08/07/2017

"Il était de ceux qui n'abandonnent jamais leur poste, René Declais, du 8ème Régiment d'infanterie

L'histoire de ce soldat a été retracée dans le livre "Entre faits de vie et faits de guerre" (voir page d'accueil). Cette page donc n'est qu'un aperçu du chapitre consacré au 8ème régiment d'infanterie présent dans notre commune.

soldat français, mort pour la France, 8ème régiment d'infanterie, 14ème dragons portés, 211èmz régiment d'artillerie, mai 40, sur la Meuse, défense de la Meuse, cimetière militaire  A la mémoire d'André Declais, soldat disparu à Rivière le 14 mai 1940.

Un soldat recherché par toute sa famille durant de longues années.

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Lettre écrite par André Declais, le frère du disparu. C'est lui qui se chargera du dossier "recherches"

Un dossier comportant de nombreuses démarches qui malheureusement n'ont jamais abouti.

 

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Depuis le 13 mai dernier la famille Declais est sans nouvelles du soldat Declais René Victor Marie Joseph.

né le 13 novembre 1917 à Saint Germain-du-Crioult, Calvados

incorporé à Cherbourg au 8ème Régiment d'infanterie en novembre 1938

adresse de guerre 8ème RI 6ème cie, 2ème bataillon secteur postal 129.

Le soldat René Declais a écrit sa dernière lettre le 13 mai en Belgique, entre Namur et Dinant, sur la Meuse. Nous savons que certains de ses camarades sont prisonniers en Allemagne. de lui, rien ne sous est parvenu. Et les recherches faites n'aboutissent à rien.

Si vous pouviez nous donner une certitude et TIRER SA MERE ET TOUTE LA FAMILLE de leur grande inquiétude, nous vous en serions reconnaissants..

Le soldat René Declais présent à Rivière, en défense de la Meuse ne donnent plus signe de vie à sa famille.

Mort? prisonnier? Blessé et inconscient et soigné dans un hôpital?

Toujours en recherche en 1943....

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André Declais, le frère de ce soldat  et prêtre à Lisieux, particpera, en 1943, aux exhumations de soldats français à Profondeville avec le secret espoir de retrouver parmi les dépouilles non identifiées ce frère disparu depuis mai 1940.

Ce n'était pas le corps de son frère  Durant les recherches, plusieurs administrations communales  ont été interrogées; Arbre, Lesves, Profondeville et même Charleroi(?) par contre jamais Rivière n'a été contactée pour cette recherche.

 

 

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soldat français, mort pour la France, 8ème régiment d'infanterie, 14ème dragons portés, 211èmz régiment d'artillerie, mai 40, sur la Meuse, défense de la Meuse, cimetière militaire   En 1949, un jugement  le déclarera mort pour la France et le décorera de la Médaille Militaire à titre posthume par décret du 3 avril 1950. . La famille peut commencer un deuil.

  

Et un jour de 2006, dans le village de Rivière...

 

Le service chargé de l'identification, extrait du rapport:

 

Le squelette reposait

"dans le trou individuel de défense de 1m de long, 60cm de large et 80cm de profondeur. le défunt y était à genoux, la face tournée vers la vallée de la Meuse.... Une balle allemande dans la poitrine, une autre qui lui a traversé le corps avant de se figer dans le masque à gaz qu'il tenait dans le dos et d'autres éparses autour du squelette dont une ayant enlevé un éclat du radius gauche....

 

Après bien des démarches et la recherche de la famille du défunt (70 ans après...)  le corps est rapatrié vers la France

 

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Le corps est transféré vers la France, à la frontière, une délégation de soldats français accueillent leur ancien frère d'armes. Les anciens combattants de France et de Belgique lui rendent un dernier hommage. (Photos voir sources)

 

Faire son deuil, 70 ans après

Le 11 septembre 2009, a eu lieu dans le petit village de Saint-Germain-du-Crioult, dans le département du Calvados en Normandie, l’inhumation d’un soldat de la seconde guerre mondiale. Quelque 69 ans après la tragédie, René Déclais, mort à Rivière, « fauché au printemps 1940, dans cette drôle de guerre », regagnait sa terre natale. Il faisait partie du 8ème R.I. qui avait reçu l’ordre de défendre la Meuse dans notre commune (Profondeville, Rivière Lustin).

 

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Le monument aux morts de son village, sa tombe dans le cimetière (photos personnelles)

Dans une tombe voisine, un soldat du 39ème RI, dont un bataillon était présent à Anhée à la même période 

Le soldat René Declais

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Bon musicien, René Declais rejoint la "musique" du régiment;

En haut à gauche sur la photo

 

 

 

 

 

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Un photo prise pendant son service militaire, probablement à Cherbourg

Il est au centre entre les deux  militaires portant le képi 

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Photo prise à Fontaine sur Cool, le 5 octobre 39. Extrait de sa lettre du 8 octobre

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Une lettre à sa maman

 "je joins à ma lettre une photo prise jeudi, contrairement à mon habitude, je suis pris en riant. j'ai le bras sur l'épaule d'un gars Roulland, de Bernières le Patry, juste derrière moi est Raymond Marie de Saint-Pierre sur Dives qui avait été chez G. Groult à la Rebouserie. le 2ème à ma gauche, L. Duprey, mon meilleur copain

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 René Declais lors de son service militaire , manœuvres à Coëtquidan en 1939

 

 

 

 

 

 

 

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 Prise d'armes le 11 novembre 1939, le régiment est en attente près de la frontière belge 

  

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.Photo prise lors de manœuvres, non datée.

 

  

René Declais n'a de cesse de rassurer les siens sur son sort. Plusieurs fois, dans ses lettres à sa maman il minimise les dangers. A ses frères, il demande chaque fois de rassurer leur maman.

