17/04/2018

Le 15 août 1914, des blessés au 148ème RI

le 148ème Régiment d'infanterie, hospice de Dinant, le 8ème régiment d'infanterie, les blessés français, les Dominicaines,   Le 15 août 1914, le 148ème régiment d'infanterie compte ses premiers blessés par le feu ennemi.

Dinant le 15 août 1914

Sur site, le IIIème bataillon dispose de trois postes de secours pour soigner ses  blessés ; L’ambulance de Bouvignes installée par la famille Amand dans son château, à Anseremme,  les postes de la Croix-Rouge belge installés dans des hôtels en bordure de Meuse  et enfin l’hospice de la ville de Dinant. C’est dans ce dernier que le médecin aide-major Marc Cambon, assisté de ses infirmiers et brancardiers, établit ses quartiers. Il sera également aidé par des religieuses, des Dominicaines, qui occupent le couvent qui jouxte l’institution.

A Dinant, des mesures de protection avaient été prises afin de signaler l’hospice à l’assiégeant. « On avait eu soin d’arborer l’étendard de la Croix-Rouge. Il y avait un drapeau au clocheton de la chapelle, un à la porte d’entrée, deux sur l’hôpital, un cloué sur le bâtiment en amont de la chapelle, face à la Meuse, un sur la façade arrière et deux ou trois dans le jardin". Malgré ces précautions, l’institution n’ échappe pas au bombardement, tout comme le collège voisin  qui a, selon son directeur, fait les frais d’un réglage d’artillerie.

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« Il y eut encore d’autres obus, des balles autant qu’on en a voulu, mais les coups étaient amortis par les matelas placés aux fenêtres ».

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"des obus égarés lorsque les artilleurs règlent leurs tirs" expliquele principal du collège de Dinant.

 

Le combat à peine commencé, les premiers blessés arrivent :

« Dès 8h1/2-9heures, des blessés français arrivent nombreux amenés par des infirmiers. Ils sont soignés par le docteur Cambon du 148ème RI ». Le combat fait rage dans la vallée. Le docteur Cambon sort avec ses aides pour porter secours aux blessés restés sur le terrain. Alors qu’il s’informe de l’état de deux blessés du 33ème RI, une balle le fauche. Une plaie ventrale, une des plus dangereuses, celle qui pardonne rarement.

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"le médecin était lui-même blessé  et vint.... ici. Il était à l'hospice les jours précédents de demanda à y retourner. il y mourut deux jours après"

Et de fait, les intestins perforés et ne pouvant être opéré dans l’immédiat, il est emporté, le lendemain 16 août, suite à une hémorragie du foie.  « Le soir du 15 août, écrit une religieuse, nous avons été encombrées de blessés français. On amena des blessés toute la nuit. Ils furent soignés par les docteurs français (certainement des médecins des 8ème RI et 73ème RI) aidés de soldats, 5 ou 6 sœurs furent occupées uniquement au service des blessés ». Le 148ème RI s'étant retiré et ce sont les médecins des deux régiments présents qui prennent en charge les blessés. Des blessés allemands sont également amenés, ils sont quatre. Ils sont hospitalisés dans une salle voisine mais devant l’affluence de blessés français, « il fallu envahir la salle occupée par les Allemands… ceux-ci ricanèrent, aussi le lendemain, on les évacua. ». Ou plutôt, changea de salle… De ces quatre blessés allemands 3 furent évacués par les Français avant le 23 août, le quatrième momentanément intransportable, récupéré par ses frères d’armes lors de la reprise de la ville le 23 août,  échappa à la captivité.

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Dinant, l'hospice (hôpital) situé sur la rive  gauche de la Meuse. Là où est décédé, le 16 août 1914, le médecin aide-major M. Cambon du IIIème bataillon/148ème RI.

