19/07/2016

Ernest Marquant, fantassin au 208ème RI, un soldat égaré derrière les lignes ennemies

 Merci à ..... (voir sources)

Ernest Marquant et la famille de Jean-Baptiste Marchal habitant  Bois-Laiterie

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Ernest Marquant, photographié en Allemagne.

La famille de Jean-Baptiste Marchal, photographie prise dans le verger familial à  Bois-Laiterie. 

De gauche à droite, X?, le papa et le fils.

Le courrier échangé

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Sa fiche de prisonnier. Prisonnier à MONS (Belgique). Impossible, le 208ème RI n'était pas dans cette zone de combats.

Holzinsden, le 25/9/1916

« Chers amis, je suis en bonne santé, j’espère que vous êtes de même. Je n’écris pas plus souvent, vous devez le comprendre, ce n’est pas que je vous oublie, vous doit reconnaissance. Amitiés à toute la famille"

La photo est prise dans la "chambre" qu'il partage avec un autre prisonnier. Au mur, deux photos et une armoire avec quelques provisions certainement reçue dans des colis de son épouse. Sa tenue est soignée, très soignée même.

"Je vous dois reconnaissance"

Une autre lettre est plus explicite quant à sa connaissance du village.

Le 20 décembre 1917,

« Cher ami Jean, je suis heureux de recevoir votre charmante carte du 4 /12/1917. de vous savoir en bonne santé ainsi que votre chère famille, suis de même heureux qu’Aline soit guérie du croup. Vous me demandez si j’ai des nouvelles du petit Constant. Il doit travailler dans une ferme car depuis le mois de mars 1916 que je l’ai quitté au camp de Senne, je n’ai plus entendu causer de lui. Je le regrette bien car c’était un bon camarade et un bon cœur. Je n’ai jamais eu des nouvelles de l’abbé Daiche ne pouvant correspondre entre prisonnier. Je regrette de ne pas avoir reçu vos cartes espérons que ça ira mieux plus tard. Dites à Aline Binamé qu’elle ne répond pas vite à ma carte du 25/9/1917. Vous quitte faute de place, mes bonnes amitiés à toute la famille. Dans l’attente de vois lire, recevez une bonne poignée de main…. ».

Constant vivait également  à Bois-Laiterie. Dans un premier temps, il avait été recueilli et soigné par les religieuses de Burnot . A sa guérison, et ce afin de le soustraire à l'occupant, il fut  caché dans les bois de Rivière et pris en charge par une autre famille. Il fut certainement capturé en même temps qu'Ernest car ils sont tout un temps dans le même camp de prisonniers. " je le regrette car c'était un bon camarade". Un troisième soldat recueilli par les villageois connut un sort identique. Voir fin de cette page

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A la lecture de ses écrits, il semble être au fait de la vie au village dont il connaît plusieurs familles. Outre Jean-Baptiste Marchal, son principal interlocuteur, il correspond avec la demoiselle Aline Binamé, « je suis heureux d’apprendre qu’Aline est guérie du Croup…, et dites à Aline (Binamé), qu’elle ne me répond pas à ma carte du 25 juillet 1917… ». De plus il n’ignore pas le sort de l’abbé Daiche, le curé de la paroisse. « je n’ai jamais eu de nouvelles de Mr. l’abbé Daiche, ne pouvant correspondre entre prisonniers ». En effet, le curé Daiche est emprisonné en Allemagne « détention punitive" pour avoir tenu des propos trop patriotiques.

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L'adresse de son camp Lager Holzminden, baracke 66 et curieusement il se renseigne comme CIVIL. La fiche de prisonnier de l'abbé Daiche retenu au camp de Siegburg;

Qui est donc Ernest Marquant ?