" La rapidité avec laquelle les événements se sont précipités t'ont sans doute donné une certaine inquiétude à mon sujet. Et bien ce midi je vais te mettre au courant de ma nouvelle situation"...

"Nous sommes arrivés dans un petit pays. (dans le village de ARBRE) De là, nous avons fait 15 km à pieds avec le chargement, ce fut dur. Nous avons pris position dans des bois longeant une grande rivière (à RIVIERE sur la MEUSE) . C'est comme les rochers de Clécy. Nous sommes tout prêts à intervenir s'il y a lieu mais jusqu'ici tout est calme sur terre et nous sommes à 80km de la frontière allemande. Les avions nous survolent assez souvent mais sans nous arroser. Voilà exactement ma situation, j'étais loin de me douter de cela en début de semaine".

 et dans une lettre du 12 mai...  quelques heures avant de mourir, il écrit....

 

" Nous sommes installés chacun dans notre trou, comme aux temps préhistoriques et nous attendons. En avant de nous toutes les précautions sont prises".

 

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Un extrait d'une lettre écrite à son frère André qui est prêtre à Lisieux.

Cette lettre est certainement datée du 12 ou 13 mai 40, la veille  ou avant-veille de son décès.

"Il fallut faire 15 km à pied avec le chargement pour aller prendre position dans les bois dominant une grande rivière entre Namur et Dinant. C'est comme si nous étions sur les rochers de Clécy. Nous sommes installés chacun dans un trou comme aux temps préhistoriques et nous attendons. les avions ennemis nous survolent la DCA tire mais sans succès. cette fois, ce n'est plus une guerre fantaisie, nous y sommes pour de bon.

 

je garde toujours confiance, j'espère bien m'en sortir vivant, enfin quoiqu'il arrive, j'ai la conscience tranquille

 

Considéré comme disparu

 

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Et s'il était resté à son premier  poste?

 

 "Ce matin, sur l'ordre de notre chef, j'ai pris le poste qu'il occupait depuis trois jours..."

Le soldat Vioix raconte : « Je l’ai (René Déclais) quitté le 14 mai au petit jour, après avoir veillé la nuit ensemble. Ce matin-là, sur ordre de notre chef, j’ai pris le poste qu’il (René Déclais) occupait depuis trois jours et lui a occupé le mien. Ce changement m’a sauvé la vie puisque j’ai été fait prisonnier, le dernier de la section, quoique étant le plus avancé… »  Et il continue car il sait que la famille est à la recherche de renseignements « à mon avis… comme les exhumations n’ont donné aucun résultat, j’en suis à me demander si ce pauvre René n’aurait pas été enseveli sur place, à la suite de l’éclatement rapproché d’une bombe. Il était de ceux qui n’abandonnent pas leur poste ».

 

Et si les recherches s'étaient inspirées de l'idée de ce soldat....

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"Je suis à me demander si ce pauvre René n'aurait pas été enseveli sur place à la suite d'un éclatement rapproché d'une bombe"!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 René Declais, 8ème régiment d'infanterie, mai 40, Meuse, Rivière, disparu, MDH, Profondeville, Lesve, Arbre, Bois-de-Villers, Lustin, infanterie française, défense de la Meuse,  Lorsqu’on retrouve son corps en 2006, « son squelette, précise le procès-verbal, reposait dans un trou individuel de défense de 1 mètre de long, 60 cm de large et 80 cm de profondeur. Le défunt était à genoux, recroquevillé, la face tournée vers la vallée de la Meuse… une balle allemande dans la poitrine, une autre qui lui a traversé le corps avant de se figer dans le masque à gaz qu’il tenait au dos et d’autres (balles) éparses autour du squelette dont une ayant enlevé un éclat au radius gauche ».

 

 

Un fusil fut retrouvé sur la position

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 La section de René Declais avait pris ses positions à Rivière

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L'adjudant Crocq, qui était présent à Rivière, a dressé le plan de la position. René Declais se trouvait en première ligne (groupe 1)  avec les soldats Fadijan et Vioix

 

 

Malgré le temps qui a passé, la mémoire du sous-officier est encore très fidèle.

Un détail , la présence d'une passerelle..(?).

Les documents dépouillés ne font pas allusion à cette construction.

 

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1ère section installée dans un bois formant falaise sur la rive gauche à hauteur du village de Godinne

 

votre frère se trouvait au poste de guetteur à 30 m de la route entre Fadijan et Vioix.

 

au moment où l'assaut a été donné, il se (serait trouvé)  trouve en dehors de son emplacement... mais de toute façon, il est resté dans le secteur tenu par son groupe.

Il entrevoit toutes les possibilités qui expliqueraient l'absence de René Declais. En aucun cas il n'envisage un abandon de poste.

Les ordres étaient de "résister sur la position sans esprit de recul".

 

 

Ce même témoin signale encore le décès d'un autre de ses soldats. Le sergent Asquin. Or en 2006, un autre corps fut retrouvé en même temps que celui de René Declais. Considéré "comme une victime de 14-18", le corps fut envoyé dans une nécropole militaire. Une recherche est en cours.  14/18 ou 39/45? S'agirait-il du sergent Asquin mortellement touché par une bombe et "achevé par un soldat allemand".

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Extrait de sa longue lettre envoyée à la famille du disparu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Allemands attaquent la position

 

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"c'est à la suite d'un bombardement d'avions que j'ai effectué une ronde sur la position afin de me rendre compte des pertes. (René Declais est toujours en vie) .Vers 9 heures, la position a été soumise à un tir d'artillerie et des armes légères adverses. le combat engagé depuis 9 h le matin devenait très violent, j'ai constaté des pertes mais à aucun moment, Declais ne m'a été signalé comme blessé. l'assaut de la position a été donné entre 10 h et 11 heures. les rescapés se sont retrouvés sur la rive droite de la Meuse, (le capitaine, le chef de section et des hommes: 15 en tout). parmi les 15 prisonniers pas un seul n'a pu me donner des renseignements sur 3 soldats dont Declais".