Parmi tous les blessés des régiments ayant participé à l’affaire de Dinant, on retrouve une vingtaine de blessés du 148ème. Trois décéderont des suites de leurs blessures, les autres seront évacués par train vers différents hôpitaux à l’arrière. On peut douter de la rigueur du document, au moins trois erreurs (4 ?) se sont glissées dans l’inventaire, certains blessés ne furent pas évacués par train, dont Auguste Molle, mais reprirent leur place dans leur compagnie et  le médecin Marc Cambon n'est pas originaire de Tarbes mais de Bordeaux, Marceau Fagniart n'est pas repris dans la liste.... On peut comprendre ce manque de "rigueur" car ces religieuses, habituées à la sérénité de leur ordre, voient leur quotidien bousculé par toute cette violence. De son côté, l’aumônier des religieuses assiste les mourants et entretient le moral des blessés. Il confirme plus ou moins  le nombre cité dans la liste.

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"Le 15 août, nous avons reçu une vingtaine de blessés, j'ai administré six et enterré 4. Ils étaient tous du pays de Lille, Béthune et du Nord, tandis qu'au collège, c'étaient plutôt des Bourguignons..."

La liste des blessés du 148ème.

L'hospice recevra également beaucoup de blessés du 33ème RI, quelques-uns du 8ème RI, du 73ème ainsi que des soldats d'autres régiments  blessés lors de la confrontation du 23 août.

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Cambon M. médecin aide-major, mort le 16 des suites de sa blessure

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"intestins perforés (pérytonite)"

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 Inscrit au tableau spécial de la Légion d'Honneur et de la Médaille Militaire du 26 décembre 1919 "médecin major de 2ème classe au courage sublime, le 15 août 1914 "a été tué en allant sous un feu violent relever des blessés" Croix de guerre, étoile de bronze".

le 148ème régiment d'infanterie sur la MeuseCourtois E, 12ème cie,  plaie perforante au pied, évacué le  19 août. il sera soigné du 15 août au 14 septembre, sera en  convalescence (ou une permission) du 15 septembre au 27 septembre 1914 et reviendra dans sa compagnie le 28 septembre. Un autre document le signale comme blessé par balle  avec fracture du péroné jambe gauche!

Thiry R. 10ème cie, faiblesse évacué le 19

Molle A. 10ème cie, faiblesse  évacué le 19 (?) Les archives départementales du Nord le donne pour remis sur pied le 22 août et reprenant sa place dans sa compagnie. Il sera malheureusement capturé le lendemain lors des combats à Namur.             Les dates de la présence de A. Molle à Dinant et " prisonnier à Namur le 23 août"

le 148ème régiment d'infanterie sur la Meuse

molle a bles dinant pris namur.JPG

 

 

Devignes Th. 10ème cie faiblesse évacué le 19

Faubert V. 10ème cie, SHOCK nerveux évacué le 22. Il n’est pas le seul, un soldat du 33ème RI et un autre du 73ème RI seront également shockés par la violence du combat.

Lécrivain J 11ème cie, balle au pied  évacué le 19 (voir Bouvignes)

Ducourier A. 10ème cie, fracture jambe évacué le 18

Piat R. 4ème cie, sergent-major balle dans la cuisse et éclats d'obus dans la jambe gauche, évacué le 18

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le 148ème régiment d'infanterie sur la Meuse Photo alors qu'il était sergent en 1912.

Ce sous-officier ne faisait pas partie des compagnies engagées à Dinant-Bouvignes ou Anseremme. Il venait d’Anhée afin de récolter des informations pour le compte du commandant Vannière . Il sera de nouveau blessé en août 1915 et malgré sa blessure "a repris le commandement d'une section de mitrailleuses qu'il dirige avec beaucoup de calme  et de sang-froid, très bon sous-officier, belle tenue au feu..." a reçu la médaille militaire.