Lorsque nous avons retrouvé les documents le concernant:  Un soldat français - Ayant vécu un certain temps au village au point de connaître le sort de plusieurs villageois ( Il a été recueilli et "remis sur pied" par les religieuses de Burnot)- Prisonnier de guerre écrivant à une famille de Rivière - Rivière, village ayant été défendu par le 148ème régiment d’infanterie...

Tous ces éléments nous donnaient à penser qu’Ernest Marquant faisait « logiquement » partie de ce régiment et qu'il avait côtoyé ces familles lors de son passage dans le village. En réalité, ce soldat français faisait partie du 208ème régiment d’infanterie qui a combattu le 23 août à Anseremme. Un village relativement éloigné de « chez nous ». Alors comment est-il arrivé jusqu'au village?

archives départementales du Nord pas de calais, Calais, la dentelle de Calais, 208ème régiment d'infanterie  Grâce à l’aide de généalogistes et d’historiens français,(voir sources) il a été possible de démêler quelque peu l’écheveau de son histoire.

Calaisien de la naissance à son décès ! Ernest Marquant, né le 23 juillet 1884, est donc de la classe 1904. Il fait son service militaire et termine son « temps » en 1906. Il se marie avec Eugénie Hacquet, le 26 septembre 1908. Les archives de la mairie de Calais signalent la naissance d’une petite fille en 1912. (La seule ?). Veuf, il se remarie, en 1930, avec Jeanne Laure Gautier. Il décède le 18 septembre 1957. Il exerçait la profession de dessinateur de dentelles, la dentelle, une industrie, à l’époque, très florissante à Calais.

soldats inconnus, mort pour la france, tué à l'ennemi, prisonniers, soldats disparus, août 1914, 148ème régiment d'infanterie

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Ernest Marquant selon sa fiche d'enrôlement: cheveux et sourcils châtains, yeux gris, front ordinaire, menton rond,  visage ovale, taille 1m 66

Il est âgé de 30 ans lorsque éclate la guerre. L’âge pour être versé dans un régiment de réserve. Il sert donc au 208ème RI, il y est clairon à la 17ème compagnie.

brigadesq, divisions, régiments français en août 1914 Un régiment de réserve.

Le 208ème régiment d'infanterie, " la réserve du 8ème régiment d'infanterie" a cantonné jusqu'au 20 août dans la région de Vervins. Il faisait partie de la 102ème brigade du général Leleu une des brigades constituant la 51ème division de réserve commandée par le général Bouttegourg. On y note la présence d'autres régiments qui constituaient la réserve de régiments de ligne présents dans notre secteur. Le 310ème pour le 110ème RI, le 273ème pour le 73ème RI... Le régiment n’arrive en Belgique que le 22 août. Il fait halte  à Anthée et  reçoit l’ordre de tenir une partie du front entre Anseremme et Hermeton sur Meuse.

Le 23, le régiment se trouve dans le secteur au sud de Dinant lors de la percée allemande et le 2ème bataillon, dont fait partie la 17ème compagnie d’Ernest Marquant, s'est déployé dans les tranchées  entre la ferme du Rond Chene et le pont d’Anseremme. Une section de mitrailleuses renforce le point de défense. Le pont étant un objectif primordial pour les Allemands, les combats y seront assez violents.

soldats inconnus, mort pour la france, tué à l'ennemi, prisonniers, soldats disparus, août 1914, 148ème régiment d'infanterie   Carte du front tenu par le 208ème. Anseremme au Nord et Hastière au Sud. "Les 6 régiments ont donné" . En vain, les Allemands franchissent le fleuve à Anseremme et à Hastière.