 

Après les combats, des villageois  relevèrent les corps des soldats français

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  La liste dressée par les autorités communales. On ne signale pas René Declais (et pour cause) et le nom de Emile Costéja apparaît. Un soldat dont nous parlerons dans cette page.

 

 

 

Les emplacements des corps des soldats français dans le

cimetière de Rivière.

Emile Costéja dont nous allons retracer le parcours occupe la tombe n°5

 

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 0 cim1.jpgLes photos ont certainement été prises lors de la pose des croix de ciment car on voit encore les anciennes croix de bois sur la droite de la photo.

 

Le cimetière de Rivière, les tombes provisoires des soldats français

 

 Après la guerre, les corps de plusieurs soldats furent rapatriés dans leur village ou bien dans une nécropole militaire sur le  territoire français.

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Photos prises devant l'église de Rivière

 

Les autorités belges et françaises lors de la levée des corps et leur retour vers la France. Le nom de ces personnes se trouvent dans les pages du livre "Entre faits de vie et faits de guerre".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Certains reposent dans la nécropole de Chastres avec leurs frères d'armes du 8ème RI et du 14ème DP. tués à Profondeville, Arbre ou Lesve.

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Les tombes de E. Turck, (+ à Rivière), du capitaine  A. Matheus (+ entre Neffe et Arbre), de P. Fontaine (présumé) (+ à Profondeville) et de Sarab Tadjidan qui était à côté de René Declais dans la position de Rivière. 

Un général y est enterré.  "Il désirait rester au milieu de ses soldats".

En 1967, l'administration communale d'Arbre recevait encore une demande des autorités françaises toujours à la recherche du corps du capitaine Matheus, enterré provisoirement à Arbre.

Il avait été transféré en 1947 vers Chastres.

 

Et en 2006,

 

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Le service des fouilles de la Province de Namur prit en charge l'identification du corps retrouvé lors des travaux. Carte illustrant l'endroit où fut retrouvé le corps d'un soldat.

 

La fiche matricule du soldat René Declais. En 1950, un jugement le déclara mort, tué dans des combats en Belgique.

Il fut décoré à titre posthume de la Croix de guerre avec étoile d'argent . Citation Tué au cours de l'engagement du 14 05 1940 à Rivière".

 

 Mai 40, la présence du 8ème régiment d'infanterie dans le les villages de l'entité

 

 

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Carte dressée par l'état-major du  colonel Jeansac, commandant du régiment en poste à Arbre. On distingue les trois commandements de bataillons du Nord au Sud: 3/8, 2/8 et 1/8

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« Le 10 mai dans l’après-midi, le 2ème bataillon, avant-garde du régiment monte sur la Meuse. Le gros du R.I, suit à 21 heures par Heppe-Sauvage (frontière belge) Sautin, Walcourt, Saint-Gérard, Lesve, Arbre. Il gagne les rives de la Meuse : le 2ème bataillon, le 11 mai vers 16 heures 30, le 1er bataillon vers 19 heures, le 3ème bataillon, le 12 mai vers 6 heures. Le 8ème R.I. occupe un sous-secteur limité, au Nord par l’île de Dave, au Sud, par le village de Hun exclu. Les trois bataillons sont engagés accolés.

Du Nord au Sud :

-le 3ème Bataillon, de Dave (en réalité, Fooz-Wépion sur la rive gauche) à Profondeville, le P.C. à la ferme Loward en liaison avec l’armée belge.

-le 2ème bataillon, de Profondeville (exclue) à la croupe Sud de Rivière (incluse), le P.C. sur les pentes Sud de Profondeville.

-le 1er bataillon de la croupe Sud de Rivière (exclue) au village de Hun (exclu) en liaison avec le 129ème régiment,  le P.C. au château de Rouillon.

Le P.C. du régiment est à la sortie de Arbre (le château d’En–Haut).

L'ordre de marche reçu par le régiment

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 Le dispositif défensif devra être entièrement réalisé dans la journée du 12 mai" Les ordres sont formels.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 L'évacuation des villages est ordonnée afin de protéger les populations civiles mais également de laisser plus de "liberté d'action" aux défenseurs.

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 Des patrouilles seront effectuées afin de contrôler le respect des consignes données aux civils. Il y aura quelques heurts entre la population et les soldats contrôlant une partie du village de Profondeville. la force sera requise afin d'évacuer deux familles.

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 Une disposition particulière...

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 "Il sera rappelé à tous les militaires que le pillage de toute maison inhabitée ... est puni de la peine de mort"

 

L'installation du régiment dans la commune

Le 10 mai, le gros du 8ème RI, venant de France par Saint-Gérard, passe à Lesve et à Arbre puis prend ses quartiers le long de la Meuse. Alors que le P.C. régimentaire  s’installe à Arbre,  le régiment occupe  un secteur compris entre, au Nord, l’île de Dave et, au Sud, le village de Hun. Sa mission, empêcher le franchissement de la Meuse. Dès le 12 mai, l’ennemi est à portée de fusil. Le 13, premiers bombardements. Le 14 mai, l’artillerie française intervient énergiquement sur Rivière, les Allemands y tentent de franchir le fleuve. « Plusieurs hommes et un officier qui avaient réussi à passer sont exterminés ». « Les combats ont été acharnés et sans pitié » rapporte le lieutenant Charles du Gaillard. De chaque côté, on savait l’importance de la Meuse.