Fémery L.  12ème cie, Plaie et fracture de la jambe, évacué le 21

Caudroy H 10ème cie, fracture bras évacué le 21

le 148ème Régiment d'infanterie, hospice de Dinant, le 8ème régiment d'infanterie, les blessés français, les Dominicaines, Fracture  de l’humérus droit par balles. « Blessé grièvement une première fois le 15 août 1914 et revenu au front à sa demande, bien qu’imparfaitement guéri ». La blessure sera longue à guérir. Évacué du 21 au 29 août vers l'hôpital d'Abbeville, puis vers celui de Saint-Brieuc jusqu'au 30 octobre 1914. De nouveau transféré vers l'hôpital de Guingamps jusqu'au 10 janvier 1915. Il sera enfin dirigé vers l'hôpital des convalescents de Vannes pour un mois. Puis profitera d'une permission de 7 jours. Il rejoint le dépôt du 148ème RI  à Vannes pour recevoir une nouvelle affectation. Retour au 148ème RI. On le retrouvera en Bulgarie avec le 148ème RI. Dhenayer E. 10ème cie                 ?    évacué le 21

Dussart J. 9ème cie, plaie mollet évacué le 21

le 148ème régiment d'infanterie sur la Meuse Haas E. 9ème cie, plaie perforante à la jambe, évacué le 21

Haas E. blessure à la cuisse droite par balle

Laurent M. 12ème cie, plaie à la jambe par obus, évacué le 21

 

 

le 148ème régiment d'infanterie sur la MeuseLeclerq E, 10ème cie, plaie perforante jambe gauche, évacué le 21. En réalité,

Leclercq E. plaie au mollet gauche non évacué.

 

Manon J. 9ème cie, shrapnels aux doigts, évacué le 19 le 148ème régiment d'infanterie, le 8ème régiment d'infanterie, Bouvignes, le château de Bouvignes, Mendieta, de Bonhome

 

Blessé une première fois à Dinant, il revient au régiment et est de nouveau blessé le 16 février à la ferme de Luxembourg. Il changera de régiment mais gardera la même "détermination". il sera encore blessé deux fois puis évacué malade...

Les combats à la ferme du Luxembourg, nous en parlerons prochainement.

 

 

le 148ème régiment d'infanterie sur la Meuse Desailliez G. 9ème cie,   

blessé le 15 août 14 et évacué le 19 pour contusion par éclat d’obus à la cuisse gauche,  vers l’hôpital du Havre jusqu’au 26 octobre 1914. Revenu au régiment, il reprend le combat « avec beaucoup de détermination’.

le 148ème régiment d'infanterie sur la Meuse

 

 

 

 

Laurent A. 12ème cie, plaie pénétrante de l’abdomen,

le 148ème Régiment d'infanterie, hospice de Dinant, le 8ème régiment d'infanterie, les blessés français, les Dominicaines,

le 148ème régiment d'infanterie sur la Meuse

 

 

 

 Du fait de la gravité de sa blessure, plaie pénétrante de l’abdomen, le soldat Laurent Albert ne peut être évacué vers l’arrière. Il décède le 1er septembre alors que la ville est sous la domination de l’Allemagne,

Grandfils A. 9ème cie, plaie au bras, évacué par train

le 148ème Régiment d'infanterie, hospice de Dinant, le 8ème régiment d'infanterie, les blessés français, les Dominicaines, Évacué blessé le 15-8-1914 vers l’hôpital temporaire 67 à Châlon (Marne) . Après des soins importants, il rejoint le dépôt du 148ème situé à Vannes ( Morbihan) où il reçoit sa réaffectation vers la 9ème compagnie du 148ème. Il sera encore blessé avant d’embarquer vers la Serbie (le 148ème RI fera partie de l’armée d’Orient). Il y sera de nouveau blessé et rapatrié vers la France, (hôpital de Nice)

Fortray G. 9ème cie, plaie au bras,

Perdu E.  adjudant, 10ème cie, blessure poitrine, évacué le 22.

le 148ème Régiment d'infanterie, hospice de Dinant, le 8ème régiment d'infanterie, les blessés français, les Dominicaines,le 148ème Régiment d'infanterie, hospice de Dinant, le 8ème régiment d'infanterie, les blessés français, les Dominicaines,  L’adjudant Eugène Perdu : Le  15 août 1914 (à Dinant)   Plaie pénétrante de la poitrine avec lésion. Faisant partie de la 10ème compagnie, il devait se trouver en défense du pont sur la rive gauche. Néanmoins, cette blessure, une fois guérie, ne l’empêchera pas de reprendre le combat et de se distinguer de nouveau. Deux nouvelles blessures l'éloigneront temporairement du front. Il en gardera des séquelles importantes « paralysie radiculaire avec atrophie musculaire du membre supérieur gauche ».

