14/12/2017

Leur santé se dégrade, les maladies guettent les plus faibles, la mort pour certains.

À force de rester et de travailler  le ventre vide,  de vivre dans des conditions problématiques, la santé des prisonniers s’altère, santé tant physique que psychique.  Beaucoup en garderont des infirmités, des séquelles physiques ou  des maladies pulmonaires  chroniques qu’ils traîneront leur vie durant   . L’esprit est touché également,  la neurasthénie, les amnésies et les dépressions fauchent quantité de prisonniers affaiblis. Que dire des épidémies qui règnent  dans les camps vu la promiscuité des personnes et le manque d’hygiène…

santé des prisonniers, soins dans les camps, lazaret, soins aux prisonniers, maladies dans les camps, des morts, cimetières dans les camps de prisonniersUne photo due à la propagande allemande, une photo censée montrer que les prisonniers disposent d'un service de soins efficace.

Une mise en scène pour les autorités sanitaires des pays étrangers qui viennent contrôler les conditions de vie dans les camps.

Par contre, des photos de prisonniers montrent mieux la réalité. Un baraquement et... où sont les beaux tabliers blancs des chirurgiens?

"les infirmiers et le Major français qui ont enrayé le typhus. Sous la croix un malade guéri".

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santé des prisonniers, soins dans les camps, lazaret, soins aux prisonniers, maladies dans les camps, des morts, cimetières dans les camps de prisonniersLa grippe et  le typhus emporteront bien des malades. Les tuberculeux seront envoyés en Suisse pour y suivre un traitement malheureusement, vu le manque de réactivité du service de santé du camp, ils auront eu le temps de contaminer leurs camarades. Les soins sont pratiquement inexistants dans les camps. Seuls les cas jugés graves sont admis dans les lazarets mais quelle attention les médecins allemands prêtent-ils aux patients ?

 

Et nos prisonniers, quelques extraits de vie.

 Ernest Louis de Bois-de-Villers

 Le plus jeune de nos prisonniers. Il n’avait pas 18 ans lorsqu’il est capturé lors de la chute du fort Saint-Héribert. Il fêtera cet anniversaire derrière des barbelés d’un camp. Peut-on parler de fête… dans ces conditions ?

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s La carte photo envoyée à sa maman, au dos de la carte, 18 ans! En 1915!

Il fume! Une habitude prise au contact de ses camarades?

Deux photos d'Ernest et ses compagnons de captivité . photo 2 au centre du second rang, 3ème photo le 2ème à gauche (debout)

Photo  à gauche, devant un baraquement du camp. des planches protégées par de la toile bitumée.

Ernest Louis de Bois-de-Villers qui, le 12 novembre 1917,  écrit au comité d’aide aux prisonniers en Angleterre : « Monsieur le président, je viens de recevoir votre adresse par un ami et je prends la respectueuse liberté de vous adresser cette petite carte pour vous demander un peu de secours à ma situation, depuis trois ans que je suis prisonnier, et ne pouvant recevoir de secours de ma mère, je vous serais bien  reconnaissant si vous pouviez venir à mon aide et agréer ma demande respectueuse ».

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La demande d'Ernest Louis et la réponse  de l'organisme de secours aux prisonniers.

Il est pris en charge.

 santé des prisonniers, soins dans les camps, lazaret, soins aux prisonniers, maladies dans les camps, des morts, cimetières dans les camps de prisonniers Il séjourne au lazaret de Soltau un mois en début 1916, puis un mois encore à celui de Arys début 1917 et enfin un mois au lazaret de Neidenburg pour entérite. Il reçoit le 17 décembre 1917 au service de surveillance des prisonniers « une drogue pour bronchite sans avoir été l’objet d’un traitement médical complémentaire ».

 

Les soins reçus pendant sa captivité.

 

Comme bien d'autres qui ont reçu également des soins

 

Culot Adelinde Lesve,   passe deux mois à l’hôpital de Senne en juin 1916, puis 7 mois, en 1917 pour gastrite et bronchite et rhumatismes. 

 

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Déjà en traitement dans le camp précédent

Comme beaucoup d'autres, il en gardera des séquelles.