Le pont d'Anseremme, incomplètement détruit le 22 août à 18 heures, permettra le passage de l'infanterie ennemie, le 23 dans la matinée. "Vers huit heures (le 23) ,les Allemands  canonnent vigoureusement les tranchées de la ferme du Rond Chène (la ferme sera incendiée) . Vers 10h 1/2, ils réussissent à jeter quelques fractions d'infanterie sur la rive gauche mais ces fractions ne progressent pas. Les tranchées occupées sur le coteau (par la 18ème cie) et la ferme du Rond chène tenue par un peloton de la 17ème cie sont abandonnées. La section du pont d'Anseremme et la section de mitrailleuses ne peuvent rejoindre le régiment, ces fractions sont décimées ou prises. Une section de la 17ème cie commandée par le lieutenant Maguier continue à occuper sa tranchée, elle est battue par l'artillerie mais nullement inquiétée par l'infanterie. A 3h 1/2, la section de la 17ème cie restée dans sa tranchée (l'ordre de repli n'est pas parvenu)  reçoit des feux de flanc des fractions qui, ayant passé le pont d'Anseremme, ont progressé lentement. Se sentant d'ailleurs isolé, le chef de cette section (lieutenant Maguier) se retire sur Onhaye" . L'engagement a d'autant été plus meurtrier que "les postes de secours ont dû être abandonnés presque aussitôt installés en raison de la violence et de la proximité du feu. Pour cette raison certains régiments (le 208 et le 273) n’ont pu en établir ». Même les unités sanitaires divisionnaires ne parviennent pas à évacuer tous les blessés.

 Anseremme, les ponts sur la Meuse, 43ème régiment d'infanterie, 208ème régiment d'infanterie  Le pont d'Anseremme, les troupes françaises se trouvent sur la rive gauche du fleuve. A gauche sur la photo.

 

 

 

 

 

 

brancardier, ambulances, poste de secours, hôpital de campagne, service sanitaire

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 Charles Durand, brancardier à la 17ème compagnie. Se sont-ils rencontrés?

La 17ème compagnie a été violemment prise à partie par les assaillants. On relève le capitaine Fontaine et le sous-lieutenant Lefèvre de la 17ème compagnie. Une compagnie privée d’une partie de son commandement. C’est la désorganisation Beaucoup d’hommes perdent le contact. Ernest Marquant est certainement de ceux-là. Ce qui semble expliquer la suite de son parcours. Vu l’évolution des combats, le régiment (sauf les 20 et 21èmes cies) se replie et se reforme à Anthée. Le mouvement ne peut se faire en bon ordre, un capitaine tente de rallier à lui les isolés. Suite à l’ordre de repli, le 208ème RI se retrouve à Anthée. C’est à ce moment que l’ on comptabilise les pertes : 10 officiers tués ou disparus et 590 sous-officiers, caporaux et hommes de troupes.

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 Les pertes enregistrées lors du repli sur Anthée et Onhaye. Pour le 208ème RI, 10 officiers,et 590 sous-officiers, caporaux et hommes de troupe.

Pour la 17ème cie, le capitaine Fontaine et le lieutenant Lefevre font partie des pertes.

 

Les pertes chiffrées 

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soldats inconnus, mort pour la france, tué à l'ennemi, prisonniers, soldats disparus, août 1914, 148ème régiment d'infanterie

Le 208ème est le plus lourdement atteint, 69 tués, 150 blessés et 451 disparus ou prisonniers voire ceux qui réintégreront leur unité après quelques jours d'errance.

 

Pour les 6 régiments d'infanterie ayant "donné"

221 tués, 553 blessés et 1381 disparus. Pour un seul jour de combat.

A ces chiffres, il faut encore ajouter les officiers.

 

 

 

La 17ème compagnie perd deux de ses officiers. Une compagnie fortement bousculée lors de ces combats. Sans commandement, la retraite est désordonnée. Des soldats perdent le contact avec leur unité. 

Comment E. Marquant est-il arrivé à Rivière ?

