a surpris au (bivac) bivouac. L'ennemi est contraint de fuir"

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Un extrait du  rapport contenu dans le dossier du colonel Bourg.

Le commandant Bourg  précise qu'il y aurait eu une quinzaine de tués chez l'ennemi.

Le prêtre du village signale une quinzaine de corps de soldats allemands retrouvés sur le territoire de la paroisse.

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L'officier allemand signale également les batteries françaises abandonnées près des fermes de Libenne et Hérande.

Il note également que de nombreux soldats allemands sont soignés dans une ferme. Serait-ce la ferme de Hérande comme le rapporte le curé de Lesve, l'abbé Petit dans ses notes? Voir la page sur le village de Lesve dans la tourmente.

colonel Bourg, Profondeville, Sart-Saint-laurent

Les campagnes entre Sart-Saint-Laurent et Fosses-la-Ville. Bleu, la ferme du Bijard tenue par les Français du 84ème régiment d'infanterie. Vert, la ferme de Folle Pensée, lieu de la probable escarmouche entre Belges et Allemands.Ce sont deux des fermes endommagées lors des combats.

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Les 1er et 2ème RGzF

Appuyés par l’artillerie installée à Gonoy, les 1er et 2ème RGzF attaqueront les défenses de Lesve-Gonoy et s’empareront de Libenne, Hérande et Les Volées. La position de Libenne étant le principal objectif. Prise par une compagnie du 2ème RGzF, la ferme sera incendiée. Les assaillants y feront un butin de guerre important… des pièces d’artillerie abandonnées dont le nombre ne correspond pas aux pertes déclarées par les défenseurs français. Les deux régiments adoptent la même disposition alignant leurs deux bataillons de grenadiers en première ligne et le bataillon des fusiliers en seconde. Dès 5 heures (a.m) le contact a lieu, si les grenadiers du  2ème régiment voient les obus français « leur passer au-dessus de la tête », ceux du 1er régiment, plus exposés,  sont sévèrement ébranlés. De plus le relief rencontré par ce dernier est plus difficile. Les pertes sont importantes lors de l’approche. Par contre la prise de Libenne et les combats au corps à corps coûtera cher en vies humaines au 2ème RGzF.

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historique, régiment de la garde, août 1914, Namur, lesve, Saint-Gérard

 1RGzF  déplore 30 tués et 66 blessés. Disparus ?

 2RGzF compte lui 46 tués dont deux lieutenants, 169 blessés et 66 disparus

 

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Des tombes françaises près de la ferme des Volées. c'est là que le curé Petit et son assistant enterrèrent sous le feu allemand, une quinzaine de soldats français.

Le dimanche 23… « Déjà vers 10 heures, les obus allemands éclataient vers la Levée (entre Bambois, Sart-Saint-Laurent et Lesve)  mais le plein de la bataille éclata vers midi. Il y avait une escarmouche assez violente aux environs du Bois de Graux", un hameau entre Lesve et Maison. Là où les Français ont particulièrement mis les fermes de Libenne,  Hérandes et les Volées en défense.

Lesve, curé de Lesve, le 22 août 1914, le 23 août 1914

Le début du rapport sur les combats que fait le curé de Lesve.

Tranchées, nids de mitrailleuses et batteries d’artillerie protègent les fantassins. Le dispositif est solide.

Légende: 1= bataillon Deray, 2= bataillon Guasco, 3= le groupe d’artillerie Denommé, 4= le groupe d’artillerie Bourette, 5= le 127ème RI en réserves, 6= les batteries d’artillerie d’appoint.

Les fermes de L Libenne, H Hérande, V les Volées, P Au Pape

carte militaire de 1914

Le capitaine Deray du  II/43  fixe  les 6ème  et 7ème  compagnies sur le plateau de Marlagne, la 8ème, sera  troupe de manœuvre (qui doit déboucher en terrain libre et écraser les réserves ennemie) et la 5ème en couverture sur les pentes Sud du ravin de Lesve.

Une section de mitrailleuses bat le ravin sud de Lesve.