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Citation du 15 octobre 1915: Le 15 août 1914,  a maintenu sa section sous le feu violent jusqu’au moment où il a reçu l’ordre de se replier. Au cours de ce mouvement a été blessé de cinq balles" (dans la poitrine).

le 148ème régiment d'infanterie sur la Meuse Fagniart Marceau

Né le 24 octobre 1992, donc il était de la classe 1912 dans le département du Nord, bureau de recrutement d’Avesnes. Il exerçait la profession de noyauteur (industrie de la fonte). Sa fiche le renseigne MORT pour la France, (des suites de ses blessures) à L’hôpital (hospice) de Dinant.

Bouvignes

Une ambulance est  installée dans le château de Bouvignes, propriété de la famille Amand de Mendieta. Afin de "protéger" l’endroit, vraiment proche des lignes de combat, un drapeau a été également installé sur la toiture de la bâtisse, en vain car un ou deux obus endommageront néanmoins la propriété.

le 148ème régiment d'infanterie, le 8ème régiment d'infanterie, Bouvignes, le château de Bouvignes, Mendieta, de Bonhome

Le château dans l'axe de tir des assaillants allemands

le 148ème régiment d'infanterie, le 8ème régiment d'infanterie, Bouvignes, le château de Bouvignes, Mendieta, de Bonhome

 

 

 

 

 

Parmi les  nombreux blessés ( la compagnie du 33ème a été prise sous le feu d’une mitrailleuse allemande)  quatre soldats du 148ème y seront soignés par des bénévoles du village.

le 148ème régiment d'infanterie, le 8ème régiment d'infanterie, Bouvignes, le château de Bouvignes, Mendieta, de Bonhome

Extrait du rapport du capitaine Roques faisant été des pertes:

1 lieutenant tué

4 soldats tués

4 soldats blessés dont un grièvement

Le soldat Manesse Julien blessé très grièvement est soigné dans le château et ce,  même après le départ de sa compagnie. Il était intransportable. Il décède le 24 août, des suites de ses blessures.

le 148ème régiment d'infanterie, le 8ème régiment d'infanterie, Bouvignes, le château de Bouvignes, Mendieta, de Bonhome

Mort à l'ambulance de Bouvignes "le lendemain de l'arrivée des Allemands". Dans un premier temps, il sera inhumé dans le cimetière du village puis les Allemands l'exhumeront pour le déposer dans le cimetière militaire d'Anhée. Le soldat sera momentanément considéré comme disparu et ce n'est qu'après la guerre que les informations remonteront vers la famille.                                                   Le cimetière allemand de Anhée

le 148ème régiment d'infanterie, le 8ème régiment d'infanterie, Bouvignes, le château de Bouvignes, Mendieta, de Bonhome

le 148ème régiment d'infanterie, le 8ème régiment d'infanterie, Bouvignes, le château de Bouvignes, Mendieta, de Bonhome

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si le capitaine Roques ne fait mention que de 4 blessés, c'est qu'il ignore encore le sort des sections de sa compagnie placées en secondes lignes près du passage à niveau de Bouvignes-Dinant, dont l'un  sera emmené  à l'hospice de Dinant pour y recevoir des soins.

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Lécrivain Julien, une balle dans le pied.

Les autres se rendront par leurs propres moyens vers Onhaye où les blessés affluent.  Quelques civils les aideront en les transportant dans leurs charrettes. Dinant-Onhaye quelques kilomètres continuellement en montée... quelques kilomètres à parcourir dans la douleur!

le 148ème régiment d'infanterie sur la Meuse

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Les blessés d’Anseremme

Les archives paroissiales  sur la bataille à Anseremme  sont lacunaires. Il y avait une ambulance de la Croix-Rouge belge installée dans le village. Des blessés français y ont-ils été soignés ? D'autres lieux ont été aménagés et ont servi de postes de soins,                                                     l'ancien Prieuré

le 148ème régiment d'infanterie sur la Meuse

le 148ème régiment d'infanterie sur la Meuse

le 148ème régiment d'infanterie sur la Meuse

Les blessés qui pouvaient se déplacer (voire transportés dans la voiture sanitaire) ont suivi la compagnie et ont été dans un premier temps soignés à Hastière par la Croix-Rouge belge locale

le 148ème régiment d'infanterie sur la Meuse

"Quelques échappés de la bataille nous reviennent défaits, exténués, plusieurs sont blessés et soignés par les habitants".