C’est certainement dans cette action que Ernest Marquant s’est retrouvé, comme beaucoup d’autres, isolé de sa compagnie. Sans doute a-t-il erré dans les bois et les campagnes, à la recherche de sa section ou de sa compagnie.

soldats inconnus, mort pour la france, tué à l'ennemi, août 1914, 148ème régiment d'infanterie Selon plusieurs exemples vécus et rapportés dans leurs souvenirs, les soldats perdus tentaient de se procurer des habits civils afin d’échapper à l’ennemi. Ils pouvaient plus facilement regagner leurs lignes. Mais alors pourquoi Ernest Marquant remonte-t-il vers le Nord alors que la logique lui imposait de se diriger vers le Sud ? Il doit avoir remarqué la direction empruntée par d’autres soldats. Il passe par là des troupes de la 4ème division belge qui foncent vers la France. Cela restera une énigme. Que se passe-t-il dans la tête de ces soldats qui sortent de combats difficiles ? Ce faisant, il traverse les lignes allemandes qui se sont déjà bien établies entre Dinant et Namur.

La carte du secteur traversé par Ernest Marquant alors que les unités allemandes sont déjà bien implantées dans l'Entre-Sambre-et-Meuse. Le secteur entre Anseremme et Rivière. Une vingtaine de kilomètres sépare les deux villages. En rouge la percée allemande venant de la Meuse, il y a les 23ème et 24ème division de réserve faisant partie du XIIème corps d’armée. En bleu, la percée allemande venant de la Sambre et poussant vers Saint-Gérard en vue de faire la jonction avec les troupes venant de la Meuse. En vert le secteur de déplacement d’Ernest Marquant pour arriver jusque Rivière. Leur objectif étant (entre autre) était de couper la retraite de la 4ème division belge venant de Namur et à l'armée française se repliant sur la France. Une manœuvre qui ne donna pas le résultat escompté vu l'hésitation des généraux allemands.

Le courrier échangé permet d’appréhender quelque peu les raisons de cette correspondance. Il se dit « redevable » de quelque chose vis-à-vis de son correspondant.

Un fait: Il se retrouve à Rivière. Quand?

Pour le reste on ne peut qu'envisager. Il aurait été accueilli dans la famille Marchal à Bois-Laiterie. Peut-être soigné, certainement logé et nourri et caché car l'occupant est présent dans le village. Mais à Bois-Laiterie, les bois sont nombreux et offrent des possibilités de se cacher lorsque le danger se fait sentir, Il s’intègre quelque peu dans la population au point de fréquenter le curé et des voisins de ses bienfaiteurs.Cela expliquerait le "Je vous suis redevable"... d'avoir été recueilli et soigné..." Une hypothèse plausible.

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Campagne contre l'Allemagne du 4 août au 23 octobre.

Prisonnier le 23 octobre 1914. Démobilisé le 22 mars 1919.

  Il n’est pas le seul dans le cas. Deux soldats français après avoir été hébergés par les religieuses de Burnot, travaillent dans le couvent. Ceux de passage par Arbre sont dirigés également vers l’institution religieuse. D’autres après avoir repris des forces, tentent, en civil, de rejoindre la France. Malheureusement pour Ernest, il est fait prisonnier le 23 octobre, donc deux mois après les combats. Envoyé en Allemagne, il a connu plusieurs camps Senne, Holzminden et à Rastatt, avant d’être rapatrié via la Suisse pour raison de santé le 12 octobre 1918, arrivé à Annecy le 18 octobre 1918.

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Son dossier après sa libération pour cause de santé.

Rapatrié le 12/10/1918 de Holzminden à Calais via la Suisse. Arrivée en France par le dépôt de Annecy avant de regagner sa ville natale.

Un mois à peine après sa libération l'armistice sonnait.

 

 

 

INAPTE outre mer : Les soldats rapatriés ne pouvaient plus combattre sur le front occidental, mais il aurait pu aller se battre sur d’autres fronts. Vu son état, il est également déclaré inapte pour le front Outre-Mer suite à son passage, le 12 novembre 1918 au comité de réforme à Abbeville.

Ernest Marquant retourne à la vie civile. A-t-il gardé des liens avec la famille de Rivière ?