Le capitaine Guasco du III/43, dispose les 9ème , 11ème  et 12ème  compagnies en première ligne de la ferme des Volées à la ferme de Libenne, la 10ème compagnie reste en réserve en échelon au Sud de Libenne.

Le I/43 du capitaine Charpy est envoyé aux lisières Nord et Nord-Ouest de  Saint-Gérard tandis que le 127ème RI du colonel de Fonclare occupe l’espace entre le I/43 et la ferme de Libenne avec mission de couvrir  le terrain menant vers Maison Saint-Gérard. Le 127ème RI est en réserve prêt à épauler le 43ème RI.

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 Une vue de la ligne de défense,  prise depuis la ferme Au Pape

 all 012.jpgL'attaque frontale des 1er et 2ème régiments de grenadiers de  la Garde. La ferme de Libenne. Les ébauches de tranchées du 43ème RI. 

Le 127ème, d'après les notes du sergent Cuviliers n'aurait pas creusé de tranchées, les hommes auraient refusé...(?)

Libenne, Bois de Graux, Lesve, marlagne

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Les trois fermes, Libenne, Hérandes et Les Volées

Des combats meurtriers

Östlich von Fosse tritt das Regiment in seinen Gefechtsstreifen zwischen 4. G.R. und 1. G.I.Brig. ein (3:30h nachmittags), an der Spitze das I. mit wenig Schützen, durchschreitet die Artillerie und entfaltet sich östlich Gonoy, zum Angriff, II. (rechts) und I. vorn, F. und M.G.K. dahinter (4:00h nachmittags). Die Bataillone steigen hinab in einen Grund mit Wald, gehen weiter gegen die Höhe des Gehöfts Libenne, die Vorstellung (vorgeschobene Stellung) des Feindes. Der sendet ziemlich wirkungsloses Schrapnellfeuer ; es wird mit Hurra begrüßt. Ein Zug der 2. Kp. nimmt das Gehöft, es geht in Flammen auf. Bald schweigt der Feind. Seine Infanterie zieht ab, die Artillerie kommt nicht mehr fort,  6 Geschütze und 12 Munitionswagen werden die Beute des Regiments. Auf der Höhe von Libenne kommen die Unterstützungen in starkes Geschützfeuer  (5:00h nachm.), (die ersten schweren Granaten machen Eindruck) es treibt sie vorwärts.  
Das Regiment steigt einen Grund hinab und hat die Hauptstellung, Dorf St. Gerard und die Höhen westlich (rechts) davon vor sich. Lebhaftes Feuer der vorzüglich eingenisteten, fast unsichtbaren französischen Schützen schlägt ihnen entgegen, geht freilich vielfach (oftmals) zu hoch. Die Grenadiere lassen sich nicht aufhalten, nur einzelne Teile, die etwas vom Feinde sehen, feuern von 900m ab. Sonst folgt ein Sprung bald dem anderen. Das Dorf zieht an, die Schützen schieben sich etwas nach links zusammen, der Regimentskommandeur setzt das F. auf der ganzen, dadurch ziemlich dicht werdenden Linie ein, der allgemeine Drang nach vorwärts läßt kein langes Halten zu. Der Feind weicht aus dem brennenden Dorfe und dem Walde. Nur vereinzelt stellt er sich zum Nahkampfe. Das Regiment sammelt sich am Eingang von St. Gerard. Von dort rückt es bis Graux vor (Biwak). Auf dem Gefechtsfelde liegen Tote der französischen Regimenter 33, 43, 84 und 127.
 
