26/01/2018

L'apprentissage au métier des armes, la vie à la caserne

Un brassage social et culturel,

Quelques soldats du 148ème RI. On devine sur leur veste le nombre de jours à "tirer" avant la quille.

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 Octobre 1912 ! La classe 1910 vient de quitter la caserne ! Il reste à la classe 1911 un an à tirer avant la quille que déjà la classe 1912, composée de ce que l’on appelle en jargon militaire « des bleus », arrive. Ces recrues qui ont reçu une convocation par le biais de la poste ainsi qu’un billet de transport, ont quitté leur famille le matin même pour entreprendre un voyage qui marquera une fameuse étape dans leur vie. Effectuer leur service militaire ! Direction Givet, avec pour certains un changement de train à Charleville.

Un jour pour rejoindre.   Un exemple extrait de la matricule d'un soldat du 148ème RI en 1909.

Mis en route le 7 octobre 1909…. Arrivé au corps ledit jour

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L'entrée de la caserne du 148ème RI à Givet.

Valise ou sac en mains, ils se présentent au corps de garde de la caserne et après quelques rapides formalités, ils intègrent la vie militaire…Soldat de 2ème classe ! Ils ont tous vingt ans, la plupart travaille déjà depuis quelques années, d’autres viennent de terminer leurs études ou bien les interrompent le temps du service. Deux ans à passer sous les drapeaux! Bientôt 3 si la loi passe! Et elle passera !

Toutes origines sociales et géographiques confondues

Issus de milieux différents et n’ayant pas tous, loin s’en faut, le même degré d’instruction, ces compagnons de conscription vont découvrir la vie militaire. Les voici plongés dans un autre monde qui n’a rien de commun avec ce qu’ils ont connu jusqu’à présent. Ces jeunes qui sortent généralement de l’usine, d’une exploitation agricole, parfois d’un bureau ou d’un commerce voire d’un atelier d’artisan et, à de très rares exceptions, des études vont apprendre la cohabitation, le « vivre ensemble » au quotidien, du matin au soir, du soir au matin. Et tout cela rythmé par le son d’un clairon, cette « trompette en uniforme* ».

Rien de comparable avec leur vécu!

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Une tour de Babel culturelle et sociale. Pensons à ce séminariste ou bien à cet artiste lyrique qui devront s’habituer au langage un peu rude de leurs voisins de chambrée Imaginons ces parisiens- ce coiffeur, ce chauffeur de taxi ou bien encore cet employé dans les wagons-lits - au milieu de ruraux qui ne se sont que très rarement éloignés de leur village. Ces Lorrains, ayant demandé la naturalisation, se comprennent-ils facilement avec les Ardennais? Et ces Bretons de Quimper ou de Vannes qui côtoient des compères qui n’ont jamais vu la mer !. Enfin, arrêtons-nous sur ce pauvre gars venu de son Hérault natal pour se perdre dans la froidure de ce Nord. Les exemples de contrastes ne manquent pas ! Il serait vain de vouloir les épingler tous !

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Tous pareils... enfin presque

La vie militaire va ajuster toutes ces différences pour constituer avec cette société hétérogène, un corps homogène ! Un régiment de 3.000 hommes.

Ce régiment est, précise le colonel Cadoux, « composé de gars solides et disciplinés, Ardennais pour la plupart ».

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Si l’on ne doute pas de la solidité « des gars », la notion d’Ardennais semble échapper à ce chef de corps. Le département des Ardennes  est certes bien représenté dans les effectifs mais c’est sans compter sur le- département contigu du Nord (Avesnes, Cambrai Valencienne et Lille) ou ceux plus éloignés de la Seine (Paris, bureaux 1 à 6), du Pas-de-Calais (Saint-Omer, Dunkerque) voire même, mais dans une moindre mesure, du Finistère et du Morbihan, de la Moselle qui fournissent eux-aussi leur lot de conscrits. Il y a également ceux venant de Belgique, des expatriés qui rentent au pays pour servir ou bien des Belges qui demandent la naturalisation.

S'équiper de pied en cape...