La descendance de la famille concernée n’en a pas connaissance.

 

 Un autre soldat français au village

Henri Mabille de Poncheville.

Le fils d'une famille de banquiers connue dans le Valenciennois. . Il est mobilisé le 3 août et rejoint son régiment à Lille. Son régiment, qui "monte" en Belgique, participe aux combats que l'on appelle la "Bataille de Charleroi". Le 23 août 1914, "considéré comme disparu et  renseigné comme gravement blessé". Il perd le contact avec son unité. Sa compagnie, la 10ème compagnie/ IIIème bataillon était en première ligne près des fermes Hérandes, les Volées, Libenne.

43ème régiment d'infanterie, août 1914, bataille de Charleroi, les combats de Saint-Gérard, Sordet, infanterie française 1914

43ème régiment d'infanterie, août 1914, bataille de Charleroi, les combats de Saint-Gérard, Sordet, infanterie française 1914

Ayant probablement décroché d'avec son unité lors du repli, le soldat erre dans les bois jusqu'à arriver chez les religieuses de Burnot. Il ne devait pas avoir été si sérieusement atteint car il a été capable de  se déplacer par ses propres moyens. Les religieuses craignant la réaction de l'occupant, l'envoie se cacher  dans le hameau de Bois-Laiterie  où une famille s'occupe également de lui.

1er corps d'armée, 43ème régiment d'infanterie, bataille de charleroi, combats de saint Gérard, la garde  Henri Mabille de Poncheville est fils de Octave Louis et de Leblanc Stéphanie. il est né à Tourcoing le 6 (ou 3?) novembre 1890 mais, lors de la mobilisation,  réside à Valenciennes.

Cheveux blonds, yeux gris, front fuyant, nez rectiligne, grand de largeur moyenne, visage long, taille 1m 66

 

1er corps d'armée, 43ème régiment d'infanterie, bataille de charleroi, combats de saint Gérard, la garde

 

Il a effectué son service militaire au 43ème régiment d'infanterie de 1910 à 1913. Sa fiche le renseigne  comme "bon soldat" , il est rappelé le 3 août. Curieusement, Ernest Marquant ne parle pas de lui. Pourtant ils sont dans le même camp. Holzminden.

Herni Mabille de Poncheville est rapatrié en  décembre 1918.

 

 

La fiche de prisonnier, extrait

1er corps d'armée, 43ème régiment d'infanterie, bataille de charleroi, combats de saint Gérard, la garde Comme Ernest Marquant, Henri Mabille de Poncheville est capturé le 23 octobre 1914.

 1er corps d'armée, 43ème régiment d'infanterie, bataille de charleroi, combats de saint Gérard, la garde Pourquoi à LUSTIN alors qu'il se cache à Rivière? et envoyé au camp de Holzminden. Les deux hommes sont dans le même camp et pourtant dans son courrier, E. Marquant ne fait pas allusion à son compagnon d'infortune.

La fiche de prisonnier

Quant à Constant, les recherches sont en cours...

 Sources

mes correspondants

Mesdames Aline Duchene et Elisabeth Morvant,

Messieurs Alain Dubois, Francis Pech, Alain Stocky et Hervé Toulotte

Merci à eux pour leur aidewink.

Archives militaires françaises, JMO de la 51ème division de réserve, de la 102ème brigade et du 208ème régiment d'infanterie.

Archives ecclésiastiques, évêché de Namur, les paroisses concernées.

J. Schmitz et dom N.  Nieuland, documents pour servir à l'histoire.... tome IV, 1ère partie, le passage de la Meuse.

Archives départementales du Nord pas-de-Calais, la matricule.

Archives de la mairie de Calais

Archives du comité internationale de la Croix-Rouge, fiches des prisonniers

Documents de familles, Mme M. Servais (famille Marchal) et J. Laurent ( Ernest Marquant)

12:52 | Lien permanent

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