C’est par Lustin qu’ils arrivent

Arbre, Profondeville, Lesve, Lustin, Bois-de-Villers, Rivière, Burnot

 

La pénétration allemande descendant du plateau et se ruant vers la Meuse. Le pont a été heureusement détruit.

  Le 14ème Régiment des Dragons Portés (14èmeRDP) et le 4ème Régiment d’Artillerie Mobile (4èmeRAM) passent le 10 et le 11 mai 1940, sur le pont de Lustin pour monter à la rencontre de l’ennemi qui se trouve déjà dans les environs de Marche-en-Famenne. Arrivés au contact, les Français ne peuvent que constater la supériorité de l’ennemi et, devant tant de puissance, ne peuvent que décrocher tout en livrant des combats de retardement. Le 11 mai en soirée, les unités se replient. Le 12 mai, la retraite est effective. Les soldats refluent vers la Meuse, les Allemands sur les talons. Lors de leur retraite, les Français du 14èmeRDP et du 4èmeRAM accrochent sans cesse l’avant-garde allemande afin de donner le temps aux autres unités de se replier vers la rive gauche de la Meuse. A Lustin, les défenseurs se « paradossent » dans les tranchées creusées à Covis par l’armée belge. La manœuvre fonctionne et les Allemands accusent déjà du retard. Curieusement et heureusement, malgré l’âpreté des combats, il n’y aura aucune victime française sur le territoire de Lustin. Les envahisseurs ont recours à l’aviation pour appuyer les troupes au sol. La villa Marie-Louise est endommagée par l’explosion d’une torpille aérienne. Le fort de Bois-de-Villers couvre le reflux et pilonne les positions avancées allemandes. Le village souffre. À raison de 120 coups par heure, chaque pièce du fort tire sur la bourgade. Les obus pleuvent et endommagent de nombreuses habitations. On comprend la raison de l’évacuation des civils voulue par les autorités militaires françaises.  Dans chaque coin du bourg, les projectiles tombent et les tirs des mitrailleuses allemandes accentuent la pression. Les Allemands pénètrent dans le village alors que les derniers Français franchissent à peine le pont situé dans le « bas du village ». Deux chars allemands prennent position près de la chapelle de Covis. Ils en sont bien vite délogés par des tirs ajustés des forts de Dave et Bois-de-Villers.

Le 12 mai à 18 heures le pont saute. Les villas voisines, Rosada, Mariette, Marguerite, Bégonias… situées dans un périmètre trop proche sont endommagées par les projections des matériaux et par le souffle de l’explosion.

Les Allemands cessent leurs actions, le temps d’adapter une nouvelle tactique vu la perte du pont, le seul point de passage dans leur secteur. Le 14 mai, les artilleurs français, positionnés à Bois-de-Villers, reçoivent l’ordre de repli, ils vident alors tous leurs caissons de munitions en tirant sur la rive droite de la Meuse, de Godinne à Lustin. Le 16 mai, c’est Saint-Héribert qui prend Lustin pour cible et plus particulièrement l’artillerie allemande en place sur le plateau surplombant la carrière de Tailfer, sur le tunnel du chemin de fer et les abords de l’écluse, là où il semble y avoir des mouvements de troupes ennemies.

La position de Profondeville, le premier choc

soldat français, mort pour la France, 8ème régiment d'infanterie, 14ème dragons portés, 211èmz régiment d'artillerie, mai 40, sur la Meuse, défense de la Meuse, cimetière militaire  Pendant les journées du 10 et 11 mai, le 3ème bataillon du 8ème RI s’installe à Profondeville et prend les mesures pour assurer la défense de la position. Le 12 mai, les militaires continuent les travaux de défense. L’ennemi approche. L’aviation allemande survole la région. Les stukas, qui ont la maîtrise du ciel, constituent un danger permanent pour les défenseurs. Ce jour-là, vers 18 heures 30, des bombes lâchées sur le centre du bourg, explosent sur la place communale. Ce bombardement cause d’énormes dégâts à l’église, aux maisons avoisinantes et au café « Le Central ». Peut-être les aviateurs ont-ils aperçu la position d’artillerie située dans le jardin du presbytère. Les alentours de la place sont sévèrement touchés.

soldat français, mort pour la France, 8ème régiment d'infanterie, 14ème dragons portés, 211èmz régiment d'artillerie, mai 40, sur la Meuse, défense de la Meuse, cimetière militaire  Le 13 mai, les Allemands viennent de passer la Meuse à Houx. Le danger se précise mais c’est par Wépion que le péril surgit. Le 14 mai, au matin, les avant-gardes allemandes arrivent à Boreuville, la limite entre Profondeville et Wépion. Le contact a lieu en face de l’hôtel Belle Vue et de la villa des Bengalis occupée par M. Héliodore Boreux, propriétaire de l’hôtel. Français et Allemands s’affrontent violemment, échangent des tirs de mitrailleuses, de mortiers. Le fort couvre les positions françaises par des tirs d’accrochages sur les postes ennemis. La barricade dressée par les Français ne résiste pas bien longtemps. Un premier repli est ordonné mais pour reprendre position sur une nouvelle ligne de défense.  D’autres accrochages reprennent à Walgrappe. Agénor Biset, habitant sur la chaussée, remarque que les obus viennent de l’Ouest. Il semblerait que ce soit le fort de Saint-Héribert. Les tirs des mitrailleuses, les éclats d’obus occasionnent des dégâts, les façades sont martelées par les nombreux impacts de balles, les fenêtres soufflées, les portes défoncées. Il y a malheureusement des victimes dans les deux camps. Sept (ou 8) Français et neuf Allemands.

