05/09/2017

Septembre 1942, un Halifax, de retour de mission, s'écrase à Lesve

à Alain,  intarissable lorsqu'il s'agit des Canadiens.

Quelques lignes extraites du chapitre consacré aux aviateurs alliés tombés sur notre territoire en 1942. Le lecteur plus curieux de la chose peut consulter le livre "Entre faits de vie et faits de guerre". Voir sur la page d'accueil de ce blog.

Ayant repris la maîtrise du ciel, les pilotes alliés vont bombarder les villes allemandes afin d'affaiblir la production de guerre de l'ennemi. Le couloir aérien entre la Grande-Bretagne et le Sud de l’Allemagne passe au-dessus de notre région. Tant à l’aller qu’au retour, les nombreuses escadrilles de forteresses volantes sillonnent, de nuit comme de jour,   notre ciel, précédées de  ce vrombissement caractéristique de leurs puissants moteurs.

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Les gamins d’alors se souviennent. Lorsqu’en fin d’après-midi, passent les lourds avions, tous les « raupins » se couchent dans l’herbe et, les yeux dans les nuages, comptent les avions qui se dirigent vers leurs objectifs, les villes allemandes.. A la fin, il y en a tellement, que le comptage s’avère impossible. Se relevant, ils courent, les bras tendus à l’horizontale, mimant naïvement un bombardement. Ils sont pilotes. Ils jouent à la guerre.

Souvenirs racontés par Florent et Michel, deux gamins à l'époque.

Le soir, le village est parfois réveillé par le retour des avions, surtout, lorsque l’un d’entre eux, touché par la DCA ennemie, passe à basse altitude avec un moteur crachotant, traînant derrière lui un panache de fumée. Le 2 septembre 1942, un Halifax s’envole de sa base de Topcliffe. Ce sera sa dernière mission. À son commandement, un jeune Canadien, le lieutenant David Hillier, officier pilote à la 405ème escadrille.

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Sa mission : aller bombarder Karlsruhe, une ville industrielle allemande. Son équipage est composé des sergents Edward John Cutting, Edwin Charles Alfred Coules, deux Britanniques, et des  sergents Arthur Colin Ewing, Bernard Arthur McGrath, Alexander Douglas Muir et de Georges William Roberts, des Canadiens. Des jeunes hommes entre 19 et 25 ans. Le lieutenant D. Hillier, le chef d’équipage, a à peine 24 ans. Ils sont accompagnés d’un observateur, un officier pilote anglais, Kenneth Edwin Mitchell. La mission terminée, le cap est remis sur la base. Ont-ils été touchés par la Flak pendant le survol de l’objectif, sont-ils fragilisés par des dégâts, toujours est-il qu’au-dessus du village de Lesve, un avion de chasse de nuit ennemi, piloté par l’oberlieutnant Martinek, du 1/NJG4, les prend en chasse et les cloue au sol. Depuis la recrudescence des bombardements, les Allemands ont placé, sur les points hauts de Bois-de-Villers, deux batteries de phares qui balaient le ciel lors du retour des bombardiers. Une fois prisonniers des puissants faisceaux lumineux, les lourds avions deviennent des cibles faciles pour les chasseurs aux aguets. Le rapport, dans toute sa rigueur militaire, en donne les détails. 

« L’avion Halifax DT487 qui était en mission sur Karlsruhe a été abattu par un avion allemand et s’est écrasé à 01h.46 à côté de Lesve, à 7 miles (11 km) au Sud Ouest de Namur en Belgique »

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Lesve, le nouveau cimetière, les tombes provisoires des aviateurs alliés. La population locale  fleurissait souvent les tombes.