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Immédiatement, ils passent à l’habillement, troquant leurs effets civils pour une tenue d’exercices, le bourgeron ( photo de droite) et une tenue de campagne. Leurs effets civils seront empaquetés dans un sac et renvoyés à la famille. Ils reçoivent également un sac et une musette devant contenir tout le nécessaire à la vie du soldat. De la nourriture pour deux jours, du sous-vêtement jusqu’aux aux brodequins…. . A quoi il faut ajouter la pelle-pioche et divers ustensiles de cuisine comme la gamelle, le quart, les couverts, une gourde, un bouteillon,  s’ajoutent encore  une tente individuelle, une couverture… Il devra s’habituer à porter tout cela. Néanmoins, au cours de la campagne, beaucoup de soldats allégeront leur « barda », jetant dans les fossés ce qu’ils jugent superflu. Enfin il recevra son fusil, une baïonnette, la rosalie,  et des cartouchières. En tout….Une trentaine de kilos ! 

Lors de la campagne, beaucoup de soldats allégeront leur sac afin d'avoir une charge moins importante à porter. D'autres, pressés par l'ennemi,  le perdront lors d'un combat ou d'un repli. Les conditions de vie deviennent difficiles. Heureusement que l'instruction des jeunes recrues a permis de les rendre "apte à supporter moralement et physiquement les fatigues et les privations de la guerre". Extrait du JMO du 148ème RI.

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 le 148ème régiment d'infanterie, le 148ème RI, Givet, Namur, Dinant, Onhaye, Beauloye, 8ème régiment d'infanterie, Mangin Pétain Afin de se rendre compte d'un équipement dans sa réalité, voir ce site excellent et bien documenté:         http://www.lesfrancaisaverdun-1916.fr/uniforme800.htm

Un bel  uniforme mais trop voyant lors des combats.

Le pantalon garance est bien trop visible, les soldats français seront, pour les tireurs allemands, des cibles faciles explique-t-on à un ministre. "Supprimer le pantalon rouge ? Non ! Le pantalon rouge c'est la France" répondra-t-il!

Mais l’habit ne fait pas le moine !

Un apprentissage, long et progressif va transformer la jeune recrue, incompétente en « soldat alerte, vigoureux, apte à supporter moralement et physiquement les fatigues et les privations de la guerre ». C’est ce que préconise le règlement militaire, le code de l’instruction, et ce sera le rôle des officiers instructeurs que d’inculquer toutes ces connaissances à ces jeunes gens du contingent. Progressivement ! Au début en petits groupes, par section, puis au niveau de la compagnie enfin au niveau du bataillon pour terminer par tout le régiment.

La discipline, le tir, la marche, l’éducation physique, le déplacement tactique  ou bien encore  le service en campagne… la matière est vaste mais la « pédagogie » militaire est efficace. Une fois acquis, tous ces  apprentissages seront appliqués et peaufinés lors de manœuvres.

La marche

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Un exercice en petit groupe

Marcher au pas ! Pas évident pour beaucoup de ces bleus ! La marche sera quotidienne et progressive tout comme le portage du sac. On marche à une vitesse de 6 km par heure avec un repos de 10 minutes toutes les heures. On commence avec un sac légèrement chargé… Lors de la retraite, les hommes du 148ème RI ème, parcourront des distances de 30 à 40 km par jour afin d’échapper à l’ennemi.

Extrait du JMO du 148ème RI:  70 km en 27 heures

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Sans manger et buvant plus que rarement ! Les mouvements en campagne s’apprennent à force d’exercices. Marche en tirailleurs, en files ouvertes, se déplacer en profitant  des replis du terrain pour approcher l’ennemi, pour se défiler, courir lors d'une charge à la baïonnette, se replier en ligne, tout en faisant le coup de feu.

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 Le sac commence à se remplir. Les hommes s'habituent à marcher avec des charges de plus en plus lourdes. Il faudra les entraîner avant d'en arriver à la longue marche avec le bataillon, voire le régiment musique en tête .  L'assaut d'une butte avec le sac et le fusil...

 

 

On raconte qu’un sous-officier, désespéré de faire apprendre la notion de pied GAUCHE et pied DROIT à ces "élèves", eut recours à un stratagème. Il fit attacher de la paille sur le godillot gauche et du foin sur le godillot droit… le gauche- droite devint paille-foin ! On raconte….

La rigueur du geste.

La gymnastique aide à cet apprentissage mais combien de ces jeunes gens ont-ils pratiqué la gymnastique avant leur entrée  au régiment ?

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Les 3 photos, sources: Gallica

 

 La course à pied.

Un 100 m avec le sac et l'arme

 

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Franchir un obstacle, les gestes qui aident.

Il y aura également, le grimper à la corde, avec "armes et bagages"

 

 

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Un exercice de déplacement "en campagne".