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Extrait de "Entre faits de vie et faits de guerre"

 

  Tombe 1 -un inconnu, une plaque matricule est retrouvée près de sa tombe initiale, au nom de Jourdain Charles de Saint Lô. Il est de la classe 34.

Tombe 2 -un inconnu, un ceinturon portant le n° 5-258 est le seul élément utilisable.

Tombe 3 -un inconnu, une plaque matricule est retrouvée près de la tombe au nom de Lesmeley Edmond de Saint Lô, classe 36

Tombe 4 -Lechevalier Pierre du 8èmeRI

Tombe 5 -Frémon Pol André, 2èmeCie du 8èmeRI

Tombe 6 -Un inconnu qui pourrait être Fontaine Emile ou le sergent Robert Lainoy. Une croix sur la tombe porte le nom du sergent mais le casque qu’il porte est au nom de Fontaine !

Tombe 7 -tombe trouvée dans le pré Sohet Un inconnu, une plaque matricule au nom de Lozier Olivier du 129èmeRI  qui partage sa tombe avec un corps de soldat allemand

Les ennemis d’un jour sont réunis pour l’éternité !

Les Allemands

soldat français, mort pour la France, 8ème régiment d'infanterie, 14ème dragons portés, 211èmz régiment d'artillerie, mai 40, sur la Meuse, défense de la Meuse, cimetière militaireAu nombre de neuf, ils sont morts lors de la progression vers Bois-de-Villers.

Gefreiter Henk Ybachim Struul, Obergrenadier Herbert Picohate, Grenadieren   Endeers et Gahanake: Tombés le 15 mai à gauche du garage de M. Demortier en montant vers Bois-de-Villers.

Un inconnu Tombé au Trieu Saint-Pierre, près du bois, vers le coin de la  pâture Fosseprez. Il est enterré avec le Français.

Gefreiter Fritz Stulle : Tombé derrière le tienne du Bois de la Hulle en descendant le Chemin aux Vaches, à la « sablionnière », à gauche.

Grenadier Schilz Franz Meyer : Tombé au chemin des Morts, dans la pâture de Collart Jules

Lieutenant Ramer : Tombé le 14 mai, dans le fond du jardin de L. Warnant, en face de l’auberge de jeunesse.

Grenadier Uffz Heinz Engelman : Tombé chaussée de Dinant, 65, dans le jardin Huysmans.

 soldat français, mort pour la France, 8ème régiment d'infanterie, 14ème dragons portés, 211èmz régiment d'artillerie, mai 40, sur la Meuse, défense de la Meuse, cimetière militaireVenant de Wépion, les Allemands repoussent les lignes française sur le centre du village.

Le centre du village est investi par les fantassins allemands, des accrochages ont lieu entre la rue Lonnoy et le rivage de Meuse. Les fantassins allemands ont-ils traversé le fleuve avec des canots ? Les Français acculés de toutes parts, ne peuvent que se replier vers Bois-de-Villers. Ils doivent emprunter la route des Morts. Cette route devient le théâtre de durs engagements. De maison en maison, les uns s’accrochent, les autres avancent. « Aux Longs Prés », la violence des tirs est telle que des arbres sont fauchés et jonchent la route. Les Français ont miné les chemins menant vers Bois-de-Villers pour ralentir l’avance ennemie. Ces mines sont dévastatrices. M. Mondron, résidant dans ce chemin (Gemenne) dépose que «  le souffle de l’explosion de grande violence de la mine à retardement, posée au milieu de la route en face de l’entrée carrossable de la villa et à environ 15 mètres de la façade principale a provoqué des dégâts sérieux à l’immeuble en détruisant une grande partie des toitures. Les châssis et les portes ont été défoncés, les plafonds arrachés et les meubles garnissant les places bouleversés…». Les défenseurs refluent vers Bois-de-Villers, à leur demande, les artilleurs belges protègent leur retraite en clouant les poursuivants au sol. Le capitaine français de Soutrait remercie les Belges pour l’efficacité des tirs. Les premiers blessés affluent sur la route remontant vers le plateau, les brancardiers du fort leur prodiguent les premiers soins. Un Français, trop grièvement atteint, est soigné et trépané à l’infirmerie de la forteresse. Un adjudant reprend la route, après les soins reçus, malgré une grave blessure à la cuisse. La retraite continue. Les combats s’éloignent.

La position de Rivière cède

Le rapport du capitaine Gasquet, commandant la 7ème compagnie du 8ème RI « Journée du 12 mai.

Vers 5 heures, un avion isolé nous survole et lance deux bombes sur le P.C., des automobiles appartenant à des civils qui évacuent étaient là et ont certainement attiré l’attention de l’avion. Chez nous pas de blessés. La compagnie s’étend à droite et à gauche du pont de Frappe-Cul et de la route d’Arbre.  Défense de la route d’Arbre : secteur très boisé, pentes abruptes, liaisons difficiles, ravitaillement pénible et à dos d’hommes. Vers 17 heures, apparition d’éclaireurs ennemis, tirs d’armes automatiques, des blessés sur l’autre rive (des cris). Chez nous rien. Mes hommes ont réussi à s’enterrer et à se camoufler. La nuit, patrouilles au bord de l’eau et visite des points d’appui. Vive fusillade. Action de notre artillerie qui se montre supérieure et efficace.

Journée du 13 mai.

L’ennemi est plus nombreux, devient plus actif. L’aviation nous attaque à la bombe et aux armes de bord. Des tentatives de franchissement par groupes isolés sont repoussées à plusieurs reprises. L’ennemi tire sur nous avec des armes automatiques mais trop haut. Cinq hommes sont tués dans la tranchée, tout au bord de l’eau, une balle dans la tête, probablement par des tireurs munis de fusil à lunette, tirant du haut de la falaise de la rive droite, rive plus élevée que la rive gauche. Au cours de la nuit, patrouilles, quelques coups de feu et quelques isolés tentent le franchissement, ils sont repoussés.