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santé des prisonniers, soins dans les camps, lazaret, soins aux prisonniers, maladies dans les camps, des morts, cimetières dans les camps de prisonniers Joseph Feraille, de Lustin, par manque de soins, garde de graves séquelles pulmonaires  et est  considéré comme grand invalide. D’autres, plus atteints encore,  sont  évacués vers la Suisse ou échangés via la France contre des prisonniers allemands.

Joseph Beguin, de Lesve.

Voir la page lui consacrée.

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 Prisonnier blessé dès août 14,   il est interné le 3 septembre 1914, après avoir été soigné dans le lazaret  de Soltau. Il est déplacé à Manheim le 20 décembre 1916 et le 10 janvier 1917, il arrive au camp de Zerbst. Sa santé se détériore  de plus en plus. Anémie et blessure  graves qui engendrent un état psychique déplorable. Le 21 juillet 1917, il est transféré à Yverdon en Suisse puis il rejoint Veyrier près de Genève.  Malgré les soins reçus, son état nécessite encore de l’évacuer le 3 septembre 1918, sur l’hôpital belge du  Cap Ferrat près de Nice. Il y est soigné énergiquement jusqu’au 11 février 1919, date à laquelle, il revient en Belgique pour sa convalescence.

 santé des prisonniers, soins dans les camps, lazaret, soins aux prisonniers, maladies dans les camps, des morts, cimetières dans les camps de prisonniers Albert Bacq, de Bois-de-Villers, Est un jeune étudiant en médecine lorsque se déclare la guerre. Il s’engage comme volontaire au 13ème de ligne. Simple soldat.  Il est capturé à Keyem lors de l’assaut mené contre ce village. Il a été pris lors de la contre-attaque allemande alors qu’il tentait de se replier vers ses lignes.

Il connaît trois camps de prisonniers, Goetingen, Würzburg et Mannheim

Sa santé périclite et il est atteint d’une maldie à l’estomac. Les soins au lazaret du camp s’avèrent impuissants, il est donc considéré comme malades grave et est envoyé en Suisse. Le 10 juillet, il est rapatrié en France et envoyé à Dieppe et deux mois après, le 25 septembre, il est pris en charge par l’hôpital militaire de Dinard. Une longue convalescence. . Il reviendra en Belgique le 25 janvier 1919 mais devra encore recevoir des soins à l’hôpital militaire de Liège. Il sera définitivement démobilisé le 15 août 1919.

Colard Léon de Bois-de-Villers,   rencontre quelques difficultés pour justifier, à son retour, les séquelles de sa captivité.  Pas évident d’apporter les certificats car après  une première hospitalisation où il est soigné pour des blessures au visage dues à une explosion, on découvre seulement qu’il est atteint des poumons. Il est alors soigné pour une affection de poitrine. « Je fus soigné sur place par le médecin de … qui soignait les prisonniers des environs et de là je fus dirigé vers Soltau après avoir passé une visite à Brême. Au camp, on continue à soigner mes blessures et lors d’une visite de médecins suisses, je fus dispensé non pour mes blessures mais pour une affection de poitrine ».

Les médecins l’avaient désigné pour être transféré vers un hôpital suisse… en vain.

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Dardenne S/Laurent Ayant connu les camps de Soltau, Hamelin et Munster, il est transféré en Suisse le 17 juillet 1918. Il regagne la Belgique via Lyon (France), le 4 décembre 1918.

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 Que ces quelques cas servent à se souvenir que beaucoup de ces jeunes hommes sont revenus de leur captivité, comme du front d'ailleurs, avec des santé fragilisée. Certains s'en remettront avec le temps, tous n'ont pas eu cette chance.

Quatre de nos concitoyens ne reviendront pas des camps.

Les cimetières des camps se rempliront hélas dès le premier hiver. Les mauvaises conditions de vie ne sont pas étrangères à ces décès. Le typhus, la dysenterie et les affections pulmonaires sont souvent la cause de ces décès. Lors de ces enterrements, un service d’honneur sera chaque fois rendu par les sentinelles du camp. On note parfois la présence d’un officier en grande tenue.