L’avion s’abat dans les campagnes qui longent la rue du Bois de Graux, la route des Fermes. Lors de l’impact, l’avion prend feu et explose. Un des moteurs est arraché et s’enfonce dans une prairie voisine. Le kérosène non brûlé s’échappe des réservoirs et se répand dans le talus qui domine la maison la plus proche du lieu de l’accident. L’essence s’infiltre dans le sol et les vapeurs envahissent la cave de l’habitation. Evelyne Beaupère y vit seul, son mari est en Angleterre. En voulant descendre dans ses caves, elle tourne probablement l’interrupteur pour éclairer la cage d’escaliers. L’étincelle enflamme les gaz. C’est une nouvelle explosion. La maison est détruite et la propriétaire  décède des suites de ses blessures. C’est cependant un miracle car l’avion n’a touché aucune maison lors de sa chute. À quelques dizaines de mètres près !

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Le lieu du crash; A droite de la photo, la route des Fermes, le talus domine la maison endommagée .Dans le fond de la photo, le Baty des Foulons, le Bourdon.

La maison de la famille Beaupère. La dame  vit seule car son époux, Alphonse Beaupère,  est en Grande-Bretagne avec l'armée belge.

Peu après le drame, les aviateurs reçoivent une sépulture décente dans le cimetière communal et ce, jusqu’en décembre 1951, année où ils sont transférés à Hotton, au cimetière du Commonwealth.

Madame Eveline Jacques, épouse Beaupère

 Profondeville, Arbre, besinne, lesve, Lustin, Bois-de-Villers, Rivière, BurnotActe de décès de madame Alphonse Beaupère.

 Madame Eveline Jacques en 1916.

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 Pour son époux, nous avons retracé son parcours militaire en 1940. (voir Entre faits de vie et faits de guerre" ) mais Alphonse Beaupère, alors jeune adolescent, avait été déporté en Allemagne en 1916. VOIR:

http://ceuxde14-18.skynetblogs.be/archive/2016/08/11/un-lourd-tribut-a-la-deportation-en-1916-1917-8638093.html

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 La 405ème escadrille canadienne en juillet 1942, l’équipage abattu est sur la photo.

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La photo de toute l’escadrille en (juillet ?) 1942, La 405ème escadrille basée à Topcliffe, en 1942

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Les membres de l'équipage

Le commandant Lawrence David Hillier

24 ans!  aviateur alliés, forteresse volante, Lesve, chute d'un avion, crash aérien, la chasse de nuit allemande, Warnant, Bossière, septembre 1942, bombardement sur l'Allemagne Malgré son jeune âge, Lawrence David Hillier n’est pas un débutant. Il compte quelques missions à son actif et a déjà vécu des situations critiques.

Au centre, L. D. Hillier et l'Halifax dans lequel il perdra la vie, à sa droite, Douglas Muir, à sa gauche Bernard Mc Grath

C’est en septembre 1940 qu’il rejoint le centre de recrutement de la Royale Air Force Canadienne (RCAF) et qu’il y suit des cours pour devenir pilote de bombardier. Il reçoit ses ailes, dit-on dans le jargon militaire, le 26 juillet 1941 et en août, il part pour l’Angleterre, « Overseas » comme on dit là-bas ! Ses toutes premières missions commencent en février 1942, dans la 10ème escadrille, basée à Leeming.