Traduction de M. Uschen Vendenheim
 
A l’est de Fosse, le régiment prit sa position en ligne de combat entre le 4e Rgt de la Garde et la 1ere Brigade de la Garde (15H30), en pointe le 1er avec peu de fusiliers dépasse l’artillerie et se déploie à l’est de Gonoy pour l’assaut, le 2e (à droite) le 1er en avant, les fusiliers et compagnies de mitrailleuses derrière eux (16H). Les Bataillons descendent dans un vallon boisé, progresse vers les hauteurs et la ferme Libenne, position avancée de l’ennemi. Les Français déclenchent un feu de shrapnels sans grand effet ; il est salué par des « Hourrah ".
Un détachement de la 2e compagnie s’empare de la ferme qui prend feu et monte en flammes. L’ennemi est réduit au silence. Son infanterie se retire, l’artillerie n’arrive pas à suivre et c’est ainsi que 6 canons avec 12 voitures de munitions devinrent le butin du régiment.  Sur la hauteur de Libenne, les renforts sont pris sous un feu violent d’artillerie (17H) et les obligent à avancer (les premiers obus lourds font leur effet)
Le régiment descend le vallon et prend la position principale, le village de St Gérard ainsi que les hauteurs à son ouest (à droite). Un tir nourri des Français retranchés et bien camouflés les accueille, néanmoins dirigé beaucoup trop haut. Nos grenadiers ne se laissent pas retenir et ce ne sont que quelques-uns qui ont repérés les Français, qui ouvrent le feu à 900m. A part cela, les bonds en avant se succèdent. Le village se rapproche, notre artillerie se regroupe sur  la gauche et sur ordre du commandant le régiment, ouvre un feu dense sur toute la ligne, la ruée générale en avant ne laisse aucun temps de répit. L’ennemi se retire du village en flammes et de la forêt. Il n’y avait que peu de combats rapprochés. Le régiment se regroupe à l’entrée de St Gérard et de là, se dirige vers Graux pour le bivouac. Sur le champ de bataille jonchent les morts des 33e, 43e, 84e et 127e régiments d’infanterie français.
 
Note: En début de conflit  le « hurra » fut poussé lors de l’assaut. Effet psychologique sur l’ennemi (?), toujours est-il qu’il se perdit durant le reste du conflit afin de renforcer l’effet de surprise.

L’artillerie allemande au nord du Gonoy pilonne le front. Les batteries françaises répondent mais ne parviennent pas contrebattre efficacement les positions adverses trop bien « abritée des vues ». Le combat d’artillerie fait néanmoins  rage. De part et d’autres les hommes subissent, les défenseurs dans leurs ébauche de  tranchées « écrasées sous une pluie d’obus », les assaillants en montant à l’assaut de ces mêmes tranchées. Les obus pleuvent de toutes parts. «  Les obus fusants arrosent d’une pluie de balles un espace plus ou moins grand, en éclatant, ils font un petit nuage de fumée, une lueur et un bruit sec ;  les percutants qui éclatent au choc après avoir touché terre en faisant un bruit assourdissant et en creusant un trou où l’on pourrait mettre trois chevaux, une fumée noire en sort et s’élève à deux mètres de haut et font jaillir autour d’eux des éclats d’obus qui ressemblent à des morceaux de marmites » précise le sergent Cuviliers.

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Après cette préparation,  les 1er et 2ème régiments de la Garde à Pied lancent leur attaque.

Les bataillons descendent dans le ravin nord  de Lesve, un terrain vallonné et boisé. Puis remontent le versant vers la ligne des crêtes, là où se trouvent les fermes. Ils progressent par bonds malgré le feu des artilleurs français. « Au loin, ces masses sombres, ce sont les Allemands. Des vagues de Grenadiers  que l’on « voit sortir des bois à 1200 ou 1500 m de nos positions … à l’orée du petit bois, au Nord-Ouest du plateau, une de nos batteries de 75 est installée. Elle sème la mort dans les rangs prussiens.  Un avion allemand vient survoler. C’est la batterie que cherche le taube (avion de reconnaissance allemand). Il l’a vue et trace plusieurs circonférences et fuit à tire d’ailes. Immédiatement les obus pleuvent autour de la batterie. Les batteries du commandant Denommé sont sérieusement prises à partie.L’officier reçoit l’ordre de se replier vers la ferme Au Pape. « Mais au moment même ou les avants-trains sont amenés, le groupe est écrasé par une salve d’obus explosifs - un tir remarquablement réglé - qui tuent une partie du personnel et des chevaux. Les autres chevaux affolés s’échappent dans toutes les directions. Ils sont arrêtés par l’adjudant Dubois qui par trois fois revient avec des conducteurs (les MDL Leclercq et Galichet, les canonniers conducteurs Bertier Guyot et Merger) reprendre  sous le feu de l’artillerie ennemie,  les canons et les caissons restés en place ». Ces hommes seront cités à l’ordre du régiment et l’adjudant Dubois nommé immédiatement au grade d’adjudant-chef.