Un mouvement à pratiquer au niveau d'une compagnie, d'une escouade, d'une section pour une approche de  l'ennemi .

 

 

 Ces apprentissages s'appliqueront lors des gardes et des différents services dans la caserne.

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L'inspection avant de partir monter la garde dans le fort de Charlemont.

Une tenue correcte et complète, des consignes à respecter... Dans quelques mois, ils devront monter la garde face à l'ennemi. Il est question de savoir ce qu'il convient de faire.

La traversée d'un cours d'eau . L'encadrement pour cet exercice est particulier. Des maîtres-nageurs accompagnent chaque barque occupée par les fantassins en tenue de campagne (arme et bagages).  En cas de problème, ils interviendront, de quoi rassurer les soldats. Mais en cas de conflit....   

Le 148ème à l'entraînement devant la caserne.

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Le départ vers le lieu de rassemblement, musique en tête. La foule assiste en nombre à chaque départ. " Une foule d'enfants et de ménagères" précisent les articles de presse.

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Le retour de manœuvres et de nouveau la foule qui accompagne la troupe.

 

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Plusieurs soldats devront suivre une instruction spéciale pour servir dans une section de mitrailleuses. Changer le canon, se servir du télémètre, alimenter l'arme en bandelettes de cartouches... des fonctions que chacun doit pouvoir assurer afin de remplacer un collègue blessé ou tué lors  d'un combat.

Extrait du JMO du 148ème RI

Les soldats tués ou blessés sont remplacés immédiatement

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Les corvées

Mais outre ces nouvelles techniques à assimiler, il y a des nécessités logistiques à assurer QUOTIDIENNEMENT pour le bon fonctionnement de la caserne. Problèmes résolus grâce aux corvées auxquelles tous sont soumis : entretenir les locaux communs, préparer les aliments pour les repas, ravitailler les poêles en bois et charbon, soigner les chevaux. Des corvées dont certaines sont plus "difficiles" à effectuer comme le nettoyage des latrines. Les sous-officiers surveillent le bon déroulement des opérations ainsi que la présence de tous les hommes. Des sanctions tomberont en cas de négligence ou d'absence.

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 Corvée épluchage des pommes de terre et des légumes.

 

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Quartier libre ou  une permission...

Au milieu de ce programme plus que chargé, les apprentis soldats disposeront de quelques permissions, à la demande semble-t-il, des permissions agricoles pour aller aider la famille, des permissions plus courtes pour leur rendre une simple visite. La fréquence ? Plus fréquentes seront les sorties dans la ville voisine. Une sortie surveillée par un "piquet" de soldats qui déambulent, sous la conduite d'un sous-officier, dans les rues afin de sanctionner les excès de certains permissionnaires. Il y  va de la tranquillité de la société civile.

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Le piquet sillonne les rues. Pas question d'autoriser le moindre écart de conduite!

Enfin si possible!!!!!!

L'occasion pour les soldats de se faire "tirer" le portrait par  le photographe local (une belle source de revenus pour cet artisan). L'occasion également d'acheter une carte postale afin de donner des nouvelles à la famille.

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"Je vous écrit c'est quelles ques lignes pour vous faire savoir que je me porte toujours bien. j'espère que ma carte vous trouvera de même à son arrivée".

Au cours de la session, certains soldats remarqués par la hiérarchie se verront nommés au grade de soldat de 1ère classe, voire caporal pour plus dégourdis. Les plus appliqués seront récompensés par  le brevet de "bon soldat" au terme de leur service. En revanche, certains, plus réfractaires à la discipline de groupe, purgeront des peines dans les locaux ad hoc… Les mois passent, les soldats sont formés,  ils peuvent défiler dans leur ville de garnison, les musiciens sont capables d’assurer l’accompagnement musical d’un défilé voire d'animer un concert... Les recrues sont devenues des soldats.

Ceux des classes 1912 et 1913 ne seront pas démobilisés...

les événements en décideront autrement.

Sources

Les notes manuscrites du colonel Cadoux, un extrait sur la composition du 148ème RI

Un site sur l'équipement militaire en 1914.

http://www.lesfrancaisaverdun-1916.fr/uniforme800.htm

Archives départementales des Ardennes et du Nord et  Pas-de-Calais, registres de la matricule.

cartes postales anciennes, merci à A. (anonymat demandé)

Les archives Gallica.

 "Le clairon, cette trompette en uniforme" paroles d'une chanson de J. Brel

16:18 | Lien permanent

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