 

Ils sont néanmoins 27 à être plus sérieusement atteints. Un groupe de brancardiers viendra les relever avec des charrettes réquisitionnées et les hommes seront reconduits sur l'ambulance de Serville afin d'être pris en charge par le service de santé de la 1ère division.

le 148ème régiment d'infanterie sur la Meusez mort.jpg "que 27 blessés de la journée du 15 (des soldats du 148ème et 348ème RI) - un seul est "inévacuable"- sont à Hastières dans une petite installation de la Croix-Rouge belge ". Les brancardiers prendront des voitures de réquisition et une voiture à quatre roues du groupe  pour les ramener. Un soldat français  intransportable sera laissé sur place, les autres seront, après le tri effectué à Serville,  dirigés vers Merlemont.

Le 348ème? La 22ème compagnie de ce régiment arrive le 15 août dans la matinée à Hastière, elle ne participe donc pas au combat! Des blessés? ou alors des malades.

L'itinéraire de Fernand Durigneux

le 148ème regiment d'infanterie, le 148ème RI.

le 148ème régiment d'infanterie sur la Meuse

 

le 148ème régiment d'infanterie, le 8ème régiment d'infanterie, Bouvignes, le château de Bouvignes, Mendieta, de Bonhome

 

 

 

Fernand Durigneux est considéré comme disparu le 15 août et est rayé des contrôles le 30 mai 1916. Un avis définitif est donné le 16 juin 1916. La réalité est tout autre  Malgré sa blessure, il rejoint Hastière avec sa compagnie, soigné dans le poste de la Croix-Rouge du village, il est pris en charge par les brancardiers venus rechercher les blessés. Il sera ensuite envoyé sur l'hôpital de Laon jusqu'au  9 septembre 1914. Revenu au régiment, il est capturé le 22 novembre 1914.

D'autres  blessés de la 9ème cie à Dinant

Les soldats de la 9ème compagnie soignés à Dinant: Dussart J., Haas E., Manon J., Desailliez E., Grandfils A. et Fortray E. Les soldats  Martin et Boidin étaient hospitalisés  avant le 15 août

Ces soldats ont donc été transportés à Dinant. Toutefois, une question se pose. Comment sont-ils arrivés là ? La 9ème cie combat sur l’autre rive et amorce son repli vers Hastière par la rive droite. L’hôpital étant sur la rive gauche, ces blessés n’ont eu d’autre alternative que d’emprunter le pont ferroviaire d’Anseremme pris sous le feu de l’ennemi et de revenir vers l’hôpital assez distant de ce point de passage. Une autre solution est envisageable: des photos d'époque montrent également des civils faisant traverser la Meuse (en barques) à des blessés.

D' autres blessés, ceux qui ont été pris en charge par les services sanitaires divisionnaires

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 Le château de Serville, une ambulance qui a vu défiler les blessés de la 9ème compagnie.

 Quelques-uns relevés par les brancardiers...

Gilbert Louis, blessé le 15 août à Dinant, plaie au côté droit par balle, non évacué. Il sera donc soigné dans une ambulance de seconde ligne et reviendra dans son unité.

Debever Yves, Blessé évacué le 15 août, proposé à la réforme suite à un handicap à la marche du fait de sa blessure "lésions vasculaires et nerveuses au pied gauche".

Debieuvre Alphonse, blessé le 15 août à Dinant "plaie au bras droit et épaule gauche par balle".

Defossez Edouard, blessé le 15 août et évacué sur l'hôpital de Saint-Brieuc, Il en sort le 22 septembre, profite d'une permission avant de rentrer au dépôt de Vannes le 27 septembre, "reparti au front le 28 septembre". Il sera encore blessé plusieurs fois.