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all 010.jpgTrois extraits du JMO du 15ème RAC et la sépulture de l'artilleur au cimetière militaire de Dinant.

 

Photo d'un avant-train d'artillerie français après le pilonnage.

Le lieutenant Baget disparu et en réalité prisonnier le 24 août.

 

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Les archives du comité de la Croix Rouge Internationale indique dans ces registres que le lieutenant Baget fut fait prisonnier le 24 août dans les environs de Saint-Gérard. Il tentait certainement de traverser les lignes ennemies afin de rejoindre son unité.

 

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« Vers 15 heures, l’ennemi débouche devant la brigade Marjoulet. Le 43èmeRI que soutiennent les batteries du 15RAC à la crête d’Hérande subit stoïquement le choc malgré l’avalanche des obus de tous calibres ».  L’attaque se durcit.  Les premiers assauts sont contenus par les défenseurs. Le sergent Cuvilier raconte : « L’ennemi tente vainement, (à partir de 11 h 30 note-t-il), de déboucher de ses couverts. Les fusils sont prêts et nul n’ignore son devoir. Pendant près de trois heures, les  vagues allemandes sans cesse renouvelées viennent avec une énergie et un entêtement farouches, se briser tour à tour contre nos lignes ». Ce sera pour beaucoup un baptême du feu d’une extrême violence. Une compagnie de Grenadiers du 2ème régiment bouscule les défenses et investit la ferme de Libenne. Combats terribles à la baïonnette dans lesquels les Français laissent 80 fantassins sur le champ de bataille. Les pertes allemandes sont également très importantes, des morts de part et d’autre  à la mesure des combats.

Des assauts qui font rage sur toute la ligne de front

 

Les soldats allemands foncent sur les lignes françaises poussant des "Hourras" , (leur cri de guerre) poussés par l'envie de recevoir une Croix de Fer qui aurait récompensé leur ardeur au combat. Un des historique signale le fait

Le 43ème et le 127ème sont très éprouvés et les lignes fléchissent. « évacuer le centre de résistance par échelons successifs en commençant par l’artillerie » ordonne le général.  Décrocher tout en combattant ! L’artillerie dans un premier temps puis ce sera  au tour de l’infanterie. Le groupe d’artillerie du commandant  Bourette évacue la position de la ferme de Hérende   Mais lorsque la 9ème batterie achève la manœuvre et« que le maréchal des logis-chef Fontaine amènent les avant-trains de cette dernière batterie,  six salves  d’obus explosifs de canons lourds s’abattent sur la position  détruisant la plus grande partie du matériel et causant des pertes parmi les artilleurs. Les chevaux épargnés se sauvent dans tous les sens emmenant les avant-trains. Le commandant Bourette et ses trois capitaines qui avaient échappé à cette tourmente essaient  de préparer l’enlèvement du matériel  mais la crête se couvre d’infanterie ennemie (et sous le feu de mousqueterie des grenadiers) ,  les officiers sont  forcés de renoncer à leur entreprise et de gagner Lesve….Malgré le danger,  le chef Fontaine et ses servants trouvent le moyen de ramener  les canons ».

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Cet événement provoque un début de panique dans les lignes françaises, égarement vite récupéré énergiquement  par les officiers. Moment de panique également vécu par les assaillants alors que l’artillerie française tire sur leurs lignes.

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"Amener les avant-trains"

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Des extraits du JMO du 15ème RAC. la liste des victimes et les citations.

Les tués, blessés, prisonniers et disparus.

Les soldats tués sont repris sur le site Mémoire des Hommes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le sergent Houque Fernand du 127ème régiment d'infanterie (il avait fait son service militaire au 135ème RI. Il était de la classe 1910 et originaire de Lille. A droite, le soldat Lannoy Joseph, du 33 ème régiment d'infanterie, il était de la classe 1909 et originaire de Bethune.