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 Le camp de Hamelin, plusieurs de nos concitoyens y étaient retenus captifs

 

 

 

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Le cimetière du camp de Parchim, Léon Juckler présent sur la photo

 

 

 

 

 

 

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Le cimetière des Belges à Soltau. Un camp dans lequel beaucoup de nos concitoyens sont prisonniers

 

 

 

 

 

Morts en Allemagne

Profondeville, Lesve, Arbre, Lustin, Bois-de-Villers, Rivière, Burnot, camps de prisonniers, morts en captivité, prisonniers morts, disparus Ernest Delvaux, originaire de Lustin et militaire de carrière était en 1914, maréchal des logis (sergent) fourrier. Marié à Céline Delvaux, il était papa de deux petites filles. Le 23 août, il est fait prisonnier lors de la reddition du fort Saint-Héribert, sa batterie était dans le périmètre de défense du fort. Il est envoyé au camp de Mannheim où il décédera le 24 juin 1918 des suites d’une maladie. Il avait été soigné dans le lazaret du camp . Après la guerre, son épouse réclame pour lui la Croix de Chevalier de l'Ordre de Léopold.

 

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Après la guerre son corps a été rapatrié dans le cimetière de Bourg-Léopold  où il repose encore.

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Un certain Diderich de Bois-de-Villers.

Profondeville, Lesve, Arbre, Lustin, Bois-de-Villers, Rivière, Burnot, camps de prisonniers, morts en captivité, prisonniers morts, disparus  Inconnu malgré des recherches sur ce dossier. Un déporté politique, voire un travailleur déporté ? Impossible, à l’heure actuelle des dépouillements de cerner la personnalité de ce mort en 1918. Clément Diderich est décédé le 1er novembre 1918 à Stendal. « un service funèbre pour le repos de son âme sera chanté en l’église de Bois-de-Villers, le jeudi 18 courant à 10 heures ». Il était marié à Rosa Daffe et le foyer comptait des enfants.

 

 La recherche continue!

 

Deux autres du fait de leur état de santé seront transférés dans un premier temps vers la Suisse en vue d'un rapatriement vers la France puis la Belgique. ils décéderont durant leur transfert.

 Dor Constant de Lesve, Disparu durant le transfert, sa dépouille sera retrouvée en 1921 dans un cimetière de Lyon!

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Dor Constant né le 13 janvier 1881, est originaire de Lesve et servait au 13ème de ligne, 13ème de ligne de forteresse vu son âge à la mobilisation. Il est considéré comme disparu après la prise de Namur. Disparu ! Comme beaucoup de soldats isolés derrière les lignes ennemies, Constant Dor n’a eu d’autres alternatives que de se réfugier dans la famille, attendant l’occasion de rejoindre l’armée belge. Mais il n’était pas évident de rejoindre  le front…Il vit à Châtelet . Le 29 octobre 1915, il est pris par les troupes d’occupation et envoyé au camp de Sienne.

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Dans un premier temps, il donne de ses nouvelles à sa famille. Puis c'est le silence!

Une photo de Constant Dor dans le camp de prisonniers

Sa santé se fragilise, un gros soucis de santé au niveau des poumons, et le 6 août 1916, il est envoyé au sanatorium de  Badburg Han (en Wesphalie). Sa santé se dégrade tellement qu’il est immédiatement désigné pour un rapatriement. Les Allemands se débarrassent des cas graves et échangent des prisonniers belges (ou français) contre des prisonniers allemands. Le voyage de retour passera par Constance (en Suisse) puis par la France (Lyon). C’est à ce moment que l’on perd sa trace. Constant Dor est de nouveau considéré comme disparu.

Une première recherche donne quelques informations mais certaines ne collent pas à la réalité!

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Que penser des informations suivantes?

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Les recherches sont lancées par la famille qui s'inquiète de ce trop long silence. la Croix-Rouge internationale diligente une enquête. Les premières recherches sont vaines « malgré les plus minutieuses recherches, il n’a pas été possible de fixer le sort de votre frère Constant ». La recherche se complique car les listes ne mentionnent pas son nom.  Et de fait, en fouillant les listes des archives de la Croix-Rouge son nom n’apparaît pas ! Aurait-il été repris sous un autre nom ? Possible ! Parfois, l'orthographe est déformée, les n et les u se confondent, une finale est ajoutée, une lettre supprimée... Les nouvelles contradictoires plongent la famille dans l’angoisse. Les nouvelles se partagent entre espoir et déception !