En avril 1942, il vole sur Wellington autant que sur Halifax, les deux types de bombardiers utilisés à l’époque. Il est alors basé à Palkington. Après un séjour d’un mois à Gibraltar, il revient en Grande-Bretagne où il est promu « fligth leader » (chef d’équipage) le 8 août 1942, il est basé à Topcliff, à la 405ème escadrille dévolue presqu’exclusivement aux nouveaux Halifax. À peine quatre semaines après sa prise de commandement, il s’écrase à Lesve au retour d’une mission. Des missions dangereuses, il en avait pourtant déjà connues. Ainsi, le 15 février 1942, alors qu’il était second pilote d’un bombardier, il décolle de Leeming pour effectuer une mission de nuit au-dessus du port français de Saint-Nazaire. La couverture nuageuse, trop importante, gène considérablement le travail de repérage à tel point, qu’ayant tourné très longtemps au-dessus de la cible, l’équipage décide de rentrer à la base sans avoir lâché la cargaison de bombes. Au retour, le pilote s’égare et ne retrouve pas sa base. Tous les réservoirs se vident dangereusement. L’ordre d’abandon est donné. Les sept hommes d’équipage sautent en parachute et l’avion, ayant continué son vol, s’écrase, heureusement, dans les landes, près du village de Keld. Quelques temps après, alors qu'il revient de mission, son appareil subit quelques avaries suites à des tirs de la DCA allemande. Il est pilote. Le commandant donne l'ordre d'évacuer en toute urgence, Tous sautent en parachute sauf Lawrence D. Hillier. Il réalise un atterrissage de détresse près de l’aérodrome le plus proche… aérodrome qu’il regagne à pied!

voir sur ce lien:       http://www.yorkshire-aircraft.co.uk/aircraft/planes/dales/l9619.html

"On 15th February 1942 this 10 Squadron aircraft took off from Leeming airfield at 18.00hrs for an operational flight to St.Nazaire but the crew spent too long over the target area after being unable to locate the target in 10/10ths cloud, they eventually released at least part of the bomb load and made their return to England with possibly some of their bomb load still on board. During the return the wireless failed and because of poor weather over Northern England they were unable to locate their home airfield after receiving direction signals from airfields on route from which they were able to plot a course. Lost and having flown too far west of the Vale of York two of the crew later spotted hills below them so the pilot climbed to 5,000ft using the remaining fuel left to allow a safe height for them to abandon the aircraft. The aircraft then ran out of fuel and the crew jumped from the aircraft in an area some miles west of where the aircraft would later crash near Keld at the top of Swaledale. The time of when this occurred varies greatly between publications; from 23.30hrs on 15th February, to a more probable correct time of 01.40hrs on 16th February 1942 given on the accident card Form AM1180. The crew landed safely and all escaped injury although the locations of where they landed are not yet known - the pilot's logbook gives "baled out Appleby" and the squadron ORB records that the over to bale out was given while over Cumberland which would suggest the crew baled out to the north-west of where the aircraft would eventually crash. My thanks to Russ Grey for sharing the page of Eos Lloyd's logbook, details from which have been used in this account.

Pilot - F/Sgt Eos Clwydfryn Lloyd RAF (522279).

Second Pilot - P/O Laurence David Hillier RCAF (J/6380), of La Tuque, Province of Quebec, Canada.

Flight Engineer - Sgt J W Thain. (Possibly Sgt James Woods Thain RAF (568996)).

Navigator - Sgt F P Mapes.

1st Wireless Operator / Air Gunner - F/Sgt William Norman Guertin RCAF (R/68183), of Wallaceburg, Ontario, Canada.

2nd Wireless Operator / Air Gunner (Mid Upper Gunner?) - Sgt Mathias.

Rear Gunner - Sgt R L Gifford RAF."

Prochaine mission, celle qui allait lui être fatale fatale.

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Le 1er septembre 1942, il écrit à sa famille pour donner de ses nouvelles. Il explique qu’il vient d’être promu au grade supérieur,  « c’est l’équivalent,  explique-t-il,  d’un major dans l’armée canadienne » et conclut-il, « j’espère retourner au Canada quelques jours ». Du moins, c’est ce qu’il souhaite. Le lendemain, il s’envole de nouveau sur l’Allemagne. Nous sommes le 2 septembre 1942. Ce sera la  dernière fois ! Sa route s’arrête définitivement chez nous.

