30/11/2017

Et à Bouvignes,

La 11ème compagnie du capitaine Roques

le 148ème régiment d'infanterie, Anseremme, Bouvignes, Dinant, le pont de Dinant, citadelle de Dinant, la Meuse, Août 1914, Onhaye, Namur

Des témoins racontent

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Les soldats du 11 ème bataillon de jägers investissent les collines de la rive droite mosane.

Réactions des défenseurs retranchés sur le rive gauche...

 

 

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Un canon allemand se met en batterie sur la colline et tire sur le village.

Les obus atteignent quelques maisons mais surtout le château transformé en ambulance et "protégé" par e drapeau de la Croix-Rouge

 

La riposte de l'artillerie française n'est pas aussi rapide.  Ce n'est qu'en début d'après-midi que les batteries françaises ont réellement donné et pris l'ascendant sur l'artillerie allemande.

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Après le bombardement, les premières troupes allemandes descendent du plateau et s'engagent vers la vallée. "Sur quatre rangs" un détail confirmé par le capitaine Roques  dans son rapport.

Le rapport du capitaine Roques

 

 le 148ème régiment d'infanterie, Anseremme, Bouvignes, Dinant, le pont de Dinant, citadelle de Dinant, la Meuse, Août 1914, Onhaye, Namur La défense de la 11ème compagnie du capitaine  Roques renforcée par une compagnie du 33ème et une section de mitrailleuses du 33ème RI.

« Lors de l’ouverture du feu, 5 sections, plus la section  mitrailleuses occupent la ligne de feu solidement retranchées derrière le talus du chemin de fer et derrière un abri fait de sacs de terre placé à l’entrée même du pont sur la rive gauche, des créneaux étaient aménagés entre les sacs de terre pour les mitrailleuses qui enfilaient le pont et pour les fusils, une section était placée avec les mitrailleurs derrière cet abri , elle était encadrée de chaque côté de deux sections qui avaient aménagé le talus pour tirer du chemin de fer parallèle à la Meuse. Sur le pont, un réseau de fils de fer barbelés d’environ 20 m de profondeur. En réserve 3 sections complètement à l’abri, l’une en arrière du pont, les deux autres respectivement en arrière de la gauche et de la droite.

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Mission pour la ligne de feu, empêcher coûte que coûte l’ennemi de franchir le pont,  mission pour les sections de réserves contre-attaquer en employant uniquement la baïonnette dans le cas où l’ennemi parviendrait à passer.

La fusillade commença à 8 h 30 avec le crépitement ininterrompu des mitrailleuses (il devait y avoir 6 mitrailleuses devant nous)

À 9h15, l’ennemi a commencé à tirer sur le village sans nous faire aucun mal, un obus mit le feu au château, d’autres ont endommagé un certain nombre de maisons. Aucun homme ne fut atteint et la première surprise passée, l’effet moral fut à peu près nul.

Le combat dura jusque 13heures 05 en se ralentissant fort à partir de 12h 30. Les Allemands (11è bataillon de chasseurs de la garde) se présentèrent sur la crête en colonne par 4 et furent aussitôt saisis à 500 m par la section de mitrailleuses et la section du pont. Ils se dispersèrent immédiatement et n’offraient plus dès lors que des buts très peu visibles sans toutefois, de temps en temps, par quelques bons tireurs, atteindre  la mitrailleuse.

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L’ordre étant d’économiser les cartouches pour le cas où l’ennemi tenterait le passage du pont, "il a été, de notre côté, consommé très peu de munitions, une douzaine en moyenne par soldat ».

En début d’après-midi une compagnie du 8ème RI arrive de Sommière pour renforcer le point de défense de Bouvignes.

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Les pertes sont importantes:  le lieutenant  Peluchon tué ainsi que 4 soldats tués. 4 soldats blessés dont un  grièvement.

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Le capitaine Roques insiste sur l’aide appréciable apportée par la compagnie du 33ème RI ;

Les pertes sont plus importantes à la compagnie du 33 ri. Une des sections de réserve, celle de droite, a été surprise par le feu d’une mitrailleuse ennemies, une quinzaine d’hommes sont tombées, le sous-lieutenant qui commandait a été blessé à l’épaule droite et au bras gauche. Le sous-lieutenant Frimat, chef de la 2ème section affine les informations

« une section ennemie se  présenta dans mon secteur, je fis ouvrir le feu, cette colonne qui était par colonne par 4 se dispersa aussitôt en tirailleurs. L’ennemi se trouvant sur une crête à environ 500 m caché derrière des buissons, je ménageais les munitions pendant que l’ennemi dirigeait  sur nous une fusillade continue tant des tirailleurs que des mitrailleuses que de l’artillerie. Grâce à une forte tranchée pour tirer, ma section est sortie indemne du combat.  à 17 heures notre artillerie obligeait l’ennemi à battre en retraite. Les hommes de ma section ont conservé leur calme pendant la durée du combat". "Les caporaux Robinet et Delmont ont de plus obtenu des résultats remarquables dans leurs tirs ».

A l’inverse des autres compagnies du 148ème, la 11ème compagnie ne quitta le théâtre des opérations que le lendemain et rejoignit le bataillon dans l'après-midi du 16août.

 

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