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Le premier est tué à l'ennemi, le second est considéré comme disparu au combat.

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Le soldat Lannoy: Disparu à Saint-Gérard le 23 août  1914. Décès fixé au 23 août 14 à Saint-Gérard d'après un jugement déclaratif de décès rendu   par les tribunaux civils de Lille, le 16 décembre 1920.

 

 

 

La position est abandonnée, les bataillons se replient suivant un ordre bien précis et se couvrent mutuellement pendant leur repli. Alors qu’il protège la manœuvre de la compagnie voisine, le sergent Cuviliers  se retrouve en première ligne.

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Le sergent Cuviliers était un moine capucin, Benoît-Joseph d'Embry, qui a repris du service

comme sergent dans une compagnie du 127ème RI.

Il raconte :  « Les balles  commencent à siffler et les obus aussi. La 10ème compagnie se replie. L’ennemi a vu cette retraite. Il va s’avancer. Des casques à pointe apparaissent. Je les ai aperçus. Je commande  de préparer le tir, un feu par salves et au moment ou les Allemands font le bond en avant, je crie FEU ! Les balles sifflent, le tir est efficace. Plusieurs tombent. D’autres viennent de l’arrière. Ils comblent les vides que notre premier tir a faits. FEU à volonté et l’on tire. Les Allemands ne progressent plus. Mais aiguillonnés par leurs officiers, les grenadiers reprennent le combat.  « Derrière leurs lignes de tirailleurs, des masses en colonnes. Un officier à cheval les précède. » Le tireur d’élite de la 11ème compagnie le prend comme cible et fait feu. « L’officier tombe. Un moment les masses flottent, indécises ». La réaction ennemie  est immédiate. «  Une mitrailleuse ennemie ouvre le feu sur nous, de flanc, nous n’en avons pas pour lui répondre ». C’est épouvantable. Le sous-lieutenant nous ordonne de nous replier.  

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La position d'une mitrailleuse allemande près de la chapelle Saint Roch à Lesve et son champ d'action. Sur la carte de gauche, la mitrailleuse se trouve près du chiffre 3

Au-delà c’est le ravin de la vallée. Nous y descendons. Les balles sifflent au-dessus de nos têtes. Il faut, à coups de crosse, se frayer un chemin à travers les fils de fer qui partagent les prairies. Et le sifflement des balles se fait plus strident. Sur l’autre lèvre du ravin qu’il nous faut gravir, c’est terrible. Élargissez les intervalles crie le sous-lieutenant.. Nous passons la crête. A 100 m, un superbe château et une ferme qui en dépend.

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Le château (à droite) et la ferme qui en dépend (à gauche) 

Ordre de nous replier dans le village. Le capitaine et une trentaine d’hommes débouche par le parc du château. Il n’ a plus de nouvelles des 1ère et 4ème sections restées dans le petit bois.

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On devine la déclivité de ce que les rapports appellent le Ravin de Lesve. La descente vers le « petit bois et la chapelle aux Loups » puis la remontée vers le village.

Nous l’apprîmes plus tard, elles y avaient été cernées et écrasées ( ?) ». Le combat continue. « Le commandant Vincens est étendu mort sur le pas d’une porte. Quelques blessés sont dans cette maison. On renonce à les évacuer. Je fais l’appel de mes hommes, deux manquent, deux sont blessés, nous les portons sur notre dos, à tour de rôle. Ordre nous arrive de nous replier vers le village où se trouve le colonel ( Bioul) . Il faut fuir en hâte.

commandant Vincens, 127ème RI, Saint-Gérard, 1914, Mauléon, France,

cimetière militaire de Dinant, Mauléon, France, 127ème RI

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La fiche du commandant Vincens, né à Mauléon, France en 1864, sa sépulture à Dinant. Citation  "Superbe attitude et admirable énergie au feu. Est tombé mortellelement blessé en entraînant son bataillon à l'attaque".

Le carnet de notes de Gérard Soyez.