Journée du 14 mai.

L’attaque reprend plus active sur notre droite. Dans la matinée et le début de l’après-midi, tous les P.C. sont attaqués, gros dégâts et nombreuses victimes à notre P.C. de régiment. Il n’y a plus d’officiers supérieurs. Toutes les communications téléphoniques sont coupées. Plus de ravitaillement, nous sommes réduits aux munitions portées par les hommes. Nous ne serons plus ravitaillés et il faudra vivre sur le pays, souvent difficilement. L’aviation ennemie nous survole constamment et nous attaque, très peu d’effets sur mon personnel qui est bien enterré et camouflé. L’ennemi attaque très fort sur notre droite. Les Allemands tentent en force le passage de la Meuse avec de très nombreux canots pneumatiques, jeunes gens en chemisette, bras nus, malheureusement, la rivière fait un coude et nous n’en voyons qu’une partie. Je fais tirer toutes nos mitrailleuses, de très lourdes pertes chez les Allemands qui continuent quand même, mais il semble qu’en face, la résistance faiblisse. Ils se déplacent et je ne peux plus tirer, ne les voyant plus. Pendant toute cette période qui a duré trois ou quatre heures, un feu nourri d’armes automatiques a été dirigé contre nous mais les Allemands tirent trop haut. Accalmie passagère. Vers 17 heures, les Allemands s’infiltrent sur la droite en grand nombre. Par la route longeant la Meuse et venant de la droite, ils attaquent avec des automitrailleuses et par side-cars et  troupes portées. Défense héroïque du groupe franc. Deux automitrailleuses allemandes brûlent et 5 ou 6 side-cars sont démolis. Un ou deux officiers allemands sont tués. Nous sommes presque encerclés. Il est nécessaire de se protéger sur les arrières et le dispositif est resserré. Au cours de la nuit, très courte, patrouilles et coups de feux à bout portant.

Journée du 15 mai.

Dès l’aube, l’attaque reprend. Un brouillard épais couvre le fleuve et l’ennemi en profite. Des éléments viennent sur notre gauche, nous isolant de l’autre bataillon. L’ordre de repli est donné, nous nous dégageons après 2 heures ½ de combat. Une formation allemande tente de nous couper la route… ».

Un autre témoignage ....

".Le chef de bataillon Meunier est blessé au ventre à son PC par un éclat d’obus. Mais sa blessure ne semble pas très grave». Le colonel donne le commandement de quartier au capitaine Mounie à qui il demande l’envoi de renseignements précis. A ce moment vers 10 h 30 la droite du bataillon semble désagrégée. Le capitaine s’efforce alors de rétablir le front sur cette partie sur la ligne Rouillon Annevoie et Mossiat avec de forts bouchons  chacun de ces trois points. Il rassemble le maximum de personnel et demande un ravitaillement en munitions. Deux chenillettes lui sont envoyées à Chacoux. Mais dès ce moment l’avance ennemie semble difficilement endiguable. On apprendra d’ailleurs par la suite que dès 6 heures du matin, le 14, les Allemands étaient déjà passés à hauteur de notre ligne d’arrêt par le Sud en direction de l’Ouest et il semble que la compagnie du lieutenant Le Pautremat a effectué un repli dès la fin de la matinée, repli qui aurait été effectué sur l’ordre de Meunier

A 11 heures, les Allemands sont à l’ancien PCV du I/ 8 au château de Rouillon. La tactique ennemie consiste à ne pas insister là où se trouve la résistance et à pousser au maximum aux endroits qui cèdent .

L’accès du PCRI (PC regimentaire) par la route de Rouillon –Arbre est ouvert à l’ennemi. Le capitaine Guiche, commandant la CRME dont les sections sont réparties entre les unités et dont le PC se trouve à la sortie Sud de Arbre, sur la route de Rouillon reçoit du colonel l’ordre d’établir avec des éléments qu’il pourra recueillir un bouchon sur la route Rouillon-Annevoie-Arbre à environ, 1k500 de Arbre et d’y tenir jusqu’au bout".

 

 

  Quelques explications afin de remettre ce témoignage dans son contexte

La nuit du 12 au 13 mai, à Houx,  les Allemands ont donc amorcé le franchissement du fleuve. Leur tête de pont assurée, ils se répandent vers Haut-le-Wastia, où ont lieu de terribles combats, et vers Anhée. Le 129ème RI ayant concentré ses troupes vers le plateau mosan, le contact avec le 8ème RI est rompu. Les assaillants peuvent pousser jusque Rivière où se tient le 2ème bataillon du 8ème RI. La défense est placée en bord de Meuse, en vue d’une éventuelle tentative de traversée et sur le versant du hameau de Bois-Laiterie. Le village est presque entièrement vidé de sa population. Les rares villageois qui restent, se réfugient dans les grottes. Les soldats français subissent un premier bombardement. Dans la matinée du 14 mai, soutenues par la Luftwaffe, les troupes d’assaut allemandes entreprennent l’investissement du village. Les défenseurs soutiennent le choc mais l’évolution des combats à Profondeville et à Anhée fragilise leurs positions. L’ennemi tente une traversée du fleuve, heureusement, l’artillerie peut anéantir l’opération par un terrible tir de barrage mais dans l’après-midi, quelques Allemands tentent de nouveau, et réussissent cette fois, le passage de la Meuse à Rivière. Les Français risquent l’encerclement. Ils décrochent et une partie de l’unité emprunte le chemin du Burnot vers Arbre et le carrefour des Six-Bras vers Bois-de-Villers. Un des Français est tué en face de l’hôtel restaurant de Jules Pirson. Il n’est pourtant pas repris dans la liste des victimes. L’autre contingent remonte le Tienne vers Bois-Laiterie et de là, se dirige, par le Bois Castaigne, vers Arbre. Les Français sont couverts par les tirs du fort Saint-Héribert. De leur côté, les assaillants se servent de mortiers légers pour soutenir leur offensive. Le village est totalement investi. D’autres unités allemandes tentent, au départ de Lustin, un passage de Meuse avec un pont flottant. La tentative est vouée à l’échec néanmoins, quelques Allemands réussissent à passer à bord de canots pneumatiques, malgré les tirs de défense des lignes françaises. Il y a beaucoup de victimes parmi les assaillants. C’est dire l’intensité des engagements. Malheureusement, huit Français sont « au sol ». Villey Bernard, Tachdjiam Serab, Lemoigne Alfred, Turck Ernest, Costéja Emile, Sérandour Raymond, D’Hellem Maurice et René Déclais retrouvé en 2006.