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 Il a été dirigé le 27 7 1916 sur la France via Constance

 

 

 

 

 

 Profondeville, Lesve, Arbre, Lustin, Bois-de-Villers, Rivière, Burnot, camps de prisonniers, morts en captivité, prisonniers morts, disparusNos recherches continuent!

 

 

 

 

 

La guerre est terminée depuis deux ans!  Nous sommes en 1920, Constant Dor n'a toujours pas été retrouvé. Les services de l'armée continuent sur vu l'insistance de la famille.

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 Ce n'est qu'en 1221 que la nouvelle tombe! Le corps de Constant Dor a été retrouvé dans un cimetière lyonnais. celui de l'hôpital psychiatrique de BRON. Constant Dor y est décédé le 18 septembre 1918.

Que faisait un malade "pulmonaire" dans un tel service? Peut-être que par manque de places dans les autres hôpitaux, il aurait été dirigé vers cette clinique? On ne le saura jamais! La famille peut commencer son deuil. Le corps sera rapatrié dans le cimetière de Lesve.  Encore des démarches difficiles pour la famille.

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 Un extrait de son dossier de rapatriement.

Camille Stavaux

profondeville, Bois-de-Villers, lesve, Lustin, Arbre, besinne, Rivière, Burnot, camp de prisonniers, morts en captivité,   Camille Stavaux, est  né le 20 mars 1887 à  Bois-de-Villers et y   exerce la profession de plafonneu.

Avis nécrologique, journal Vers l'Avenir 1919

   Soldat au 13ème de ligne, Camille Stavaux , a été fait prisonnier lors de la prise de la position fortifiée de Namur en août 14 Comme la plupart des prisonniers du 13ème, il est dirigé sur Soltau.

profondeville, Bois-de-Villers, lesve, Lustin, Arbre, besinne, Rivière, Burnot, camp de prisonniers, morts en captivité, Sa fiche de changement de camp en 1916, de Soltau à Hamelin.

Le 16 août 1916, il est transféré vers le camp de Hamelin.  Mais sa santé décline. Atteint de tuberculose (les conditions de vie sont responsables de ce genre d’affection) il est transféré en Suisse, à  Monthey,  le 20 décembre 1916.

Direction MONTHEY

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Lui aussi passera par Constance, la ville d’accueil pour tous les prisonniers malades.

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 Le changement de camp, transfert vers la Suisse, en décembre 1916

 

 

 

 

 

 

 

profondeville, Bois-de-Villers, lesve, Lustin, Arbre, besinne, Rivière, Burnot, camp de prisonniers, morts en captivité,  Puis il sera envoyé dans un autre centre de soins à Montana.

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Venant de Hamelin en passant par Constance

La maladie gagne du terrain. Comme pour tous les cas graves, le prisonnier est envoyé en France. Normalement, il aurait dû être pris en charge par les institutions belges, soit  l’hôpital de Saint Jean Cap Ferrat,( la villa et la propriété de la famille royale sont transformés en hôpital) où alors dans le centre de soins voisin  comme son concitoyen L. Jucklers.  Il est pris en charge par l’hôpital français  de Saint Pons à Nice. Manque de places ? Il y décède la 12 février 1919 et est inhumé  dans le cimetière de la Caucade. Un cimetière civil mais doté d’un carré pour les militaires.

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Hôpital Saint Pons à Nice.

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Son acte de décès,  acte rédigé devant témoins Antoinette Comolli, religieuse et

Bienvenu Tarchini, cocher, domiciliés à Nice.

Le cimetière de Caucade à Nice, les tombes militaires

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Sa dépouille mortelle reviendra à Bois-de-Villers. Mais le voyage connaîtra quelques vicissitudes. Exhumé le 11 mai 1923, le corps sera transporté  par le train. Malheureusement, le cercueil de Camille Stavaux  est égaré lors de son entrée en Belgique, plus précisément  entre Adinkerke et Bruges. La famille s’inquiète. L’autorité responsable du transfert  assure que le corps sera réexpédié le 26 courant et précise que «  l’heure exacte sera communiquée au bourgmestre ».

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Merci à Madame M.Bourgeois de Nice pour sa recherche dans les archives de l'hôpital et pour les photos du cimetière.

Sources

Archives du comité international de la Croix-Rouge

Dossiers militaires, MRA

Cartes postales anciennes,

photos perso.

Journal Vers l'Avenir

16:38 | Lien permanent

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