Dhenin Emile, blessé à Dinant le 15 août, évacué sur l'hôpital temporaire 17 à Bernay le 2 septembre où il subira l'énucléation de l’œil gauche. Amis à la réforme avec pension.

Boquet Léopold, Dinant le 15 août, blessé à l’œil et subira également l'énucléation de l’œil, proposé à la réforme avec pension.

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Marié Maurice, blessé à Dinant le 15 août, plaie au bras droit, évacué blessé , vers l'hôpital de ? , envoyé en convalescence le 30 septembre, rentré au dépôt le 1er novembre, rejoint le 148ème le 2 novembre. IL sera encore blessé.

Le relèvement des blessés  " a été  assuré par le groupe de brancardiers sur le champ de bataille s'étendant de R...(?) à Dinant. Ce champ de bataille fut divisé en 2 secteurs (dont) l'axe (était) Weillen à Sommières-Bouvignes. Le relèvement des blessés, commencé à 20 heures, s'est terminé à 2 heures du matin et a permis l'évacuation de 250 blessés. les évacuations furent faites sur l'ambulance 3 installée au château de Weillen dans le courant de l'après-midi (du 16 août) .

de Gaulle  Weillen, Anthée, Serville, Flavion, , Onhaye voient affluer quantité de soldats. Là, les premiers pansements seront changés et la plaie examinée par des médecins. Un tri est effectué.

relevement des blessés 4.éJPG.JPGSelon la gravité de la lésion:

Blessure légère, ils seront soignés sur place et renvoyés dans leurs unités.

Anthée, l'école communale,

Blessure grave  ils seront transportés vers un hôpital d’évacuation (HOE) situé encore un peu plus en arrière. De nouveau une alternative : soins sur place, léger repos puis retour dans l’unité ou bien une évacuation par train sanitaire vers un hôpital complémentaire (appelé aussi temporaire), situé à l’intérieur (hors des zones de combats). Les blessés "qui marchent" sont recueillis à Anthée "sous des abris" Les soignants reçoivent l'ordre de "réquisitionner  des voitures" Puis les blessés qui peuvent marcher  sont dirigés sur un point de rassemblement désigné: Serville,  les autres sont dirigés  sur Flavion, Quelques "blessés inévacuables sont laissés à Anthée dans une petite formation de la Croix-Rouge belge".

relevement des blessés3.JPG "...évacuations doivent se faire au moyen de voitures requises sur MERLEMONT"

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 L'évacuation des blessés depuis les trois lieux des combats

 1- les blessés refluent par leurs propres moyens ou relevés par les brancardiers vers les postes de secondes lignes

2- Ceux d'Anseremme évacuent sur Hastière sauf quelques-uns -N°3- qui sont transportés à Dinant.

4- Des brancardiers viennent relever les blessés de la 9ème cie à Hastière pour les conduire sur Serville puis Merlemont.  Les flèches (itinéraires) convergent vers Merlemont, la gare où attendent les trains sanitaires .

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Les deux lignes ferroviaires vers la France

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La petite gare de Merlemeont

Sources

Carte allemande de 1917, collection privée.

Archives départementales des Ardennes et du Nord, les fiches matricules des soldats cités.

Mémoire des Hommes, JMO du service de santé et groupes de brancardiers  des 1ère et 2ème divisions, les dates des 14/ 15/16 août1914.

Mémoire des Hommes, fiches des "morts pour la France"

Le JMo du 348ème RI, le 15 août, la 22ème cie.

Archives de l'Evéché de Namur, fonds Schmitz, les paroisses de Hastière, Bouvignes et Dinant.

Photos extraites de l'album du 148ème RI en 1912.

Cartes postales anciennes

Photos personnelles

 

le 148ème régiment d'infanterie, le 8ème régiment d'infanterie, Bouvignes, le château de Bouvignes, Mendieta, de Bonhome

 Le nouveau monument aux civils assassinés le 23 août 1914. Il se trouve dans les jardins de l'hospice. Les noms de toutes les victimes sont gravés dans le métal.

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