Du côté allemand

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Au bord de la Meuse, près de la cabine d’eau : Ernst Schmidt, tué le 14 mai, Neudarth, tué le 14 mai

À côté de l’église,     Obergrenadier, Richard Harft, tué le 15 mai et Obergefreit , Gerhard Nitschke, tué le 15 mai

Dans le jardin de M. de Pierpont, près de la grande porte en fer … ?..     Hanptflenek, tué le 14 mai et Gefreit Nitschke, tué le 14 mai

Dans le jardin de M. Dupuis, en bord de Meuse, en face de l’auberge de jeunesse, lieutenant     Renner, tué le 14 mai

Dans la Meuse, plusieurs corps sont encore retirés les 8, 11 et 13 septembre.  Les combats acharnés se poursuivent, les Français tentent d’échapper à l'assaut allemand en  gagnant les villages d’Arbre ou de Bois-de-Villers.

soldat français, mort pour la France, 8ème régiment d'infanterie, 14ème dragons portés, 211èmz régiment d'artillerie, mai 40, sur la Meuse, défense de la Meuse, cimetière militaire  Relation faite par le lieutenant du Guillard , commandant la 4ème section de la 5ème compagnie, des mouvements d’une partie du bataillon situé à la limite de Rivière.

Quelques extraits de ce long rapport

Durant la journée une vive activité ennemie, neuf passages d’escadrilles de bombardiers escortés de chasseurs. Un combat aérien entre 3 chasseurs anglais ( ?) et allemands (10 ou 12). Ma section est installée sur un « haut » dit le rocher des corneilles, à pic sur la Meuse. Cet emplacement était réservé à une compagnie du 1/8

Vers 5 heures du matin, une section de mortiers de 81 du 1/8 vient me relever. Je n’ai reçu aucun ordre quant à l’emplacement du P.C. de ma compagnie. Tous environs des éléments d’une DLM qui replie dans un ordre parfait. Interrogés, les hommes de cette division sont impressionnés par les attaques aériennes. Je rejoins le PC de compagnie vers 13 heures on m’indique l’emplacement à occuper. Vers bois… ( ?)  à gauche à 1km 500. Le Pc de la compagnie est à 2 km en arrière, à droite avec le PC du bataillon à 200 m

Ma section est sur une falaise face au village de Profondeville occupé par éléments du III/8.

Dont la gauche est en liaison avec les Belges

Dans la nuit du 12 au 13, sur les hauteurs opposées nombreuses fusées allemandes de longue durée. Une journée à faire des emplacements de tirs et tranchées. Visite du commandant de compagnie qui m’attribue 2 fusils mitrailleurs supplémentaires.

Alertes aux parachutistes, patrouilles sans résultats. Dans l’après-midi préparation de beaucoup de (emplacements)  mines anti-chars. Les mines n’arriveront jamais le convoi fut détruit par un bombardement aérien. Après-midi réglage d’artillerie avec la 6ème cie à droite de nous….Le génie fait sauter des péniches devant la 7ème cie

soldat français, mort pour la France, 8ème régiment d'infanterie, 14ème dragons portés, 211èmz régiment d'artillerie, mai 40, sur la Meuse, défense de la Meuse, cimetière militaire  14 mai de petit matin notre artillerie tire violement sur une tentative de franchissement devant la 2ème cie (celle de René Declais) tentative repoussée avec de lourdes pertes pour les Allemands. Quelques hommes et un officier qui avaient réussi à passer sont exterminés. 

 

soldat français, mort pour la France, 8ème régiment d'infanterie, 14ème dragons portés, 211èmz régiment d'artillerie, mai 40, sur la Meuse, défense de la Meuse, cimetière militaire   C’est la dernière fois que notre artillerie tirera elle sera prise dans la journée sous un bombardement aérien  Les avions plus tenus en respect par la DCA peuvent descendre à 80m, 2 bombes tombent sur ma section, mais terrain souple (feuilles mortes et mousse) , elles n’éclatent pas.

 

Position de cette 5ème compagnie

1 la 4ème section, 2 3ème section, 3ème section, 4 le pc de la 5ème cie,

de l'autre côté de la route 

5, 6ème sections, 6, 1ère section et 7, 2ème section.

Les flèches donnent l'axe d'attaque des Allemands. En bas la zone défendue par la section de René Declais.