127ème régiment d'infanterie, combat de Saint-Gérard, bataille de Charleroi, le 11ème corps,

 

Gérard Soyez, à 109 jours de sa démobilisation...;

Ce témoin vient, par ses notes très précises, expliquer les derniers moments de cet officier. Le sergent Gérard Soyez est aux côtés du commandant Vincens. Il était occupé à prendre ses ordres pour la suite des combats lorsqu'une balle faucha son chef. Son récit:

127ème régiment d'infanterie, Saint-Gérard, Lesve, Arbre-Besinne, Maison-Saint-Gérard, Libenne, Hérandes, Les Volées, Bioul

Saint-Gérard, 1914, 127ème régiment d'infanterie, régiment de la garde, Libenne, Hérandes, Les Volées, Lesve, Maison Saint-gérard

 

Une batterie du 27ème d'artillerie repérées par les aéros allemands, un peu en avant de nous subit quelques avaries

 

16 heures, ordre de se replier

 

 

L'ennemi est à la crête devant nous, nous sommes alors en premières lignes,

 

On leur envoie des balles à profusion, on en dégringole quelques-unes...

 

Ils sont en force et puis nous sommes encerclés

 

Le commandant tombe à mes côtés frappé d'une balle au ventre. il me dictait un ordre pour la 4ème compagnie

J'appelle mes hommes pour le transporter, personne ne m'entend tellement la fusillade est forte

 

je lui demande s'il n' a rien à me dire

"Ma femme et mes enfants"

commandant Vincens, 127ème RI, août 1914, Saint-Gérard, attaque allemande, invasion allemande,

"et il cessa de parler, il était bien touché, il agonisait.

 

Le sauve qui peut retentit

il faut partir en l'emmenant".

 

Le lieutenant Mercier de la 4ème compagnie, une balle au cœur.

lietenant Mercier, août 1914, le 127ème régiment d'infanterie, Saint-Gérard, bataille de la Sambre

 

 

 

 

 

 

 

 

Le soldat Puchois est tué

victime, mort au champ d'honneur, Saint-Gérard, bataille de la Sambre, Combat de saint-gérard, août 1914

 

 

 

 

 

 

Pour le régiment, en ce 23 août 1914, les pertes s'élèvent à 110 tués pour ce seul combat. Et combien de disparus, de prisonniers et de blessés. Gérard Soyez au 127ème RI, à dr.  sur la photo.

photos de soldats, soldats français, 127ème régiment d'infanterie, Saint-Gérard, août 1914, le 23 août 19814

soldat inconnu en 1914, Saint-Gérard, la bataille de Charleroi, la bataille de la Sambre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Combien de disparus ou d'inconnus parmi les corps relevés?

Dans le cimetière allemand de Maison Saint-Gérard, sur le chemin des fermes.

Y sont enterrés des soldats allemands morts lors de ces journées mais aussi des Belges et des Français. Beaucoup sont inconnus. Des pierres tombales retrouvées dans le cimetière remis en cultures depuis sa désaffectation 

cimetière allemand, Saint-Gérard, Libenne, les combats de Saint-Gérard

Saint Gérard, tombes de 1914, pierres tombales

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

La sépulture provisoire d'un officier belge du 13ème de ligne, probablement tué lors des combats d'Ermeton sur Biert. Derrière, la tombe d'un soldat allemand, Max Winter de la 6ème compagnie du 2 GRzF. On y retrouve également, "un tirailleur algérien", "un soldat français." des corps non identifiés...

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Une phrase extraite des notes du sergent....qui fait, plus encore,  comprendre au lecteur  l’horreur des combats.

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 «  Des champs d’avoine forment une mer de feu qui arrête les progrès de l’ennemi mais dévore sans doute nos pauvres blessés qui à bout de forces n’ont pu s’échapper».

 Les pertes allemandes du 2RGzF, le régiment qui s'est emparé de la ferme de Libenne.