La date et les premiers mots de cette ultime lettre. Une lettre adressée à ses parents

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« Juste dans le cas où vous n’auriez pas reçu ma dernière lettre, sachez que mon courrier doit être adressé au Lieutenant aviateur Hiller… je suis actuellement à la 405èmeescadrille depuis trois semaines et je suis commandant de bombardier. Je suis sur Halifax… ». Il s’y est déjà fait des amis et remercie ses parents pour le colis contenant des chaussettes et du chocolat. Il leur demande encore du linge pour la prochaine fois ! « La prochaine fois » écrit-il... Il n’y en aura pas ! Les parents reçoivent sa lettre quelques jours par après. Ils ne savent pas encore que c’est la dernière et que leur fils est mort. 

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Le courrier suivant est plus dramatique. C’est l’aumônier de l’escadrille qui leur fait savoir que l’équipage n’est pas rentré à la base après sa mission mais, laisse-t-il espérer, votre fils est peut-être sain et sauf ou prisonnier.

Votre fils était capitaine d’un Halifax et revenait d’une attaque en Allemagne et fut abattu au retour. Cela ne veut pas nécessairement dire qu’il a été tué ou blessé et s’il est prisonnier de guerre, il va certainement vous écrire ».                                   W.S. Dunlop. Aumônier canadien 

"il y a toujours cette possibilité que votre fils soit prisonnier de guerre..."

Ce courrier semble cependant vouloir préparer la famille à la terrible nouvelle. Et de fait.... Un courrier,  du 12 octobre, de l'aumônier de l'escadrille confirmera, en termes plus délicats, la perte de leur fils. Mort en mission!

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 «  Cher Monsieur Hillier,

 C’est avec beaucoup de regrets que je vous écris que votre fils est considéré comme perdu et tué…. Je connaissais Larry très bien et tous les garçons de son escadrille, où il était très estimé, me prient  de vous déclarer leur sympathie. Il a fait du bon travail et nous sommes extrêmement fiers de lui. Puisse Dieu vous donner beaucoup de courage, très sincèrement… ». Ce courrier  met fin à une longue attente d’une façon déchirante. Les télégrammes officiels annonçant la disparition de leur fils suivent quelques jours par après.

La triste nouvelle se répand dans la communauté où vit la famille.

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 extraits de deux journaux

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Les autres membres de l'équipage

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aviateur alliés, forteresse volante, Lesve, chute d'un avion, crash aérien, la chasse de nuit allemande, Warnant, Bossière, septembre 1942, bombardement sur l'Allemagne Sergent Edwin Charles Alfred Coules, n° 1331982. 405ème escadrille de la Royale Air Force, Volontaire de  réserve. Tué le 3 septembre 1942, fils de Charles Percival Edgar et Rose Lily Coules. Angleterre.

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Sergent Edward John Cutting, n° 846953. 405ème escadrille de la Royale Air Force, Volontaire de réserve. Tué le 3 septembre 1942. Age : 31 ans, fils d’Ernest Arthur et Ellen Louise Cutting, marié à Lilian Cutting de Leyton, Essex.

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 Photos de la famille

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 Sergent aviateur Bernard Arthur McGrath n° R/89516, 405èmeescadrille de la Royale Air Force. Tué le 3 septembre 1942. Age 25 ans, fils de Bernard J et Mary .J MacGrath de Sainte Catherines, Ontario.

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En 2010, lors de la rédaction du livre "Entre faits de vie et faits de guerre", la sœur jumelle  de D. Muir vivait toujours et avait envoyé plusieurs documents concernant son frère.

Elle était revenue en 1959 en Belgique afin de fleurir la tombe de son frère.

 

L'observateur G.W. Roberts, 20 ans!

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Voici donc les quelques documents que nous avons jugés essentiels pour illustrer ce moment de l'histoire de notre village. Pour plus de détails voir donc le livre. Toutes les sources sont  reprises en fin du chapitre

La plupart sont des souvenirs des familles, des archives nationales canadiennes, des écoles qui ont repris le nom d'un pilote en guise d'hommage etc....

Un souvenir particulier à Katty Perry-Laaper, cette jeune étudiante canadienne, qui faisait son mémoire de fin d'études  sur ce triste événement .

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