Dans l’après-midi, nous apprenons la bousculade du 129ème RI, la probabilité d’une contre-attaque avec chars menée par le 39ème RI  et à midi, c’est notre bataillon de gauche, le 1er qui est débordé par l’arrière puis c’est notre 6ème cie et sections de la 5ème qui sont prises à revers et les Allemands franchissent la route… Le PC de la 5ème tombe et le lieutenant de Montalembert blessé transporté un moment par le sous-lieutenant Weillen voyant qu’il est sur le point d’être encerclé, donne l’ordre qu’on l’abandonne et donne l’ordre de repli pour les 3ème et 4ème sections. Peu de temps avant, le capitaine Marcaillou m’avait donné l’ordre de me porter plus en arrière et de faire un « à droite » complet.

Si bien que je  (je lance ?) les agents de liaison de la cie avec l’ordre de repli sur Arbre(… ?) un d’eux à l’épaule traversée par une balle.

« avec l’ordre de repli sur Arbre… décrochage difficile au début, au débouché du bois… avec mes deux sections, je tente une sortie pour voir exactement où en est la situation, très violente riposte d’armes automatiques nous cloue sur place. Nous réussissons à regagner le bois…

 

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Position de la 5ème compagnie sur les versant de la route Rivière-Burnot-Arbre.

  Photo suivante: Les maisons du carrefour entre cette route et la route de Profondeville-Dinant.

 

 

 

 

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Selon certaines archives, le corps d'un soldat français aurait été retrouvé devant ces maisons. Rien ne confirme cette information.

 

 

Suite du témoignage de ce lieutenant

 

 

 

Rencontre avec le lieutenant Pignet et des éléments de sa section, il a décroché sans ses armes lourdes, ses mitrailleuses et voiturettes ont été laissées sur le terrain… Décision prise d’aller au P.C. du R.I. à Lesve… »

Tout le monde se trouve à 700 m au débouché d’un bois, une colonne française, c’est la 3ème section, je l’arrête et avec mes deux sections tente une sortie pour voir exactement où en est la situation. Très violente riposte d ’armes automatiques nous cloue sur place. Nous réussissons à regagner le bois, rencontre avec le lieutenant Pignet aves des éléments de sa section à la CRME et d’autres éléments, il a décroché sans armes lourdes, ses mitrailleuses et voiturettes ont été laissées sur le terrain. Je me mets à ses ordres. Décision prise : aller au PC du régiment à  Lesve.

Le lieutenant monte avec un chef d’escadron artilleur me disant « dans une demi-heure serai de retour ». Deux heures après, personnes. Avec l’effectif des sections décide d’aller aux ordres à la DI à Fosses. Y trouve le général Bouché déjà souffrant, il sera évacué le lendemain et opéré) il me donne l’ordre de me mettre à la disposition du lieutenant Charbonneau commandant la 6ème cie replié lui-même sur Fosses.

Le 15, vers 5 heures du matin, l’effectif d’une compagnie aux ordre du lieutenant   Charbonneau reprend la direction de Lesve, avant d’y arriver trouvons la section Dubourg de la 6ème cieet la section Le rendu du I/8…..et le lieutenant Anret ( ?) officier du renseignement lequel prend le commandement du tout. Recherche du PV commandé par le capitaine Guillou. La liaison prise, le sous-lieutenant Dri..( ?)  Le capitaine Guillou (donne l’ordre )  repli immédiat, nous arrivons sur une route, de nuit, où quantité de véhicules se replient tout feux éteints".

soldat français, mort pour la France, 8ème régiment d'infanterie, 14ème dragons portés, 211èmz régiment d'artillerie, mai 40, sur la Meuse, défense de la Meuse, cimetière militaire  D'autres  informations récupérées dans différents témoignages de soldats ou officiers présents.Le 14 mai au matin, montant par la Route Royale ou descendant par le bois Castaigne, les premiers fantassins français refluent vers Arbre. Les Allemands pilonnent leurs arrière-gardes et leurs tirs sont efficaces car à Marteaulonge, deux corps gisent au bord de la route. Ils sont provisoirement enterrés dans la grande pâture de la ferme du Chession, il s’agit de Lecouvreur Marcel et Leudière Léon précise un petit plan dressé par leurs compagnons.

Arbre, peu après la guerre. les communiantes du village viennent se recueillir devant les tombes des soldats français inhumés à Arbre.

 soldat français, mort pour la France, 8ème régiment d'infanterie, 14ème dragons portés, 211èmz régiment d'artillerie, mai 40, sur la Meuse, défense de la Meuse, cimetière militaireLa plaque commémorative pour les victimes civiles et militaires de Gaillac tombées lors de la seconde guerre. Le colonel Léon Jeanzac mort le 18 mai 40 des suites de ses blessures encourues lors du bombardement de Lesve résidait en cette ville. Il est enterré dans le cimetière communal.

 

 Merci à M. Didier Bléron  pour cette photo.

 

Dimanche 12 mai 1940, autre son, les Allemands ont envahi la Belgique. L’Etat Major Français décide la Résistance sur la Meuse. Par conséquent, nous allons prendre le grand choc. J’écris ces quelques lignes, il fait presque nuit, à suivre...

Ce soldat ne reprendra plus la plume... il fut tué lors de l'assaut de Rivère.

 

Note1:  Grâce à ce carnet de notes de Emile Costéja, (mort le 14/15 mai à Rivière, aux côtés de R. Declais)  il est possible de retracer le parcours du régiment depuis la déclaration de guerre. Ce carnet de notes sera comparé avec le JMO officiel du régiment. Ce sera le thème d'une prochaine publication.

Le colonel Jeanzac y sera mis à l'honneur. (photos, documents... extraits de journaux)

 

 

La famille de René Declais a bien voulu partager les souvenirs  concernant leur parent disparu dans notre commune en mai 1940. Grâce à ces nombreux documents, il a été possible de retracer le parcours de ce soldat. Merci à eux pour ce partage

 

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