Liste reçue de M. Jens Johannsen

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Une partie de la 9ème compagnie du 2GRzF alors en position sur l'Yser.. Combien de ces soldats étaient-ils à Saint-Gérard? Photo de M. Jens Johanssen

Une fiche militaire sur les soldats morts au combat. Siebert Karl de la 2ème compagnie

Offiziere:
Leutnant Rudolf Freiherr von Reibnitz, + 23.8.14
Leutnant Maximilian von Zelewski Hackenbeck + 23.8.14

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Unteroffiziere / Mannschaften:

1. Kompagnie,
Unteroffz. Willi Pfaar
Reservist Otto Koch
Grenadier Ernst Langensiepen

2. Kompagnie,
Unteroffz. d. Res. Franz Weber
Unteroffz. Johann Langbehn
Grenadier Stanislaus Mackowiak
Grenadier Karl Siebert
Grenadier August Corell
Grenadier Robert Frye
Grenadier Fritz Erler
Einj. Frw. Ernst Jonas
Grenadier Conrad Heimes
Grenadier Wilhelm Stephan

 3. Kompagnie,
Grenadier Josef Kannengießer
Grenadier Heinrich Thomsen
Grenadier Peter Heiskamp
Reservist Hermann Kanne
Grenadier Richard Knapfel
Reservist Karl Apell
Reservist Paul Block
Grenadier Eduard Severin
Gefr. d. Res. Friedrich Rössel
Grenadier Otto Wurl
Reservist Josef Severin

all03.jpg4. Kompagnie,
Unteroffz. Johann Specht
Gefr. Joseph Bernhard
Gefr. Heinrich Hagenat
Reservist Friedrich Kipper
Grenadier Heinrich Eickelmann

 5. Kompagnie,
Reservist Wilhelm Kosak
Grenadier Johannes Lichter
Hornist Johannes Altmeyer

6. Kompagnie,
Grenadier Ernst Schmitz
Grenadier Max Winter
Grenadier Johann Fürlings
Grenadier Andreas Kruck
Grenadier Johann Mlody
Grenadier Peter Wilmuth +22.8.14

 7. Kompagnie,
Res.Grd. Johann Thüner
Grenadier Hermann Löwenkamp
Res.Grd.Karl Heinze
Grenadier Heinrich Kuhlmann
Res.Grd. Karl Folta
Grenadier Wilhelm Göb
Res.Grd. Hermann Peters

8. Kompagnie,
Grenadier Arthur Hoffmann

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9. Kompagnie,
Reservist Johann Radkowski

 

10. Kompagnie,
Unteroffz. Aloys Kohs
Gefr. d. Res. Albert Schmidt
Füsilier Josef Sungen

Reservist Walter Mau
Füsilier Otto Frisch

11. Kompagnie,
Füsilier Albert Plettke 

12. Kompagnie,
Füsilier Andreas Kruse

 

Sources

Merci à Madame Ch. Desagher, l'arrière petite-fille du sergent Gérard Soyez pour nos avoir permis de reproduire une partie de ce carnet de notes. Voir également le site

Le Chtimiste, les carnets de notes.

Georges Gay,... La Bataille de Charleroi : . Août 1914. Préface du maréchal Franchet d'Espérey pages 390-395

La défense de la position fortifiée de Namur, op. Cit

Les historiques des régiments de la Garde

 Das Ehrenbuch der Garde.

Semper Talis

 Les JMO des régiments français

le 43ème RI, le 127ème RI et le 15ème RAC

Les notes du sergent Cuviliers pages relatant les  journées du 22, 23 et 24 août.

Archives de l'Evêche de Namur, les communes concernées: Lesve, Maison-Saint-Gérard, Saint-Gérard, Sart-Saint-Laurent.

Les trains d'artillerie, photos reçues de M.

Michel Body voir http://1914-18.be/

Les archives du Comité International de la Croix Rouge, les prisonniers, fiches individuelles et listes des camps

http://grandeguerre.icrc.org/fr

Le site de mémoire pour les soldats allemands décédés

http://www.weltkriegsopfer.de

Mémoires des Hommes (pour les soldats français)

http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/article.php?larub=3

Cartes postales anciennes.

Photos personnelles et documents coll. privée (carte militaire allemande)

Dossier du colonel Damien Bourg

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 Remerciements particuliers à

M. Heinrich Nädler et M. Jens Johannsen  pour leur documentation et leur aide

Vielen dank

13:17 | Lien permanent

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